Test de Ride 2 (PC, PS4, Xbox One)

Le test a été réalisé à partir d’une version physique sur PlayStation 4.

Ça passait, c’était beau

On ne va pas tourner autour du pot, dès les premières minutes passées dans les menus de Ride 2, on sent tout de suite que l’on est en présence d’un jeu signé MileStone. MXGP, MXGP 2, la série des MotoGP, ou encore le tout récent Valentino Rossi The Game, on retrouve tout ça dans ce nouveau Ride 2 qui, forcément, donne tout de suite l’impression de ne pas être nouveau du tout. On reprend donc logiquement la même formule avec un jeu qui propose des courses simples, du multijoueur, et un World Tour qui constitue la vraie seule attraction du jeu. Avant de démarrer cette succession d’épreuves et de défis spécifiques, le joueur est invité à créer son avatar en personnalisant (sommairement) son casque, sa combinaison et en choisissant un physique parmi une liste affreusement réduite. Une fois notre alter ego créé il est alors temps de passer aux choses sérieuses. Le but est relativement simple (et archi connu aussi) : enchaîner les courses pour gagner de l’expérience est ainsi espérer gravir les échelons du classement mondial afin de montrer au monde entier la qualité de son pilotage. Vient ensuite le moment de choisir sa monture et l’occasion de voir que Milestonea intégré une nouvelle catégorie en prenant soin d’ajouter le Supermotard. Dommage que l’effort se soit arrêté là, mais on y reviendra un peu plus tard. Pour le reste de ce World Tour on enchaîne les courses les unes après les autres, on récupère de l’argent pour acheter de nouvelles motos ou améliorer ses bolides, et on passe à la course suivante.

Tout comme Forza (encore une fois), Ride 2 propose donc de personnaliser ou d’améliorer ses bolides entre chaque course. Outre les peintures, chaque élément, ou presque, des motos peut-être personnalisé, laissant à chacun la possibilité d’exprimer son style. Plus intéressant, les modifications que l’on peut apporter à sa moto sont vraiment complètes: moteur, partie cycle (freinage, suspension), ou encore tenue de route, sont autant de points que l’on pourra améliorer histoire de dominer une catégorie donnée sans forcément devoir racheter une moto complète. Le principal problème de cette approche c’est qu’elle met en avant l’un des plus gros défauts de Ride 2 : la simplicité de son gameplay. Avant de lancer une partie il est fortement conseillé de faire un petit tour dans les options afin de désactivées toutes les aides que le jeu aura mis en place pour. Car non seulement elles sont excessives, mais en plus elles castrent complètement le peu de sensations que Ride 2 peu offrir. Tout au plus on vous suggère de conserver le freinage couplé si vous n’êtes pas familier avec la physique d’une moto et les conséquences d’un freinage de l’avant plein angle. Pour le reste tout est à désactiver.

Malheureusement, même dans cet état, le gameplay de Ride 2 reste trop imprécis pour offrir quelque chose de satisfaisant. Pas simplement arcade, mais pas du tout simulation pour deux sous, le jeu de Milestone se cherche et se perd totalement dans ses intentions. L’exemple le plus flagrant comme on en parlé précédemment, est illustré par le Supermotard. La grande force de cette catégorie c’est le spectacle qu’elle offre avec ses pilotes tout en glisse qui maîtrise l’art du freinage limite et de la prise d’angle hallucinante . Hors là, dans Ride 2, dès lors que l’on a viré les aides à la conduite, on se rend compte que le jeu punit systématiquement les glisses en bout de freinage. Si ça paraît logique pour une hyper sportive qui arrive plein angle, pour un Supermotard c’est juste contre nature et donc, totalement frustrant. On pourrait aussi souligner le manque de sensation de vitesse, le ressenti du poids des motos totalement absent, ou la gestion de la physique au freinage hilarante, mais on n’est pas du genre à tirer sur l’ambulance.

Rendez-nous GP 500

Sans vraiment savoir où il veut se placer Ride 2 a tout de même le mérite de soigner son contenu. Avec ses 50 circuits et ses 170 motos ceux qui adorent collectionner seront forcément ravis, surtout que les possibilités de personnalisation ajouteront encore un peu de cachet à leur collection personnelle. Les vrais amateurs apprécieront l’effort de Milestone qui s’est tout de même payer un grand nombre de licences officielles pour toutes les catégories d’accessoires que l’on peut modifier. Le rendu des motos est également très soigné, avec un niveau de réalisme qui fait plaisir à voir et qui permet aussi de regarder les motos sous tous les angles lors des différents temps de chargement qui, certes, ont drastiquement été réduits en comparaison du premier opus, mais reste malgré tout toujours beaucoup trop long. Un défaut supplémentaire que l’on mettra à côté de la réalisation technique qui se veut particulièrement moyenne. La modélisation des pistes est particulièrement inégale avec des tracés parfois complètement vides et des textures franchement pas folichonnes. On note tout de même une amélioration au niveau de la distance d’affichage en comparaison de Ride premier du nom et un framerate qui sait se faire constant. Oui c’est peu, mais avec Ride 2 il faut savoir apprécier les bonnes choses tant elles sont rares

Et puisque l’on parle des bonnes choses terminons sur une note positive avec les options de personnalisation du pilote qui sont encore de la partie. Totalement accessoires et donc parfaitement indispensables, ces options permettent de personnaliser le comportement de son pilote sur la moto. Position sur la selle, direction du regard, hauteur des coudes ou encore ouverture des genoux lors des prises d’angle sont ajustables et permettent de s’offrir un style unique. Un détail appréciable pour tous ceux qui se lanceront dans le mode multijoueur pour y affronter jusqu’à douze adversaires humains. Via des courses simples ou des championnats complets il y a là ce qu’il faut pour trouver un semblant de challenge, vu le niveau affiché par l’IA dans le mode solo étant donné qu’elle se contente de suivre une ligne bien définie quelque soit ce qu’il se passe autour. La gestion des collisions étant totalement aléatoire il en résulte des courses parfois complètement absurdes avec des pilotes plein angle qui se bousculent comme si de rien n’était. Pourtant il semblerait que Milestone ait bien cherché à faire quelque chose avec cette IA car au niveau le plus élevé on a souvent l’impression que les pilotes font des erreurs en cherchant la limite sur les freinages. Jusqu’au moment où l’on se rend compte que c’est généralement le même pilote qui fait toujours la même erreur au même endroit à chaque tour de course, rendant le tout encore un peu moins crédible.

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5
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Passionné de jeux vidéo depuis qu'il est en âge de tenir un pad, adepte de la news publiée 24h/24 et du test relu 10 fois avant publication. Également râleur pro et (trop) gros consommateur du café.

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