Aperçu de Rainbow Six Siege : Outbreak

Comme prévu, le mode Outbreak de Rainbow Six Siege est disponible, depuis deux jours, sur les serveurs de test du jeu. Un accès anticipé en quelque sorte, avant le déploiement officiel pour tout le monde le 6 mars prochain, qui nous a permis de faire quelques parties pour nous rendre compte du potentiel de cette nouvelle façon de jouer à R6.

Left 3 Dead

Tout démarre dans la petite ville de Truth or Consequences au Nouveau Mexique où une étrange épidémie s’est répandue après qu’une capsule spatiale soit tombée du ciel. Pour tenter de contenir le problème le gouvernement envoie une équipe d’agents, pilotée par une Ash bien décidée à ne pas laisser les choses déraper. Le joueur doit avant tout choisir un opérateur pour mener à bien sa mission. Le choix est bien plus réduit que pour le jeu de base, puisque seuls 10 agents sont disponibles (en de plus l’incontournable recrue). Notez que dans la liste on trouve Finka et Lion, les deux nouveaux agents introduits pas la saison 3 de Rainbow Six Siege. Contrairement au jeu classique, Outbreak se joue à 3 joueurs maximum. Si cela peut sembler réduit, on s’est vite rendu compte que c’était finalement un choix judicieux. En réalité cela renforce l’impression de danger en permanence car avec seulement deux compagnons on a vite tendance à faire très attention à sa position par rapport à ses équipiers pour ne pas se retrouver seul dans son coin. La conséquence directe c’est que la coopération est vraiment un facteur déterminant et il est primordial, pour les joueurs, de bien travailler ensemble. L’autre point qui nous a particulièrement plu c’est que, finalement, le gameplay de Siege s’adapte parfaitement à ce mode de jeu. Les barricades, les gadgets et les compétences des opérateurs trouvent ici parfaitement leur utilité et on prend un vrai plaisir à combiner les agents entre eux pour une plus grande efficacité.

Dans son déroulement Outbreak se veut relativement classique avec une succession de phases où les joueurs progressent pour atteindre un point fixe où il faudra tenir face aux assaults d’une horde d’infectés pendant un certains temps. Dans le niveau de difficulté le plus élevé (où les ennemis font vraiment mal), la discrétion est vraiment de mise pour les phases de déplacement. On peut bien évidemment foncer dans le tas et ne pas prendre le bruit en compte, mais c’est vraiment risquer de s’exposer à des vagues incessantes de monstres. Le jeu force les joueurs à coopérer et à communiquer entre eux car éliminer un infecté avant qu’il ne se transforme permet d’éviter de subir un assaut qui peut coûter cher pour la suite de l’opération. Une fois transformés, les infectés se mettent à hurler et donc, logiquement, à rameuter leurs compagnons. On évitera donc de lancer des grenades dans tous les sens ou, plus simplement, de partir à l’aventure sans avoir équipé ses armes d’un silencieux. Même bien équipé, il faudra bien faire attention de viser la tête et uniquement la tête, seul moyen d’abattre un ennemi du premier coup. Une règle d’or à respecter pour abattre les Breachers sans les faire exploser si l’on veut éviter d’attirer tout le voisinage. Bref, à l’inverse d’un Left 4 Dead bien plus bourrin, Outbreak met en avant une certaine subtilité et la nécessité de viser juste, ce qui n’est clairement pas pour nous déplaire.

L’autre point qui nous a particulièrement plu c’est que, finalement, le gameplay de Rainbow Six Siege s’adapte parfaitement à ce mode Outbreak.

Work in progress

Si l’on est particulièrement enthousiaste après ces premiers essais, il faut tout de même noter que certaines choses sont encore à améliorer. Comme l’optimisation des cartes qui ont, semble-t-il, tendance à mettre à mal le moteur de Rainbow Six Siege. Plus vastes, elles sont aussi plus remplis et bien plus riches en animations que les cartes habituelles. Il en résulte une chute du frame rate assez conséquente qui se remarque rapidement lorsque l’on lance le jeu. Rien de rédhibitoire pour autant le jeu étant malgré tout assez fluide, mais la différence est assez flagrante. De là à imaginer qu’Ubisoft prendra le temps d’optimiser tout ça pour un mode de jeu temporaire, personnellement on ne pariera pas là-dessus. On en profite subtilement pour souligner que la direction artistique des cartes est vraiment réussie et que le level design est suffisamment ouvert pour laisser les joueurs choisir leur chemin pour arriver aux objectifs. C’est vaste et suffisamment ouvert pour ne pas se sentir à l’étroit ou artificiellement pris au piège. Même chose pour le son, si cher à la licence, qui offre une ambiance particulièrement sympathique.

Au final, seul le manque de feedback lorsque l’on tire sur un ennemi nous a vraiment gêné. Si un headshot est gratifié d’un hitmarker caractéristique, on a bien du mal à savoir si on a touché lorsque l’on rate la tête. C’est particulièrement frustrant quand il s’agit de monstres un peu plus résistants comme les Apex ou les Rooters qui peuvent encaisser plusieurs chargeurs avant de rendre l’âme. On a l’impression de tirer dans un sac à PV sans jamais en venir à bout ou sans vraiment savoir si on touche réellement ou pas. Là encore, rien ne laisse penser que le studio changera la donne, même si on peut espérer que ce lancement sur les serveurs de test avait bien pour but de récupérer l’avis des joueurs afin de corriger le plus d’éléments possible.

Nous avons vraiment apprécié ce mode Outbreak. Sans être original dans son principe, les nuances que le gameplay de Rainbow Six Siege apporte au concept sont vraiment fun. Le mode étant prévu pour être temporaire, il est peu probable que ceux qui accrochent au principe s’en lassent et les quatre semaines de disponibilité devraient offrir de belles soirées de jeu en coopération à ceux qui se laisseront tenter avant de retourner sauver des otages et désamorcer des bombes.

Si jamais l’envie vous prend, n’hésitez pas à nous rendre visite sur notre serveur Discord, dans l’espace réservé au jeu à cette adresse, pour trouver des joueurs motivés.

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