Vampire : The Masquerade – Bloodlines 2 a été présenté lors d’une session hands-off, visiblement la même que celle qu’ont pu découvrir les journalistes présents à l’E3 en juin 2019.

Deus Ex : Vampire Revolution

La vidéo ci-dessous de IGN reprend globalement tout ce que nous avons pu découvrir de Bloodlines 2 lors de la gamescom. L’objectif était de retrouver un certain Slugg, détenteur d’informations intéressantes pour la poursuite de notre quête. Tout commence par la création de son personnage, qu’il est possible de rattacher à un des clans proposés par le jeu. Naturellement, ce choix influe sur le déroulement de l’aventure, en donnant accès ou non à certains pouvoirs et certains embranchements (aussi bien dans les situations que les dialogues). Suite à quoi le joueur peut enfin prendre en chasse le fugitif.

Ce fut l’occasion de (re)découvrir tout ce qui faisait le sel du premier Bloodlines paru en 2004 et, fatalement, tout ce qui fait le sel de toute bonne “immersive sim” des années 2010. Cela passe avant tout par une écriture de qualité, entre respect de l’oeuvre originale, punchlines vénères et dialogues à choix multiples. Comme ailleurs, il est possible d’adopter différentes postures lors des joutes verbales. Le bon diplomate préférera une approche douce mais ferme alors que le vampire belliqueux n’hésitera pas à piquer l’ego de son interlocuteur, au risque de prendre quelques mandales à la fin de l’exercice.

Naturellement, choisir l’une ou l’autre de ces options changera drastiquement le programme d’une mission. Les approches sont multiples et résultent toutes à des conséquences différentes. Rien de nouveau sous le soleil, Bloodlines 2 joue la sécurité avec efficacité. C’est à ce moment-là que notre problématique fait surface : qu’est-ce qui distingue Bloodlines 2 des autres jeux du genre ? L’immersive sim n’est pas le genre le plus populaire, notamment parce qu’il implique une certaine complexification de l’écriture que tous les studios ne peuvent pas gérer. Mais Deus Ex : Human Revolution et Mankind Divided sont passés par là, avec ce qu’il fallait de personnalité pour apporter leur pierre à l’édifice. Dans un registre un peu différent, les jeux de Arkane ont eux-aussi bousculé les habitués de “l’approche unique” en ouvrant les missions à de multiples résolutions. Enfin, comment ne pas citer Cyberpunk 2077, véritable Deus Ex dopé au gigantisme ? Tous ont ce petit quelque chose qui les sort du lot, là où Bloodlines 2 a du mal à montrer ses points de démarquage.

L’ensemble manque d’une “killer feature”, d’un ajout qui justifierait l’existence de cette suite. En l’état, ce ne sont pas ses combats, classiques au possible, ou ses phases d’infiltration qui nous convaincront pour ce Vampire : The Masquarade : Bloodlines 2. Paradox semble miser un peu trop sur le simple plaisir de retrouver l’univers de la Mascarade pour oser transcender son concept, à l’époque plutôt original et ambitieux mais aujourd’hui vu et revu.

Déficit de personnalité
On a beau apprécier les textes de Brian Mitsoda (l’un des auteurs du titre) et la reconstitution très “atmosphérique” de Seattle, difficile en l’état de s’emballer pour un titre plus proche de la madeleine de Proust que du futur hit. Cependant, il reste du temps à l’équipe de développement pour nous donner tort et faire de Vampire : The Masquarade : Bloodlines 2 un futur immanquable. Tout est encore possible et on veut y croire !

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

trois + trois =