2018 fut une bien étrange année

Un millésime sens dessus dessous. Habituellement, mon “top 10” (puisqu’il en faut toujours un) est majoritairement composé de grosses attentes, de confirmations et d’une minorité de surprises. De même pour le “flop 10”. Mais l’année passée s’avéra différente.

Là où des God of War et Spider-Man auraient dû briller, c’est un ONRUSH déboulant de nulle part qui me fit le plus d’effets. Il faut dire que l’écriture foireuse du premier et le remplissage artificiel du second n’aidèrent pas à faire passer la pilule. Deux immenses blockbusters, aux formidables qualités techniques, handicapés par de gros soucis de fond. Heureusement pour moi, Detroit : Become Human sauva mon année Playstation, alors que je n’arrivais toujours pas à prendre au sérieux David Cage et son rapport aux émotions.

Les jeux attendus déçurent, laissant leur place aux outsiders.

2018, la chute du titre AAA ?

Ne soyons pas caricaturaux, il serait exagéré de qualifier tous les gros titres de décevants. Prenez Forza Horizon 4 par exemple. Il filerait un orgasme à n’importe quel amateur de belles mécaniques. Et en même temps, il est logique qu’il soit à la hauteur des attentes, puisqu’il ne réinvente rien. C’est le quatrième épisode d’une licence qui n’a plus à faire ses preuves. Difficile de décevoir dans ces conditions. On peut appliquer cette logique à Shadow of the Tomb Raider, Super Smash Bros. Ultimate ou encore Assassin’s Creed Odyssey, qui ont tous su satisfaire mes envies vidéoludiques.

Disons simplement que dès qu’il y a une forme de remise en question, l’équilibre devient fragile. Ce fut le cas sur God of War, Spider-Man mais aussi et surtout Red Dead Redemption 2, que l’on peut voir comme l’aboutissement d’une philosophie ou l’essai jusqu’au-boutiste de trop. Naturellement, je me place plutôt dans la seconde catégorie, tant le titre de Rockstar m’a laissé de marbre. C’est un jeu à la fois virtuose et “virtuosement” chiant. Loin d’un ONRUSH donc.

Red Dead Redemption 2 m’a laissé de marbre. C’est un jeu à la fois virtuose et “virtuosement” chiant.

Oui, encore ONRUSH. Cette immense surprise, ce petit claquot dégueulasse purement arcade, que n’importe quel amateur de The Death Set se doit d’essayer. Ce n’était pas la seule surprise de l’année, loin de là. Celeste et Gris le talonnent de très près. Mais ce fut de loin le plus gros coup de cœur, condamné à devenir une autre cause perdue. Le spectre de Too Human rôde encore et transforme tout ce que je touche en flop.

J’essaierai d’être plus prudent en 2019 !

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