En parallèle de Rugby 20 aperçu par Jerem, nous avons pu nous essayer à trois autres titres du line-up de BigBen lors de la gamescom 2019 : Paranoia: Happiness is Mandatory, Bee Simulator et Overpass.

Paranoia: Happiness is Mandatory

Vampire : La Mascarade n’est pas le seul jeu de rôle papier que l’on verra adapté sur nos écrans en 2020. Paranoia fera aussi un détour par nos PC et consoles, non pas sous la forme d’une “immersive sim” mais d’un RPG tout ce qu’il y a de plus classique, dans le sens traditionnel du terme. Le titre nous place dans la peau de Clarificateurs de niveau Rouge dans le Complexe Alpha, avec pour mission de mettre fin aux agissements de ceux qui ne se plient pas aux règles de vie du Complexe. Et des règles à respecter, il y en a un paquet, toutes dictées par une intelligence artificielle unique (et particulièrement cynique).

La démo nous amenait sur les traces d’un robot névrosé et accro au Bouncy Bubble Beverage. S’il y a bien une chose dont on est sûr à l’issue de ce premier essai, c’est de la qualité de retranscription de l’univers de Paranoia. L’humour et l’absurdité sont omniprésents, aussi bien dans les missions proposées que dans les briefings ou les dialogues. Entre Paranoia et Wasteland 3, les amateurs de RPG loufoques seront décidément bien gâtés l’année prochaine.

En termes de gameplay en revanche, Paranoia : Happiness is Mandatory est loin d’être renversant. Le titre se joue en temps réel avec intégration d’une pause active pour donner divers ordres aux membres de notre équipe (4 personnages). Les quelques combats de la démo révélèrent un système de jeu un peu trop limité pour convaincre, en tout cas moins marquant que toute la partie scénarisée. Le développeur qui nous accompagnait évoqua brièvement les variantes de missions provoquées par la présence ou non de certains personnages dans notre équipe, ce qui devrait garantir une certaine rejouabilité au jeu. Il ne manquait qu’un peu de profondeur aux phases d’action pour remporter notre adhésion. Verdict d’ici quelques mois !

Bee Simulator

Jauger Bee Simulator n’est pas tâche aisée. Non pas que le jeu soit mauvais, loin de là. Disons simplement qu’il est marginal dans la production vidéoludique contemporaine, aussi bien dans la cible qu’il vise que dans sa finalité. Les jeux familiaux se font de plus en plus rares, c’est un fait. Difficile aujourd’hui de trouver un jeu capable de fédérer aussi bien les enfants que les adultes, les non-joueurs et les joueurs. C’est un peu l’objectif que s’est fixé Bee Simulator, récit aventurier et éducatif aux mécaniques de gameplay classiques mais simplifiées (ouf !).

Bee Simulator prend la forme d’un monde ouvert dans lequel on peut vivre notre petite vie d’abeille. On accomplit des quêtes, on butine, on fait du miel. Mais comme toute abeille, parfois on veut se changer les idées. Du coup, on va se frotter aux frelons du coin, on fait une petite battle de danse ou on fait un parcours de vitesse. Une vraie vie d’abeille quoi ! Le jeu a l’avantage d’être très accessible, compréhensible par tous. Les commandes sont claires, les objectifs aussi. Tout juste pourra-t-on reprocher au jeu d’être parfois trop sensible dans sa maniabilité. Rien qui n’est pas corrigeable avec une petite jauge dans les paramètres. Il bénéficie aussi d’un mode coopération jouable jusqu’à 4 pour qui souhaiterait faire un pique-nique de pollen en famille.

Dans tous les cas, Bee Simulator transpire le travail bien fait et l’envie de faire du jeu vidéo “alternatif” sans sombrer dans le désespoir des “serious games”. Mais il y a tout de même de quoi se demander comment un joueur habitué pourrait jouer plus de 30 minutes sans s’ennuyer. Difficile de convaincre sans le moindre challenge et des activités très rapidement répétitives. On l’imagine parfaitement adapté avant tout aux enfants et aux parents qui ont fini par délaisser les jeux, désireux de se sensibiliser tout en s’amusant sans difficulté.

Overpass

On ne soupçonne pas l’existence de certaines disciplines sportives. Avez-vous déjà entendu parler du ninja volleyball ou du taser soccer ? On vous laisse googler tout ça pour vous faire une idée. Pendant la gamescom, on a pu découvrir celui qui consiste à escalader des objets avec des voitures. Enfin, pas juste des objets, mais aussi des pentes. Parfois il y a des grandes collines, parfois elles sont plus petites. En pleine nature avec nos gros véhicules, on est à la fraîche, détendus du volant.

L’essentiel dans ce genre de jeu est d’assurer un bon comportement des véhicules. La physique se devait d’être soignée et Overpass s’avère plutôt agréable à jouer. On ressent bien les aspérités des terrains pratiqués, dans des épreuves assez longues. En l’occurence, l’épreuve jouée durait une quinzaine de minutes. C’est largement suffisant pour se casser la margoulette à de nombreuses reprises, faute d’aborder un obstacle par le bon angle.

En réalité, Overpass s’apparente à une sorte de Trials en 3D, sans l’aspect déluré mais avec un respect certain pour la discipline. C’est un pur jeu de niche, qui ne séduira que les connaisseurs, les amateurs de leaderboards et éventuellement les curieux de passage.

En résumé
Mine de rien, sans être aussi universel que celui d’autres éditeurs plus costauds, le line-up de BigBen commence à être doté de titres vraiment intéressants, capables de couvrir un large spectre de (non-)joueurs. Paranoia leur permet de mettre un premier pied dans le monde du CRPG, là où Bee Simulator est un véritable pari sur un marché “formaté”. Overpass quant à lui vient solidifier une gamme de jeux sportifs toujours plus complète, aux côtés de TT Isle of Man, WRC 8 ou encore Rugby 20. De quoi envisager un avenir meilleur pour celui qui a un jour jugé bon de commercialiser Tennis World Tour ? On l’espère.

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