Nous avons eu l’occasion de parcourir la première demi-heure de jeu dans ce qui semblait être une version quasi-finalisée du titre.

Furry Games

Pour ceux qui ne connaîtraient pas Blacksad, il s’agit d’une bande dessinée prenant place dans les Etats-Unis des années 50, pour l’occasion peuplés d’animaux anthropomorphes. John Blacksad, qui donne son nom à l’oeuvre de Juan Díaz Canales et Juanjo Guarnido, est un détective privé un brin tourmenté et naturellement porté sur la picole. Après tout, on est dans un hommage au “film noir”, typique de l’époque. Under the skin est une aventure originale du chat enquêteur, chronologiquement située entre les tomes 2 et 3 de son pendant bédéesque. On se retrouve cette fois-ci face à une pendaison dans un gymnase à la veille d’un match de boxe capital. Suicide ? On en doute. Meurtre ? Il y a des chances !

Cette première demi-heure est l’occasion de découvrir les mécaniques du titre, qui marque pour Pendulo Studios un véritable tournant. Habituellement familier des jeux d’aventure traditionnels (comprenez par là “comme on les faisait dans les années 90”), le studio espagnol se met enfin à la page en adoptant la logique Telltale. Le contrôle du personnage se veut plus direct, les dialogues plus impactant et surtout les phases de jeu plus dynamiques, avec QTE à la clé. Ceux qui ont pu jouer aux jeux Walking Dead, The Wolf Among Us ou même, chez un célèbre studio parisien, Detroit : Become Human seront en terrain connu. On retrouve ici tout ce qui en fait le sel, à savoir les choix moraux et l’évolution des relations avec les différents personnages qui croisent la route du détective (qu’elles soient positives ou négatives).

Detective Vision

Bien évidemment, Blacksad : Under the skin n’est pas qu’une version poilue des jeux sus-cités. En plus de l’ambiance typique de l’oeuvre originale, merveilleusement bien retranscrite (mention spéciale à la bande originale), on découvre quelques spécificités propres à la nature féline de notre anti-héros, à commencer par une sorte de vision de détective. Ce mode spécial, disponible dans des conditions particulières, fait appel aux différents sens du personnage. Il permet de “dénicher” plus de détails sur différents éléments, comme une odeur, un son, n’importe quoi pour creuser une piste ou, à l’inverse, en confirmer le caractère totalement superflu.

Nos seuls regrets concerneront la partie technique du titre, forcément modeste. Enfin, on l’avait vu venir, la plupart des titres du genre font souvent avec peu de moyens (en dehors de Quantic Dream). Blacksad : Under the skin ne déroge pas à la règle, sans pour autant que ça n’entache l’atmosphère délicieuse du jeu. En revanche, certains choix esthétiques au sujet des QTE nous laissent quelque peu dubitatifs. Nous sommes morts à plusieurs reprises faute de comprendre l’action à réaliser à l’affichage de la touche. Un souci facilement corrigeable, surtout suite au report du titre pour le mois de novembre.

En résumé
Passé le plaisir de voir s’animer devant nos yeux les protagonistes de l’une des meilleures bande dessinée du 21ème siècle, il est surtout agréable de voir que Pendulo Studios n’a pas pris l’adaptation de Blacksad à la légère. Les différentes phases de jeu s’intègrent bien à l’univers particulier de la BD et l’écriture semble soignée. On attendra de mettre la patte sur le jeu complet d’ici quelques semaines pour rendre notre verdict, mais ce premier aperçu de Blacksad : Under the skin nous laisse confiants quant à la nouvelle orientation de Pendulo.

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