C’est à travers un petit bout de la campagne en mode coopération que nous avons pu prendre en main Journey to the Savage Planet.

Planète interdite

Dans Journey to the Savage Planet, il n’y a qu’un vaisseau, et on ne le pilote pas. Il ne nous sert que de base entre deux excursions sur la planète Ary-26. Du coup, plutôt que de nous faire poireauter pendant des heures pour aller d’un point A à un point B dans le cosmos, le jeu de Typhoon Studios nous balance directement dans un endroit exotique, à la découverte d’une faune et d’une flore tantôt inoffensive, tantôt sauvage. Notre personnage peut compter sur ses deux mains, pistolet dans l’une, grenade (ou tout autre objet à lancer) dans l’autre. C’est ainsi que commence l’aventure, en donnant des coups de pied aux poulets joufflus du coin et en scannant tout ce qui passe sous nos yeux.

La prise en main a l’avantage d’être simple et rapide. On saute, on tire, on scanne, tout ça pour remplir des objectifs peu trépidants dans les premières minutes. Pourtant, le charme opère. On est plus tentés de laisser de côté ce qu’il y a à faire pour se laisser aller et découvrir la planète à notre façon, même si dans les faits, scénarisation oblige, c’est impossible. L’enthousiasme du joueur est constamment opposé à des barrières naturelles, que seule l’acquisition de nouvelles compétences et la progression feront tomber. Alors on revient sur nos pas, on cherche ce qu’il faut faire, en faisant avec un marqueur d’objectifs pas très clair. On tatonne, on envoie valser un gros piaf, on tire partout.

En réalité, c’est très primaire, très régressif. L’humour omniprésent est là pour nous le rappeler. Il n’y a pas de place pour le sérieux ici, le but est de s’amuser avec la planète et rien de plus. Le manque d’originalité des objectifs est compensé par la variété des zones à explorer. Grottes lumineuses, îles flottantes, sanctuaires colorées : c’est un véritable plaisir de parcourir ces terres inexplorées et d’en recenser les trouvailles organiques, bien qu’on ne sache pas vraiment quel est l’intérêt de le faire. On le fait, machinalement, parce que c’est possible de scanner, mais la finalité nous échappe pour le moment. Peut-être la version finale saura nous apporter une réponse à cette problématique.

De Charybde en surprise
Si Journey to the Savage Planet n’échappe pas à quelques poncifs du genre (comme la récolte ou le craft), il fait preuve de suffisamment d’entrain pour susciter la curiosité. Le simple fait de découvrir une nouvelle zone ou de nouvelles créatures apporte une réelle satisfaction, même si on attendra de découvrir le jeu complet pour voir si les développeurs sauront nous surprendre sur la durée.

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