Aperçu de Descenders (PC)

Nos impressions ont été rédigées à partir de la version en early access sur Steam, fournie par l’éditeur.

Là haut dans la montagne

Dans l’absolu il n’y a pas besoin d’avoir fait de longues études pour comprendre le principe même de Descenders. Un gars, seul sur son VTT, qui part du haut d’une montagne pour arriver le plus rapidement possible tout en bas. Un tracé à suivre, des bosses pour aller très haut, des rampes folles pour aller encore plus haut et des fosses pour se briser les vertèbres, le tout placé aléatoirement à chaque run : voilà la recette de base du jeu de RageSquid. Possédant cinq vies avant de se lancer dans un run, le joueur devra tout faire pour éviter de finir enroulé autour d’un arbre s’il veut terminer les cinq descentes qui constituent chaque épreuve afin de passer à l’épreuve suivante.

Le gros plaisir de cet accès anticpé c’est que RageSquid a joué la carte de la liberté. Le joueur est en effet libre de parcourir les tracés comme il l’entend et peut tout aussi bien filer droit ou au contraire expérimenter différentes approches histoire de trouver des spots pour se lâcher complètement. Du moment qu’il arrive entier en bas de toute manière, c’est gagné. Un peu perturbant au départ, le principe fonctionne finalement très bien. Rapidement on se surprend à sortir du tracé balisé pour aller faire l’idiot dans les bas côtés et à récolter de précieux points après une figure totalement improvisée mais aléatoirement maîtrisée. Oui, il faut pas mal de temps pour vraiment comprendre ce que l’on fait dans Descenders.

Double front flip 360 single grabbed easy peasy

Mais alors Descenders comment ça marche ? Manette solidement tenue en mains (oui, la manette est fortement conseillée), il faut avant tout bien cerner l’utilité de chaque stick. Celui de gauche correspond aux mouvements des bras du riders. Autrement dit, en l’air, il permettra d’orienter le vélo pour réaliser les figures les plus incroyables. Le stick droit quant à lui sert à faire bouger le corps du pilote. Classiquement au sol, dans un virage, il permettra de faire chasser le vélo dans la direction souhaitée quand, en l’air, il sert à enrichir les figures de base pour faire en sorte que ce front flip digne d’un enfant de cinq ans soit embelli par un 360 magistral. Le premier vrai problème de cet accès anticipé c’est qu’il ne contient aucun tuto digne de ce nom. Du coup on n’ose pas forcément utiliser le stick de droit de peur de se retrouver la face dans un tronc (ce qui arrive très souvent au départ). Il ne faudra donc pas hésiter à sacrifier quelques runs pour découvrir, tester et se vautrer pour vraiment comprendre le tout. On peut également se servir de la zone de départ pour rider librement et essayer tout et n’importe quoi dans le seul but d’apprendre à mieux maîtriser les mis outils à notre disposition (certaines vidéos disponibles sur Youtube sont assez parlantes à ce sujet, contrairement à celle capturée par nos soins).

La progression est d’ailleurs plutôt bien foutue avec une difficulté croissante dans les tracés qui évite de frustrer les joueurs qui auraient un peu de plus mal à s’en sortir. Pour les autres Descenders a tendance à rapidement coller la banane. L’effet de vitesse est surprenant (pour ne pas dire grisant), la gestion des vibrations est parfaite et on se sent rapidement pousser des ailes tant le manque de contrainte dans les déplacements ouvre la porte à un vrai sentiment de liberté. Pour les plus vieux d’entre-nous, on aurait presque le sentiment d’être revenu à la belle époque d’un certain Skate, ce qui n’est clairement pas nous déplaire. Enfin, loin d’être moche, le jeu s’accompagne même d’une bande son plutôt pêchue, totalement en adéquation avec la discipline (que vous pouvez même retrouver sur Spotify) qui nous rend plutôt optimiste pour la sortie du jeu plus tard dans l’année. Pour RageSquid il reste donc encore du temps pour peaufiner son bébé et faire en sorte que ces sentiments de liberté et d’ouverture soient omniprésents.

Rapidement on se surprend à sortir du tracé balisé pour aller faire l’idiot dans les bas côtés et à récolter de précieux points après une figure totalement improvisée mais aléatoirement maîtrisée.

Pour le moment, c’est malheureusement quand on commence à vraiment s’amuser et à tenter des choses de fou que l’on se rend compte des limites de Descenders. La génération procédurale des tracés est un peu limitée (on retombe très vite sur des tracés qui se ressemblent trop), la gestion de la caméra parfois frustrante, l’expérience gagnée après chaque run ne sert à rien et une fois les tracés maîtrisés on n’a un peu le sentiment de tourner en rond. Mais honnêtement, RageSquid ayant prévenu qu’ils se donneraient le temps de prendre en compte le retours des early-adopters il n’y a que peu de raisons de s’inquiéter pour la sortie finale du jeu.

Fun, facile à prendre en main mais assez long à maîtriser, Descenders semble bien parti pour faire le bonheur de ceux qui aiment les bacs à sable qui les laissent tenter tout et n’importe quoi. Grisant de par son gameplay mais encore un peu creux au niveau de son contenu, on attend avec impatience la version finale histoire de voir ce que RageSquid nous réserve pour la fin de l’année.

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