Cet aperçu a été rédigé après trois jours d’insistance auprès du très patient service des relations presse de Bethesda en Allemagne. On les remercie chaleureusement. Du coup, nous avons joué près de 40 minutes au titre dans sa version PC.

DOOM Eternal, plaisir à l’état « brute »

Quelques minutes d’un tutoriel court et direct suffisent à n’importe quel joueur de DOOM pour retrouver ses marques dans les bottes du Doom Slayer de DOOM Eternal. Le feeling des armes et les mécaniques de base dont les fameux glory kills sont au rendez-vous, les premiers ennemis croisés dans notre démo ayant largement fait les frais de cette joie du démembrement retrouvée. Mais il y aussi une chose qui se dégage rapidement de ce premier contact avec le jeu de Bethesda, c’est son dynamisme accru par rapport à l’épisode précédent.

En nous plongeant dans une première arène faite de démons et créatures déjà croisés dans le premier volet, DOOM Eternal nous oblige tout de suite à appréhender son dash. Un double dash même, puisque notre Doom Slayer peut désormais se projeter rapidement dans une direction pour éviter un danger imminent ou, au contraire, en profiter pour se rapprocher rapidement d’un ennemi prêt à être achevé. Ce double dodge, auquel se greffe un saut plus prononcé et lui-aussi doublement salvateur par moment, permet à notre héros de se mouvoir avec une certaine vitesse. Pas un hasard cela dit, tant les confrontations face aux hordes de démons semblent demandées plus de réactivité et plus de mobilité alors que les décors, eux, prennent le pari de proposer des environnements plus en verticalité et doté de nombreux portails/bumpers.

Changements mineurs, plaisir maximum ?

Autre élément marquant, la possibilité (voire la nécessité) de s’agripper à des parois (tout du moins celles de couleur blanche/grise) pour atteindre certains endroits. Comme cette séquence tout en gravité où l’on a progressé de plateforme en plateforme pour atteindre notre objectif en usant du dash, du saut et de la grimpette, là encore avec une maniabilité à laquelle le DOOM ne nous avait pas habitué. Encore des changements ? Oui, à l’instar de ce grappin couplé au fusil à canon scié dont on se sert pour se ruer sur un ennemi avant de lui refaire le portrait. Grisant. Idem avec le lance-flammes greffé sur notre épaule que l’on utilise pour griller les ennemis et obtenir, en passant, des bonus d’armure.

Toutes ces nouvelles mécaniques dans le gameplay, ces ajustements ou ces améliorations, appelez-ça comme vous voulez, DOOM Eternal ne les intègre pas au mépris de ce qui a fait le succès du reboot. Si la structure des niveaux semble se montrer plus variée, elle n’en oublie pour autant pas ces zones à nettoyer de fond en comble avant de pouvoir progresser. La gestion de la santé, l’armure, les power-ups et l’arsenal à gérer en slow-motion, tout est bel et bien là pour nous rappeler l’excellent travail réalisé dans le précédent FPS d’id Software. Une formule qui marche, encore, et qui profite même de glory kills inédits toujours aussi classes que dégueulasses. Ces derniers servent d’ailleurs encore à récupérer un brin de santé, tout comme la tronçonneuse permet de glaner quelques munitions.

Oui, dans DOOM Eternal, les affrontements sont plus nerveux que jamais, l’immobilité immédiatement punie et la nécessité d’éliminer les ennemis avec un brin de logique se fait sentir. Si certains exposent des points faibles qu’il faut exploiter (on se régale alors de voir des colosses amputés d’un membre qui continuent à se battre), d’autres sont tout bonnement là pour nous permettre d’obtenir la santé/l’armure/les munitions qu’il nous faut pour poursuivre le combat. Au joueur de bien exploiter ces joyeux bordel organisé que lui balance les développeurs, des confrontations prometteuses dont on espère qu’elles seront ponctuées par d’excellents combats de boss. Hélas, aucun d’entre-eux n’a eu le cran de se montrer dans cette démo. Ce n’est que partie remise, tout on attendra de pouvoir tester la fameuse possibilité d’envahir les parties solo d’autres joueurs ou encore de goûter au multijoueur.

RDV en Enfer, Doom Slayer
Si DOOM Eternal nous cache encore quelques éléments, ce que l’on a déjà vu du jeu de Bethesda suffit à nous donner envie de retourner dès que possible en Enfer. Tout ce que l’on aimait du DOOM de 2016 est là, particulièrement la férocité et l’exubérance, mais avec un dynamisme accru et une « verticalité » bienvenue dans la manière de se déplacer et de gérer les combats. C’est nerveux, violent, gore, grisant et défoulant : on est déjà conquis. Le rendez-vous est définitivement pris au 22 novembre, date de sortie de DOOM Eternal sur nos PC et consoles.

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