Test de Ratchet & Clank (PS4)

Le test a été réalisé à partir d’une version physique sur PlayStation 4.

La belle époque

L’histoire de Ratchet & Clank tout le monde la connaît, ou presque. Celle d’une petite boule de poils attendrissante que rien ne destinait à devenir un héros galactique. Bon bricoleur, courageux et, mine de rien, plutôt bon dans le maniement des armes, notre Lombax s’est pourtant joué du destin pour devenir l’un des plus grands personnages que la galaxie ait connu. Sa rencontre avec Clank, ce petit robot chétif tout droit sorti d’une usine de machines de guerre, allait changer sa vie à tout jamais et offrir aux joueurs tout un tas d’aventures assez mémorables. Cet opus 2016 revient donc sur les origines de la série en se basant sur l’épisode sorti sur PS2 en 2002. Contée par le Capitaine Qwark en personne, l’histoire commence un peu avant la rencontre entre Ratchet et Clank, à l’époque où notre héros poilu ne désirait rien d’autre que de devenir un héros galactique. La narration est d’ailleurs de très bonne facture avec d’excellentes voix-off (qui n’ont rien à voir avec celles du film, dieu merci) au ton toujours aussi amusant. Dans les petits détails qui font la différence on a totalement adoré ces passages ou le narrateur (et donc le Capitaine Qwark) se permet de faire une petite parenthèse pour expliquer au joueur pourquoi il est impossible d’aller dans telle ou telle direction quand il essaie d’atteindre un endroit encore inaccessible. Ça n’a l’air de rien, mais en jeu ça offre une cohérence assez remarquable. On regrette tout de même que cette excellente narration ait un peu tendance à s’essouffler au fur et à mesure que le joueur progresse dans l’histoire principale, comme si le narrateur n’avait plus rien à raconter au bout d’un moment alors que l’action, elle, ne cesse de s’intensifier.

Projet cross-media oblige, on apprécie aussi l’excellent travail réalisé sur les cinématiques du jeu, toutes issues du film, qui sont réellement de toute beauté avec une modélisation des personnages cartoon très réussie. Un travail impressionnant que l’on retrouve aussi une fois en jeu. On n’a pas honte de le dire : Ratchet & Clank est probablement l’un des plus beaux jeux de la PS4 à l’heure actuelle. Insomniac Games tire pleinement profit de la puissance de la PS4 pour proposer des animations d’une extrême fluidité, des décors remplis de détails en tout genre et un frame rate toujours en bonne santé. C’est fluide, ça va vite, c’est beau, les couleurs pètent admirablement, bref, visuellement Ratchet & Clank est une vraie petite merveille. Le tout est accompagné par une bande-son très entraînante, très bien contextualisée qui fait parfaitement son boulot. En un mot comme en cent, Ratchet & Clank est une vraie réussite artistique et technique et on prend un vrai plaisir à redécouvrir cette univers ainsi que tous les lieux qu’il propose.

Le Lombax furax

Le déroulement du jeu n’a, par contre, pas beaucoup changé depuis le premier épisode. On se déplace de planète en planète pour remplir des missions principales pour faire avancer l’histoire et des quêtes secondaires totalement optionnelles. Ratchet gagne de l’expérience au fur et à mesure de sa progression, lui permettant d’augmenter progressivement sa barre de vie pour faire face à une menace toujours plus intense. Il faut compter une bonne dizaine d’heures pour venir à bout de ce Ratchet & Clank modernisé sachant que la variété des activités proposées permet de ne jamais s’ennuyer. En marge des ingrédients classiques que sont les phases de plate-forme et de tir à tout-va, les joueurs pourront se faire plaisir avec des courses d’hoverboard, profiter de descentes à toute allure sur des rails une fois équipé des bottes magnétiques ou encore s’éclater dans des phases de shoot en jet pack ou en vaisseau spatial. La grande réussite d’Insomniac Games c’est d’avoir fait en sorte que tout ceci s’enchaîne remarquablement bien, sans le moindre temps mort et sans que les choses ne soient forcées. Les niveaux sont relativement linéaires mais offrent suffisamment d’ouverture pour laisser le joueur explorer dans tous les sens pour trouver les passages secrets, les gadgets optionnels nécessaires pour accéder à certaines zones dans d’autres niveaux ou pour récupérer les fameuses cartes à collectionner.

Le fun qui se dégage de ce Ratchet & Clank semble infini.

Seuls les moments aux commandes de Clank permettront de calmer un peu le rythme puisque le petit robot sera mis à contribution, à quelques rares occasions, pour résoudre des énigmes bien spécifiques. Il faudra alors utiliser des robots gadgets pour réussir à alimenter différents mécanismes pour débloquer les héros dans l’histoire principale. Ces robots gadgets ont la particularité de pouvoir être transformés en pont, en trampoline ou en alimentation électrique et Clank devra les utiliser à bon escient pour résoudre les puzzles qui s’offrent à lui. Dans l’absolu ces passages un peu plus cérébraux sont vraiment les bienvenus et confirment bien qu’Insomniac Games a cherché à varier le gameplay au maximum. Dans les faits on reste un peu sur notre faim concernant ces passages avec Clank pour deux raisons. La première c’est que les occasions de faire marcher sa tête sont beaucoup trop rares. Tout au plus on compte trois ou quatre passages où l’on prendra les commandes de ce cher Clank. C’est bien trop peu. L’autre souci c’est que les énigmes sont beaucoup trop simples à résoudre et ne retiendront pas les joueurs bien longtemps. Un peu plus de réflexion n’aurait pas été de refus, même si on peut comprendre que l’idée principale n’est pas de bloquer le joueur pour le laisser tourner en rond pendant des heures. Une (toute) petite déception que l’on oublie bien vite tant le fun qui se dégage de ce Ratchet & Clank semble infini.

Et si on s’amuse autant c’est notamment grâce à l’arsenal de Ratchet qui est aussi riche que loufoque. On retrouve ainsi des armes bien connues comme le lance-flammes, le bazooka ou encore un fusil de précision mais ce sont surtout les autres armes qui intéresseront probablement le plus les joueurs. Le groovitron, le pixeliser ou encore le moutonator sont à utiliser sans aucune retenue et donnent toujours lieu à des situations tout bonnement hilarantes. Et même si ce n’est pas ce qu’il y a de plus efficace, faire danser une armée de tanks au son du groovitron avant de les plomber au lance-roquettes reste probablement une des meilleures idées de l’année. Des armes qui peuvent bien sûr s’améliorer au fur et à mesure de l’aventure. Plus le joueur se sert de l’une d’elle et plus elle gagne de bonus passifs. Il est même possible d’aller encore plus loin en ramassant du raritarium, un minéral précieux qui permet d’améliorer les dégâts, la taille des chargeurs de munition ou encore la cadence de tir. Et si généralement, malgré un arsenal riche, on finit par se limiter à l’utilisation de quelques armes, ici on utilise presque tout ce qui est à notre disposition, puisque le jeu est parfaitement équilibré entre le nombre d’ennemis, leur sensibilité à certains types d’armes et les munitions disponibles. Enfin, et comme si tout cela ne suffisait pas, Ratchet & Clank propose également du contenu exclusif à tous ceux qui auront terminé le jeu une première fois. Se lancer une partie dans le mode défi permettra ainsi de tester les armes débloquées avec les collections de cartes pour encore plus de fun. L’occasion parfaite pour compléter le jeu à 100% en récupérant les cartes manquantes, ainsi que tous les boulons d’or qui donnent accès à tout un tas de bonus et autres cheat codes qui transforment le jeu dans plusieurs de ses aspects et donne l’opportunité de le redécouvrir sous un nouvel angle à chaque fois. Alors oui, tout ceci est optionnel, mais c’est tellement bon que la moindre excuse est bonne pour y retourner à chaque fois.

Mention HIT jeuxvideo24, les meilleurs jeux

LE VERDICT
AWESOME
8
PARTAGER
Article précédentQuantum Break
Article suivantBattlefleet Gothic : Armada
Rédacteur/Testeur/Râleur tendance sociopathe avec un sérieux penchant pour le troll méchant. A développé une sale dépendance à BF1 et Darkest Dungeon.

Laisser un commentaire