Aperçu de Deep Rock Galactic (PC)

Nos impressions ont été rédigées à partir de la version en early access sur Steam, fournie par l’éditeur.

Armageddon à la Moria

Si Deep Rock Galactic est toujours en accès anticipé et comporte quelques bugs pouvant parfois gêner notre progression (coucou – Ludo – et le tutoriel), on doit bien avouer que les mécaniques de jeu s’avèrent diablement efficaces. Concrètement, le jeu propose à quatre joueurs de partir en coopération pour aller principalement récolter des ressources sur une planète infestées de xénomorphes hostiles. Avant le lancement, les joueurs se retrouvent dans un HUB (une sorte de station spatiale) qui permet de choisir l’une des quatre classes de personnages : un bourrin à la sulfateuse, un scout capable de faire le singe avec son grappin, un ingénieur qui déploie des tourelles et enfin un foreur qui détruit plus rapidement les murs. Une fois l’équipe complétée (plusieurs joueurs peuvent toutefois avoir la même classe), on choisit la mission à disposition et on plonge dans notre transporteur.

L’originalité vient du fait que ces missions sont générées aléatoirement et de manière procédurale. Elles changent au bout d’un laps de temps et la disposition de la carte est modifiée même lorsque l’on recommence la mission. On sélectionne donc celle qui nous convient le mieux parmi trois objectifs (récolte, chasse de boss ou récupération d’œufs) tout en vérifiant qu’elle dispose d’un minerai utile à l’évolution de notre nain (ou d’un de nos camarades). Le souci pour le moment, c’est qu’il n’y a que deux types de minerai par mission permettant de faire évoluer notre personnage (armes, éléments d’armure, gadgets, skins). Chaque classe demandant un type de minerai en particulier, on met facilement à dos la moitié de l’équipe qui devra espérer que l’hôte trouve une seconde mission plus adaptée aux deux autres joueurs.

Une fois dans ces mines souvent sombres qui ne demandent qu’à être éclairées, on a tendance à faire un peu le ménage avec ces insectes faisant facilement deux fois notre taille. C’est très dynamique, la direction artistique « low-poly » permet de se retrouver facilement parmi les grosses vagues ennemis qui peuvent arriver, la musique électro des années 80 fait mouche et les tirades de nos nains nous font esquisser un petit sourire bienfaiteur à cette ambiance frôlant parfois la claustrophobie. On n’omet pas également la mule, une sorte de robot à quatre pattes qui est là pour regrouper les ressources de tous les joueurs, possédant les mêmes bruitages qu’un BB8 alors que nos nains la traitent comme un chien. Encore une fois, des détails qui rendent l’ambiance vraiment exquise.

Il faut néanmoins faire attention à nos munitions car contrairement à un Left 4 Dead où elles s’avéraient plutôt florissantes, elles sont très limitées dans Deep Rock Galactic (il faudra alors demander au centrale une capsule de munitions moyennant un type de minerai). Les moments d’accalmie permettent de nous concentrer sur l’exploration. On s’équipe alors de notre pioche pour creuser dans la terre et récolter les fameuses pierres qui sont dispersées un peu partout sur la carte. Pour être plus efficace, on a tendance à se séparer en plusieurs petits groupes, risquant notre peau dès qu’une vague arrive sur nous. Un schéma qui oblige toujours à la vigilance et à la tension. Une fois notre besace pleine, on signale au central notre départ qui nous renvoie le vaisseau foreuse quelque part sur la carte. On a alors cinq minutes pour décamper avec d’innombrables vagues qui nous poursuivent. Bref, cette variété entre annihilation de monstres et exploration s’avère exquis et vraiment fun.

Mais après la surprise passée, on doit bien avouer que le sentiment de redite se fait vite sentir. Ghost Ship Games a néanmoins tout le temps pour créer un fil rouge à cette exploration afin de tenir le joueur en haleine sur la longueur. Il faudrait donc plus de variété dans les objectifs, améliorer les informations sur l’orientation du joueur et sentir une montée en puissance intéressante. En tout cas, les bases sont déjà fort amusantes pour ce Deep Rock Galactic qui promet beaucoup.

2 Commentaires

  1. De mon côté j’attends un peu plus de challenge. Ma seule session ne m’a pas vraiment laissé le sentiment de difficulté. Mais je vais suivre quand même parce que, ouaip, le potentiel à l’air énorme.

    Excellente preview btw

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