Test de SteamWorld Dig 2 (PC, PS4, PS Vita, Switch)

Ce test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée sur Nintendo Switch.

Usine à vapeur

Contrairement au premier opus le héros n’est cette fois-ci pas Rusty, porté disparu, mais son amie Dorothy McCrank, qui se lance d’ailleurs à sa recherche. En chemin, elle va faire la rencontre d’un esprit appréciant tout particulièrement les explosifs qu’elle nommera Fen. L’occasion pour elle de comprendre que sa planète n’en a pas fini avec Vectron et qu’il va peut-être bien falloir s’occuper de ce problème une bonne fois pour toutes. Mais pour ça il n’y a pas énormément de possibilités : il va falloir creuser jusque dans les entrailles de la Terre. L’héroïne robotique va donc s’établir dans la ville d’El Machino où elle pourra utiliser la mine, revendre les matériaux trouvés durant ses aventures et obtenir des améliorations pouvant l’aider dans sa quête.

SteamWorld Dig 2 reprend donc exactement les mêmes bases que son aîné. Au départ uniquement armée d’une pioche, d’une petite barre de vie et d’une lampe s’éteignant bien vite, Dorothy peut creuser une case à la fois dans la direction qu’elle veut, à l’unique condition d’avoir les pieds au sol. Impossible donc de miner tout en sautant, mais le saut ne se montre pas inutile pour autant puisqu’il permet de remonter rapidement en s’accrochant sur les murs. Avec un sac ne disposant que de peu d’espace et une pioche ne pouvant pas percer les roches les plus durs, l’héroïne doit donc effectuer de nombreux aller-retour entre la ville et les souterrains afin de vendre les trésors récoltés et acheter des améliorations avec l’argent gagné.

Ça peut paraître ennuyeux sur le papier, mais il n’en est rien manette en mains car la formule se montre toujours aussi efficace et immédiatement addictive. D’autant plus que le monde de SteamWorld Dig 2 est bien plus vaste que celui de son aîné et que d’autres éléments viennent se greffer à ce gameplay de base. De nombreux petits donjons – représentés sous forme de grottes – sont disséminés sur le chemin et proposent de résoudre de petits casse-têtes afin de récupérer des Méca Dopeurs dont nous parlerons un peu plus tard. Ces passages permettent au joueur de mettre en pratique les mécaniques qu’il apprend au fur et à mesure de sa progression, même si certains l’obligent à rebrousser chemin, faute d’avoir l’équipement nécessaire à l’instant T.

Qu’à cela ne tienne : les points de téléportation sont légions et ce n’est donc en rien pénalisant de mettre une grotte de côté pour y revenir plus tard. Car en plus des améliorations de base que Dorothy peut acquérir (pioche plus solide, barre de vie rallongée, etc.), le petit robot débloque également régulièrement de nouveaux équipements bien pratiques. Ici un lance-grenades, là un grappin ou encore un jet-pack, l’arsenal se diversifie de manière régulière afin de ne jamais tomber dans la répétitivité. C’est également l’occasion pour les développeurs de proposer un level-design plus varié poussant le joueur à s’amuser avec ses nouveaux joujoux s’il veut atteindre de nouvelles zones.

Un concept creusé

A El Machino, où Dorothy doit donc se rendre régulièrement, il est ainsi possible de faire bon usage des Méca Dopeurs récupérés dans les profondeurs. Grâce à l’établi elle peut bidouiller – comme dit dans le jeu – son équipement, sachant que chaque amélioration nécessite un certain nombre de ces rouages dorés. Perdre moins de matériaux lorsqu’elle meurt, pouvoir utiliser sa foreuse plus longtemps et en échange de moins d’eau, ou encore afficher les trésors sur la mini-map, de nombreux choix sont proposés et se débloquent au fur et à mesure. Certains permettent même d’ajuster la difficulté du titre (assez basse de base), en rendant par exemple les ennemis plus difficiles à tuer ou en supprimant les marqueurs de la carte.

En plus de proposer un level-design aux petits oignons et une maniabilité au poil, SteamWorld Dig 2 est un ravissement autant pour les yeux que pour les oreilles.

La bonne nouvelle, c’est que si les Méca Dopeurs peuvent être attribués à une amélioration active ou passive, ils peuvent aussi être retirés pour être placés sur une autre upgrade. Sachant qu’il n’y a pas suffisamment de rouages dans tout le jeu pour être attribués à toutes les améliorations, au joueur de faire son choix et de le renouveler régulièrement comme bon lui semble. Une excellente idée, d’autant plus que le premier SteamWorld Dig ne proposait pas ce système. Bref, de quoi donner envie d’explorer toujours plus, ce que les adeptes du 100% feront de toute façon dans l’espoir de récupérer la quarantaine d’artefacts que propose le titre. Souvent cachés derrière des murs destructibles, ils font essentiellement référence à la pop culture ou à d’autres jeux et leurs descriptions sont souvent amusantes. Forcément, il serait dommage de passer à côté.

D’autant plus que la quête du 100% permet de rallonger une durée de vie relativement faiblarde (et de débloquer un ultime donjon à la difficulté salée). De ce côté-là, cette suite ne fait pas beaucoup mieux que le premier opus, avec même pas six heures en ligne droite et deux ou trois de plus pour tout récupérer. La fin arrive malheureusement trop vite, et l’on n’aurait clairement pas dit non à un peu de rab. Surtout que, en plus de proposer un level-design aux petits oignons et une maniabilité au poil, SteamWorld Dig 2 est un ravissement autant pour les yeux que pour les oreilles. La bande-son, tout comme les bruitages, est réussie, et la direction artistique fonctionne toujours aussi bien.

Que ce soit dans la ville ou sous terre, avec essentiellement trois grosses zones à explorer baignant chacune dans une ambiance différente, les décors sont vraiment très jolis, avec une mention pour la jungle et ses effets de lumière enchanteurs. Bref, là encore que du bon, d’autant plus que le tout tourne très bien et que les téléportations se font sans temps de chargement. Cerise sur le gâteau, le titre est intégralement traduit en français avec des jeux de mot globalement convaincants et des dialogues amusants, notamment entre Dorothy et Fen, ce dernier n’hésitant pas à la taquiner (voire à la pousser au suicide) durant l’aventure.

Mention HIT jeuxvideo24, les meilleurs jeux

LE VERDICT
PIOCHE D'OR
8
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