Succubus : la preview infernale

Développeur : Madmind Studio

Éditeur : Madmind Studio

Sortie : TBA

Supports : PC

NOS IMPRESSIONS

Difficile donc de savoir où Madmind Studio veut en venir avec Succubus. Après un Agony calamiteux le studio récidive avec les mêmes erreurs. Un jeu moche, techniquement dépassé, au gameplay insipide et un visuel qui flirt avec le mauvais gout de manière excessive. Il est d’ailleurs surprenant de voir que le studio a mis à disposition des joueurs le prologue sur Steam qui permet de se faire sa propre opinion. De notre côté cette preview, même si elle n’est pas supposée être définitive, est suffisante pour ne pas nous donner envie d’en voir davantage.

On peut tromper une fois milles personne parait-il. C’est vrai ! C’est d’ailleurs ce qu’ont réussi à faire les petits gars de Madmind Studio avec le déplorable Agony sorti en 2018. Voilà pourquoi, lorsque le studio a annoncé Succubus en décembre de la même année on a été légèrement surpris et très dubitatif. Mais comme on n’est pas rancunier on a quand même accepté de jeter un œil à la preview. Autant vous le dire tout de suite : il est fort probable que l’on n’aille pas plus loin.

Boriiiiiiiiiiiiiiing

Dans Succubus donc, on incarne non pas une âme perdue mais bel et bien un succube (oui, UN succube). Peu après les faits qui se sont déroulés dans Agony, il semblerait qu’un nouveau dominant ait fait son apparition et aurait proposé à notre succube de devenir la reine de son royaume. Une offre intéressante que notre protagoniste a pourtant refusé dans l’espoir de reigner lui-même sur ce monde de souffrance. Un trop plein d’ambition qui lui a valu de se faire traîner dans la boue et balancer dans un coin des enfers comme un vulgaire torchon. Vous voilà donc aux commandes de ce démon revanchard sans loi ni culotte, prêt à tout pour arriver à ses fins.

Globalement le jeu se présente comme un TPS action classique dans son approche de la chose. Arbre de compétence, un peu de lecture pour découvrir le lore (inexistant) et des combats. On peut ainsi découper ses ennemis avec ses lames, leur lancer des boules de feu à la tronche pour s’en débarrasser plus vite ou encore distribuer des coups de pied pour les envoyer s’empaler sur différents éléments du décor. Lorsque l’on a suffisamment fait de dégâts à un ennemi il est possible de déclencher un finish move pour en mettre un peu partout à l’écran et une jauge de furie permet, une fois remplie, d’enchaîner les kills sans vraiment se poser de question pendant un court laps de temps.

L’enfer. Le vrai

Sur le papier Succubus se base sur de nombreux éléments ayant déjà fait leurs preuves dans d’autres productions. Seulement voilà, dans celle de Madmind Studio rien ne fonctionne. Le level design est catastrophique avec des enchaînements sans intérêt de couloirs vides et de salles où l’on affronte les ennemis par dizaine. On ne perdra pas trop de temps non plus à parler de ces phases d’escalade particulièrement pénibles tant la maniabilité y est affreuse. Les animations sont catastrophiques et la direction artistique aussi mauvaise que l’on peut l’imaginer. Sans parler de la technique qui, même si on reste sur de la preview, fait peine à voir (textures affreuses, modélisation d’un autre âge, frame rate à la rue).

On aurait aimé pouvoir vous dire que tout le sel de Succubus se trouve dans les combats, mais ce n’est malheureusement pas le cas. Brouillons au possible, ils n’offrent aucun challenge malgré l’énorme quantité de monstres qui se ruent parfois sur nous. On se contente de frapper sans réfléchir, de lancer des boules de feu à tout va ou de distribuer des coups de pieds dans toutes les directions et on en sort généralement indemne. C’est ennuyeux, sans intérêt et affreusement répétitif.

Le level design est catastrophique avec des enchaînements sans intérêt de couloirs vides et de salles où l’on affronte les ennemis par dizaine

Tout comme avec Agony, les développeurs de Madmind Studio ont encore décidé de jouer la carte de la provocation. Le jeu se veut donc globalement gore avec des démembrements dans tous les sens (terriblement mal animés cela dit) et les plus sensibles retiendront évidemment ces fœtus que l’on arrache au ventre de leur mère encore vivante pour s’en nourrir afin de se soigner. Même si, dans le cadre des enfers, on peut parfaitement comprendre certaines choses tout cela reste assez gratuit (contempler le Succube qui se trémousse, arracher des pénis après les avoir mis en érection) et n’apporte rien à l’expérience. Une histoire de buzz que l’on a déjà connu avec Agony et qui a malheureusement mal tourné. Sans aucun doute, Succubus est parti pour rester dans l’histoire du jeu vidéo pour les mêmes mauvaises raisons que la précédente production du studio.

Cet aperçu a été réalisé à l’aide d’une version téléchargée, fournie par le studio, sur PC.

Avatar
Ludo
Rédacteur/Testeur/Râleur tendance sociopathe avec un sérieux penchant pour le troll méchant. A développé une sale dépendance à Rainbow Six Siege #CopperForEver

L'ACTUALITÉ

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

deux × 5 =