2018 a commencé en mars

Quand on a la chance de voir passer entre ses mains un nombre incalculable (ou presque, n’exagérons pas) de jeux, ce n’est pas toujours simple de se rappeler quels sont les titres qui ont réellement eu un impact sur une année complète.

D’ailleurs, en y réfléchissant sérieusement, mon année 2018 vidéoludique a réellement commencé en mars avec la sortie de Kingdom Come Deliverance. Quelques mois après avoir posé mes mains sur une preview du jeu en compagnie des développeurs de Warhorse Studios et de boissons fortement alcoolisées, apparemment élaborées par leurs soins (l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, consommez avec modération bien sûr), il était temps de découvrir la version finale de ce qui s’est révélée être une expérience mature, brute, jouissive.

Mars, ce mois toujours synonyme de « bonnes grosses sorties », c’était aussi le rêve de gosse Dragon Ball FighterZ ou encore les beuveries (l’alcool, on y revient) dans Sea of Thieves et ses sessions en coop durant lesquelles j’ai passé mon temps à virtuellement vomir sur mes camarades désabusés. Un régal. C’est aussi le mois durant lequel j’ai cru avoir la bonne idée de plonger en terre inconnue avec le shooter de Senran Kagura. Un essai finalement bien plus gênant qu’exultant…

Place aux émotions, les vraies

Outre les God of War, Detroit et autres Jurassic World Evolution qui ont, à leur manière, rythmé l’année passée, j’ai eu la chance de me voir proposer le test d’un titre que j’avais complètement zappé à sa sortie sur mobiles en 2016 : Lost in Harmony. Et quelle claque. Clairement pas destiné à tous, ce musical runner signé DigixArt m’a littéralement pris par les tripes en me procurant d’incroyables émotions. Une leçon de vie expliquais-je alors à qui voulait l’entendre, je reste encore très marqué par la manière dont le jeu est arrivé à aborder un thème grave avec une finesse et une sensibilité remarquables.

Quelques temps plus tard, à l’occasion de la gamescom, je faisais la rencontre de Daniel Chayer-Bisson de Crystal Dynamics/Eidos Montréal. Une interview parmi tant d’autres ? Certainement pas. Une personne capable en quelques mots de retranscrire toute la passion qu’il a placé dans son projet. En occurrence il s’agissait de Shadow of the Tomb Raider.

Si le produit final n’était peut-être pas aussi explosif qu’espéré, je dois avouer que j’ai porté un regard tout particulier sur l’univers du jeu et le personnage de Lara Croft après ce fameux entretien. Tout au long de l’aventure j’ai ressassé ce que le Game Director m’expliquait quelques semaines auparavant sur l’évolution de Lara et sa vision d’un monde bien fragile. C’est un peu comme regarder un film alors que le réalisateur est assis à côté de vous, vous expliquant ce qu’il essayé de mettre en place et pourquoi telle ou telle situation se déroule ainsi et pas autrement. Assurément un très bon moment de cette année 2018.

 À lire également : JV24 Rewind 2018 : l’étrange année vidéoludique de Kuru

Un peu de place pour la VR

Je dois bien avouer une chose, 2018 a été pour moi l’année du PlayStation VR. Un bon plan m’a permis de craquer pour le casque de réalité virtuelle de la PS4 que j’avais l’habitude de côtoyer lors d’événements spéciaux (type gamescom) et de soirées entre amis, sans pour autant avoir envie de franchir le pas. Bien au chaud assis sur mon canapé, casque vissé sur la tête, j’ai ainsi goûté non sans un certain plaisir à Transference et Déraciné, mais j’ai surtout pris un pied total au trop méconnu (à mon goût) Astro Bot Rescue Mission.

LE titre incontournable du PS VR, exploitant à merveille le casque et offrant ce que l’on est en droit d’attendre avec un tel accessoire. Pas un prétendant au GOTY, certes, mais assurément un incontournable.

Les bons gros jeux de 2018, so what?

« Mais c’est quoi cette sélection de merde ? » Allons chers amis, si vous avez réussi à me lire jusqu’ici c’est qu’elle vous interpelle mon année 2018 en jeux vidéo. Et comme toute bonne sélection qui se respecte, je ne peux m’empêcher de balancer quelques noms clinquants. Non pas que je veuille faire comme tout le monde, mais les titres suivants ont tout de même su marquer de leur emprunte l’année passée.

Les péripéties grecques du nouvel Assassin’s Creed, le mastodonte Red Dead Redemption 2 (même si je suis loin d’avoir eu la même ferveur qu’avec le premier épisode), l’escapade britannique de Forza Horizon 4… Autant de « classiques » avec lesquels j’ai passé de bonnes heures. Tout comme Shadow of the Tomb Raider, encore lui, dont je dois être le seul dans l’équipe à avoir pris un réel plaisir à terminer.

Et si 2019 m’offrait le parfait équilibre entre “blockbusters” et émotions vidéoludiques ?

2 Commentaires

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here