Aperçu de Elea (PC)

Nos impressions ont été rédigées à partir de la version en early access sur PC Steam, fournie par l’éditeur.

Da fuck I just tried Oo ?

Durant ce premier épisode le joueur prend donc le contrôle de River Elea Catherine Jones, une scientifique chargée d’une mission de sauvetage dans un futur relativement proche. L’aventure commence doucement, très doucement, aux commandes de l’héroïne alors enceinte se réveillant chez elle. Durant toute cette introduction, assez perturbante, le jeu s’amuse à perdre le joueur aussi bien en termes d’espace que de temps et de logique. Certains événements se révèlent ne pas être vrais et on passe la première heure de jeu à essayer de comprendre où le studio cherche à nous emmener. C’est une fois que l’on pense avoir cerné certaines choses que l’on se retrouve à bord d’un vaisseau et que l’on comprend que la personne que cherche River Elea Catherine Jones n’est ni plus ni moins que son mari disparu depuis 13 ans.

Elea n’est clairement pas le genre de jeu à prendre le joueur par la main et pour découvrir tous les tenants et aboutissants de l’univers proposé, il faudra faire l’effort de chercher un peu partout des documents de toutes sortes à lire (mails, magazines) ou d’écouter des messages vocaux. Les amoureux de science fiction devrait y trouver leur compte, pour peu qu’ils soient adeptes des jeux lents qui usent et abusent de nombreux allers-retours. La narration se veut particulière, voire très particulière, et il faut un certain niveau d’abstraction pour arriver à comprendre les métaphores proposées par les développeurs. On vous avoue que, de notre côté, certaines choses nous échappent encore. Peut-être parce que ce n’est là que le premier épisode et que les choses s’éclairciront par la suite. Si cette narration ne plaira clairement pas à tout le monde, on peut tout de même féliciter le studio de son parti pris, peu de jeu s’essayant à l’exercice de nos jours. On peut ne pas accrocher à ce que propose le jeu, mais on se gardera bien d’en critiquer le propos.

Miss click

En revanche, là où on sera un peu plus intraitable, c’est sur la forme en elle-même. Avec sa vue à la première personne servant à immerger le joueur le plus profondément possible, Elea repose sur une progression basée sur de simples événements à déclencher. Parfois en appuyant sur un interrupteur, parfois en arrivant à point particulier dans un couloir, en regardant simplement dans une direction précise ou en utilisant un objet trouvé précédemment. Le problème c’est que souvent les scripts ne se déclenchent pas, laissant alors le joueur tourner en rond sans comprendre pourquoi rien ne se produit. Comme il y a très peu d’information à l’écran, on en arrive parfois à se poser la question de savoir si c’est nous qui avons raté un événement précis ou si, effectivement, un script est resté coincé dans le tuyau. Mais depuis nos premiers essais, plusieurs choses ont heureusement été corrigées.

Les développeurs ont ainsi ajouté des astuces qui s’affichent à l’écran lorsque l’on semble perdu. Le problème c’est que d’une part il faut tout de même tourner un rond un petit moment avant que ça s’affiche et, plus ennuyeux, c’est que malgré les indications il arrive encore trop souvent que le script attendu ne se déclenche jamais. Et si certaines fois les choses se débloquent en rechargeant une partie, il faut reconnaître que côté plaisir vidéoludique on a déjà vu mieux. On terminera enfin par un autre soucis majeur à nos yeux : le rythme d’Elea. C’est lent, très lent, voire trop lent. La vitesse de déplacement du personnage principal n’a rien de naturelle et même enceinte, la lenteur dont elle fait preuve ne se justifie aucunement. Les différents délires psychédéliques qui apparaissent à l’écran sont parfois inutilement longs et bien trop souvent c’est l’impatience qui l’emporte sur l’émerveillement. Dommage.

MINDSCAPE ERROR
Dans l’état on aura bien du mal à conseiller de se lancer dans l’aventure avec Elea. Si l’expérimentation vidéoludique ne vous effraie pas, vous pouvez foncer, tout en gardant à l’esprit qu’étant encore en early access, le jeu est loin d’être bien fini et peut se montrer inutilement frustrant par moment. Pour ceux qui ne savent pas à quoi s’attendre et qui n’ont rien compris à nos trente premières minutes de jeu, on vous conseille vraiment d’attendre la version finale cet été, et avec tous les épisodes histoire d’avoir une vue d’ensemble du projet. Et si la patience n’est pas votre fort, vous pouvez aussi ne plus jamais vous intéresser à Elea. Personne ne pourra vous le reprocher.

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