Impressions sur Metro Exodus (PC, PS4, Xbox One)

Cet aperçu a été rédigé après une session jouable sur PC.

Des marais et des hommes

Alors que l’Aurora poursuit son voyage dans la Volga, un piège voit le train déraillé et notre héros se retrouver en bien mauvaise posture quelques mètres plus bas. Notre premier contact avec Metro Exodus et son perso démarre ainsi : inconscient et sous l’eau, prêt à se noyer mais heureusement sauvé par une certaine Olga. Nous n’en dirons pas plus sur le contexte de cette démo, tout d’abord pour ne pas gâcher la surprise mais aussi et surtout parce que nous n’en savons de toute manière guère davantage sur le pourquoi du comment. Ce que l’on peut dire en revanche, c’est qu’il nous faut sauver un ami alors que l’on évolue en territoire hostile, celui des Frères de la Côte, une sorte de marais où pionniers et pirates n’hésitent pas à nous canarder s’ils aperçoivent notre bouille de survivant. Le danger, il ne vient cependant pas seulement des humains prêts à tour pour vous faire la peau mais aussi des bêtes sauvages qui rodent dans la pénombre avec l’idée de faire de vous leur dîner. Entre les loups qui vous pourchassent en meute et l’ours qui déchaîne toute sa colère en donnant des coups de patte mortels, il ne fait pas bon croiser la faune dans Metro Exodus.

Il n’y a guère que dans la première bourgade visitée que l’on peut se permettre de foncer dans le tas, en prenant soin tout de même de looter tout ce qui peut l’être pour récupérer des balles pour nos armes à feu et des flèches pour notre arbalète. Les joueurs des deux premiers volets seront en terrain connu de ce côté-là, en mettant la main sur des recharges d’oxygène, des composant et autres secrets (de la lecture, principalement). Les munitions, elles sont peu nombreuses et au regard de tout ce que l’on a pu fouiller dans cette démo, Metro Exodus n’encombrera certainement pas le joueur avec un trop plein de balles. Oui, ici l’approche la plus saine c’est l’infiltration et il suffit pour s’en convaincre de constater à quel point les ennemis sont mieux organisés, plus intelligents et plus réactifs qu’avant, bref plus dangereux. Contourner les ennemis, s’infiltrer de cabanes en cabanes abandonnées et se faire tout petit est donc l’option la plus viable, mais pas simple pour autant. Pour parvenir à nos fins et se mouvoir sans se faire voir, l’utilisation d’un réseau de ziplines s’est avérée être l’option la plus efficace, évitant de passer au sol par des chemins trop mal fréquentés. Impossible pour autant de ne pas éliminer au couteau quelques gardes qui se mettent en travers du chemin, toujours avec la menace d’éveiller l’attention et de faire sonner l’alarme pour que nous tombe dessus un groupe de bandits bien énervés.

L’approche la plus saine c’est l’infiltration et il suffit pour s’en convaincre de constater à quel point les ennemis sont organisés, intelligents et réactifs, bref plus dangereux qu’avant.

Autant vous dire que l’on a péri plus d’une fois dans cette démo, le plus souvent en étant surpris par un ennemi qui appelle aussitôt du renfort. L’une de ces situations fâcheuses nous a d’ailleurs incité, dans un second essai, à tenter une autre idée pour approcher ce qui semblait être l’un des principaux camps des Frères de la Côte. Après avoir sagement attendu qu’un groupe de bandits finisse son tour de garde, nous avons ainsi opté pour l’approche par la voie des eaux en volant une barque, en ramant quelques instants puis en abordant, sous silence, notre destination. Un exemple des différentes manières que Metro Exodus mettra à notre disposition pour mener à bien nos objectifs, on a hâte d’explorer davantage ce monde déjà si grisant.

S’il y a bien une chose à retenir de cette session jouable, c’est en effet l’atmosphère qui se dégage du titre. Impossible de ne pas être déjà sous le charme du travail de 4A Games avec un titre qui use de son obscurité pour nous plonger dans une tension constante et nous donner cette impression si géniale qui se dégageait des précédents volets, tout en lui apportant une dimension nouvelle. Un monde plus vaste à explorer oui, mais le sentiment d’être oppressé est toujours là. La mise en scène joue elle-aussi son rôle dans ce monde hostile et cruel que quelques soucis de luminosité ont un peu entaché durant notre hands-on, tout comme cette fâcheuse tendance qu’à la visée à l’épaule à flotter et à nous rendre moins précis qu’on le devrait. Des détails que les développeurs ont encore bien le temps de peaufiner, évidemment.

METRO TO HEAVEN
Après un premier contact si saisissant, on ne peut qu’être impatient de découvrir ce que Metro Exodus offrira sur la longueur. Ce que l’on sait déjà, c’est que l’ambiance sera au rendez-vous et que le périple d’Artyom ne sera pas de tout repos. Bien au contraire. 4A Games a toutes les clés en main pour livrer la plus grisante des expériences et tous les signaux semblent être au vert, vivement que le voyage commence.

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