Impressions sur 11-11 Memories Retold (PC, PS4, Xbox One)

Cet aperçu a été rédigé après une présentation du jeu puis une session jouable sur PlayStation 4.

Le DigixArt de la guerre

Si le nom de DigixArt Studio vous est familier, peut-être avez-vous comme nous été incroyablement charmé par le jeu musical Lost in Harmony. L’équipe notamment créée par Yoan Fanise (ancien d’Ubisoft Montpellier et déjà l’oeuvre sur le bouleversant Soldats Inconnus) était présente à la gamescom pour y présenter une version jouable de son nouveau titre : 11-11 Memories Retold. Conçu en collaboration avec le studio d’animation britannique Aardman Animations (Wallace & Gromit, Shaun the Sheep, etc.), ce jeu a déjà fait beaucoup parler de lui via sa direction artistique particulière mais tout bonnement charmante. Un rendu visuel façon Art Painting nous a-t-on martelé, créé à partir d’une réalisation 3D tout à fait classique mais à laquelle les développeurs ajoutent tout un tas de filtres et autres outils maisons pour donner l’impression de composer avec une peinture vivante où tous les éléments (persos, objets, décors) se meuvent dans une harmonie aussi déroutante que captivante.

On ne va pas se mentir, cette première session en toute intimité avec le style visuel de 11-11 Memories Retold ne nous a pas laissé indifférent. Il y a tout d’abord eu ce moment de flottement, à se demander si ce que l’on avait sous les yeux était éblouissant ou juste innovant, puis ce second temps où l’on a froncé les sourcils en craignant le mal de tête à force de balader notre regard dans cette toile vivante, et enfin cette ultime impression que DigixArt et Aardman nous offraient quelque chose d’une richesse sans nom et permettait à 11-11 Memories Retold de raconter d’une manière inédite son histoire.

Ne jamais oublier

L’histoire du jeu justement, elle nous invite une fois encore à « ne jamais oublier » les événements de la Première Guerre mondiale, comme Soldats Inconnus l’avait brillamment fait avant lui. Au-delà du lien qui les unit, par leur concepteur et l’origine montpelliéraine du projet, il y a cette volonté dans chaque projet de transmettre un message sans jouer les donneurs de leçon, cette approche poétique et humaine de la chose. 11-11 Memories Retold mettra pour sa part à l’honneur le jeune canadien Harry (incarné par Elijah Wood), photographe qui se retrouve en première ligne parce qu’on lui a promis la reconnaissance de tout un pays sans lui parler des dangers que cela signifiait, et l’allemand Kurt (Sebastian Koch), un ingénieur qui décide d’aller au front dans l’espoir d’y retrouver son fils porté disparu. Dans notre démo (comme dans la version finale du titre), nous alternions les scènes de jeu avec chaque personnage et découvrions tour à tour les motivations de leur départ, leurs actions au cœur des tranchées puis un face-à-face entre nos deux protagonistes.

Le rendu visuel de 11-11 Memories Retold nous donne l’impression de composer avec une peinture vivante où tous les éléments se meuvent dans une harmonie aussi déroutante que captivante.

Côté gameplay, 11-11 Memories Retold nous rappelle là encore ce que Soldats Inconnus a déjà fait avant lui, mais en 3D cette fois. Pas question d’assister en spectateur aux histoires de Harry et Kurt, on a par exemple dirigé le premier dans les tranchées en prenant soin de bouger pendant que les mitrailleuses ennemies rechargeaient alors qu’avec le second, nous nous sommes justement plié à un « mini-jeu » pour réparer quelques mécanismes puis fournir de précieuses ressources aux autres soldats du bataillon. Bref, un peu d’action, un brin d’exploration et des interactions diverses, le tout au service de la narration comme nous l’ont prouvés les derniers instants de cette session avec une première confrontation directe entre nos deux héros.

GRANDE GUERRE
On n’avait guère de doute sur les qualités narratives dont pourrait faire preuve 11-11 Memories Retold, ce n’est pas cette première approche jouable avec le titre de DigixArt et Bandai Namco qui va nous inciter à croire le contraire. On se questionnait en revanche davantage sur la patte artistique du projet avec le sentiment de ne pas savoir trop comment qualifier le spectacle visuel offert par le jeu de Yoan Fanise, le fait est qu’il est étonnant et déroutant de prime abord, puis captivant et éblouissant à peine quelques instants plus tard. Assurément de quoi attendre de pied ferme 11-11 Memories Retold.

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