Test de Song of the Deep (PC, PS4, Xbox One)

Le test a été réalisé à partir d’une version physique sur PC.

20 milles lieux pour mon père

Loin du loufoque univers de Ratchet & Clank, Song of the Deep nous emmène dans le petit monde un peu triste d’une jeune qui fillette vivant seule avec son pêcheur de père. Malgré la détermination de ce dernier, le fruit des pêches quotidiennes suffit péniblement à subvenir à leurs besoins les forçant à supporter des conditions de vie pas vraiment enviables. Malgré l’optimisme de Merryn qui se nourrit avidement de l’amour de son père, les choses tournent à la catastrophe quand le père disparaît alors qu’il était parti pécher comme tous les autres jours. Désespérée dans un premier temps, Merryn décide finalement de partir à la recherche de son père, refusant d’admettre le fait que la seule personne comptant pour elle ait pu disparaître sans lui dire au revoir. Bricoleuse hors-pair, elle se confectionne rapidement un petit sous-marin et fonce vers les profondeurs de cet océan prête à faire face à tous les dangers. Simple et déjà vue des centaines de fois, l’histoire de Song of the Deep a malgré tout bien du mal à convaincre. On a sans arrêt l’impression que la narration tente de nous tirer une petite larme à l’œil, sans jamais y arriver. La faute à des textes peu recherchés qui sont lus par une fois off qui manque cruellement d’impact. Finalement, au niveau de l’ambiance, seule la musique s’en sort haut la main et fait clairement partie de ces bandes originales que l’on prendra plaisir à écouter même une fois le jeu terminé.

Visuellement aussi le jeu est vraiment réussi. C’est fin, coloré, et même si toute l’aventure se déroule sous l’eau, Insomniac Games a réussi a proposer des environnements suffisamment variés pour tenter d’éviter toute monotonie durant les sept petites heures qui seront nécessaires pour terminer l’aventure. Il faut avouer qu’avec ses onze mondes différents à explorer il y a de quoi faire, surtout qu’il faudra revenir en arrière à de nombreuses reprises pour trouver différents passages dès qu’un nouveau gadget aura été acquis. Une mécanique très metroidvania-esque qu’Insomniac Games n’a jamais caché, le jeu étant vendu comme tel depuis le début et qui permettra aux plus curieux de prolonger l’aventure une fois le scénario principal terminé. Dommage en revanche que la diversité ne soit pas de mise en ce qui concerne le bestiaire qui recycle sans cesse le même petit nombre d’ennemis. Malgré la variation des couleurs censées traduire une plus grande difficulté, les ennemis sont toujours les mêmes du début à la fin de l’aventure et on fait rapidement le tour de toutes les sales bestioles à occire tuant ainsi tout effet de de surprise lorsque l’on débarque dans une zone inconnue.

Au niveau de l’ambiance, seule la musique s’en sort haut la main et fait clairement partie de ces bandes originales que l’on prendra plaisir à écouter même une fois le jeu terminé.

Yellow Submarine

À l’instar d’un Ori and the Blind Forest, le joueur doit donc progresser à travers les différentes zones pour atteindre son but et découvrir le fin mot de l’histoire. Si au début le petit sous-marin n’est qu’une frêle embarcation, différents gadgets pourront y être ajoutés afin d’en faire une arme redoutable. Au nombre de quatre, ils offrent une certaine liberté d’approche lors des affrontements. Pourtant malgré cette liberté, on reste amèrement déçu de voir qu’Insomniac Games n’a jamais cherché à rendre les combats plus captivants que ça. Il aurait été intéressant par exemple, de rendre certains ennemis immunisés à certaines de ces armes afin de forcer le joueur à varier, anticiper et réagir en fonction des situations. En l’état les combats sont plutôt monotones, répétitifs et, pire que tout, beaucoup trop simples.

Une simplicité qui, en plus, ne fait qu’augmenter au fur et à mesure que l’on avance dans l’aventure et que l’on collecte les fragments de coque et de faille qui permettent d’augmenter la barre de vie ou d’énergie du petit submersible. Comme si cela ne suffisait pas, on pourra également acheter des améliorations d’armes en échange des pièces collectées à travers les différents niveaux afin de les rendre encore plus puissantes et de se faciliter encore un peu plus la vie. Et malheureusement le constat est le même en ce qui concerne les différentes énigmes que propose Song of the Deep. Intelligemment intégrées à l’aventure, elles manquent cruellement de variété et de difficulté. Si on apprécie de ne pas rester bloqué des heures entières devant l’orientation de miroirs réfléchissants pour guider un faisceau lumineux, on aurait tout de même apprécié de devoir réfléchir un peu plus afin de vraiment en avoir pour son argent. Surtout que la fin de l’aventure arrive plutôt sans prévenir et que l’histoire, aussi mignonne soit-elle, manque totalement de grandeur et de puissance émotive pour laisser un souvenir impérissable.

LE VERDICT
FAUSSE NOTE
6
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Rédacteur/Testeur/Râleur tendance sociopathe avec un sérieux penchant pour le troll méchant. A développé une sale dépendance à BF1 et Darkest Dungeon.

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