Notre aperçu de Ooblets, la vie pas si passionnante à la ferme

ooblets early access art

Développeur : Glumberland‬

Éditeur : Glumberland

Sortie : TBA

Supports : PC, Xbox One, Xbox Series S|X

NOS IMPRESSIONS

En l'état, difficile de conseiller Ooblets, et il serait plus sage d'attendre la fin du développement. Très mignon, disposant de créatures adorables et proposant un mix intéressant des genres (simulation de vie à la ferme et jeu de cartes), le titre de Glumberland souffre malheureusement de quêtes un peu trop répétitives pour l'heure ainsi que de trop peu d'endroits à visiter, sans compter les quelques bugs que l'on peut rencontrer. On espère que les développeurs peaufineront encore leur bébé, d'autant plus que tout son univers se montre immédiatement attachant. Le potentiel est là et il ne manque vraiment pas grand-chose.

Disponible en accès anticipé depuis le 15 juillet sur PC et Xbox One, Ooblets se présente comme une énième simulation de vie de fermier. Enfin, pas tout à fait, puisque le bébé de Glumberland dispose aussi d’adorables petites créatures ayant donné leur nom au jeu, que l’on fait s’affronter via des battle de danse. Tout un programme dont voici notre preview.

Danse danse révolution

ooblets screenshot previewDans Ooblets, comme dans la quasi-totalité des autres simulations de vie de fermier, le joueur arrive dans une nouvelle ville afin de tout recommencer à zéro, récupérant au passage une vieille ferme abandonnée et passablement délabrée. Sa première mission consiste donc à déblayer le terrain, en détruisant des rochers et des branches d’arbres, puis à planter et arroser des graines afin de faire pousser des légumes à vendre ensuite au marchand du coin.

Les habitués du genre ne seront donc nullement étonnés ici et ils retrouveront bien vite les automatismes qu’ils ont pris dans les autres titres. Les relations avec les autres habitants – tous très bienveillants – sont également importantes, et il est conseillé de discuter avec tout le monde un peu tous les jours, voire de leur offrir des cadeaux, afin de faire grimper les jauges d’amitié. De la customisation est aussi de la partie, via des vêtements et des meubles.

ooblets screenshot previewBref, du grand classique mais toujours efficace, d’autant plus qu’Ooblets bénéficie d’une direction artistique particulièrement charmante et colorée, lui donnant immédiatement un côté très attachant. Mais l’aspect le plus adorable du titre de Glumberland provient justement des petits Ooblets, sortes de Pokémons que l’on retrouve un peu partout dans la ville, certains en liberté et d’autres suivant les différents personnages. Évidemment, le joueur hérite aussi rapidement de son premier Ooblet, le but étant de se former un petit crew venant l’aider dans ses tâches quotidiennes à la ferme. Pas question de captures ici, mais de battle de danse : si le joueur gagne, un Ooblet « adverse » lui confie une graine lui permettant de faire pousser un nouvel ami. Sur le papier, il s’agit d’un principe plutôt intéressant et, pour le coup, assez différent de la concurrence.

Ooblie-boulga

ooblets screenshot previewMalheureusement, en l’état, les « affrontements » se montrent très limités et assez peu intéressants. Afin de remporter la partie, il faut remplir une jauge de points, et le gameplay se base sur un système de cartes. A chaque tour, le joueur récupère un certain nombre de cartes et de points d’action, et à lui de choisir les meilleures à abattre : voler des points aux ennemis, doubler les points des cartes, paralyser les Ooblets ennemis, etc.

Le problème c’est que le nombre de cartes est assez limité pour l’heure et que les battle se déroulent toutes plus ou moins de la même manière, et ce même si on débloque davantage de possibilités en faisant gagner des niveaux à nos bestioles. Dommage, car ce souci ne pousse pas à se lancer dans ces duels, d’autant plus que les Ooblets sauvages demandent toujours un petit quelque chose afin de pouvoir lancer une battle (fruits, légumes, etc.).

ooblets screenshot previewCe manque de variété se ressent également au sein des différentes missions données au joueur. Pour la grosse majorité des quêtes, il est simplement demandé de fournir différents éléments, comme par exemple des planches de bois, des roches ou encore de l’argent. Si les simulations de vie de fermier instaurent une routine rassurante, ce genre de quêtes se montrent en revanche très répétitives dans le mauvais sens, et donc rapidement lassantes et inintéressantes. Espérons que les développeurs étofferont un peu leur titre en créant d’autres styles de missions afin de varier un peu et qu’ils fourniront aussi davantage de zones à explorer, celles-ci se comptant ici sur les doigts d’une main. Rappelons une fois de plus il s’agit d’un early access, tout peut donc encore changer.

Work in progress

ooblets screenshot previewNous avons déjà évoqué la direction artistique charmante et très à part de Ooblets, mais c’est en fait tout son univers qui se montre spécial. A commencer par ses personnages loufoques, comme par exemple le maire de Badgetown qui prend la forme d’une fillette aux cheveux roses, par ses bruitages absurdes, sa musique paisible ou encore son langage bien à lui. De ce côté il faut hélas parler anglais, Ooblets n’étant pas traduit en français, et qui plus est plutôt bien puisque le titre regorge de jeux de mots.

Bref, le background se montre plutôt travaillé et finalement assez cohérent malgré son aspect décalé. Les développeurs continuent par ailleurs de fournir du contenu aux joueurs, avec par exemple dernièrement une mise à jour dédiée à Halloween. Sans oublier de corriger aussi des bugs, qui peuvent survenir de temps à autres, même si de notre côté nous n’avons rien rencontré de bien méchant.

Cet aperçu a été réalisé à partir d’une version early access, fournie par l’éditeur, sur Xbox One.

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Shauni
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