La courte démo nous donnait l’occasion d’essayer un certain nombre de pouvoirs déblocables à différents stades de l’histoire, présentés par le principal responsable de Recompile : Phi Dinh.

Metro(n)idvania

Recompile est un concentré d’influences bien digérées. Phigames nous fait passer de l’autre côté de l’écran, de la prise ou que sais-je pour nous faire découvrir un monde virtuel qui n’est pas sans rappeler Tron. Les couleurs se font rares, souvent limitées à quelques nuances tout au plus. Du rouge par-ci, un peu de vert par-là, et de temps en temps du bleu pour ré-hausser l’ensemble. Le résultat se veut aussi épuré que le chef d’oeuvre de Steven Lisberger. Enfin, presque, puisque Recompile ne lésine jamais sur les effets.

En deux mots : ça claque. Rares sont les titres qui offrent un rendu aussi clinquant et satisfaisant dans le feu de l’action, surtout sur la scène indépendante. Et de l’action, Recompile n’en manque pas. Il se présente comme un mélange assez improbable entre Metroidvania, TPS et platformer 3D. On y récupère des compétences qui peuvent aussi bien nous permettre d’avancer dans ce monde virtuel que d’exterminer les quelques ennemis envoyés pour nous barrer la route. L’association fonctionne étonnamment bien. Il n’est pas rare de croiser des titres ayant pour volonté de croiser les genres, sans pour autant y parvenir, la faute à un mauvais choix de perspective ou un trop grand déséquilibre entre les phases. Recompile a le bon goût de jongler entre les différents angles de caméra selon les besoins.

Les phases de shoot par exemple s’abordent comme n’importe quel autre TPS, alors que les phases de plate-forme adoptent une caméra totalement libre. Dit comme ça, la décision paraît évidente. Pourtant peu de jeux de plate-forme sont capables de proposer des phases d’action convaincantes et vice-versa. C’est précisément sur ce point que Recompile se démarque, bien qu’il ait de nombreux autres arguments à faire valoir.

En deux mots : ça claque.

Une compil’ de bonnes idées

On peut par exemple évoquer ses quelques phases de puzzle, jamais très compliquées mais parfaitement mises en scène à travers la capacité de “recompile” (d’où le titre du jeu, duh). Elle consiste à basculer dans une autre couche du monde cybernétique, dans laquelle il est possible de déplacer certains objets. La justification est parfaite, l’habillage l’est tout autant. Le cas typique d’une fonctionnalité aussi bien pensée pour la crédibilité de l’univers que pour la variété du gameplay. Recompile regorge de bonnes idées du genre, où chaque système de jeu est au service de la cohérence globale du monde dans lequel on évolue.

En revanche, si nous avons eu l’opportunité de découvrir de nombreux attributs de notre “programme” (notre personnage), il reste de nombreuses zones d’ombre à découvrir dans Recompile. On parle d’un “dynamic branching narrative system”, notion relativement ambitieuse pour un projet de cette envergure. Tout le monde rêve d’une aventure non-linéaire définie par nos choix et nos actions mais dans les faits, c’est quelque chose de très complexe à appliquer. Phigames réussira-t-il l’exploit de combiner de nombreux genres entre eux et de leur appliquer une couche de profondeur supplémentaire à travers une narration alambiquée ? C’est tout le bien qu’on souhaite à cette courageuse équipe !

Coup de ❤
Son aspect visuel à lui seul aurait suffit à me conquérir. Pourtant, c’est bel et bien l’incroyable mélange des genres d’une maîtrise folle qui m’a subjugué lors de la présentation de Recompile. L’énergie qui se dégage des différentes phases de gameplay laisse pantois. Toutes sont parfaitement servies par une myriade d’effets sonores et visuels fascinants. Inutile de préciser que nous serons au rendez-vous en 2020 pour hacker tous les mystères de cet univers décidément bien intriguant !

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