Test de Overwatch (PC, PS4, Xbox One)

Le test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée sur PC.

Venez comme vous êtes

21 personnages. Voilà le chiffre clé qu’il va falloir retenir étant donné que c’est sur ce point qu’Overwatch conquiert très rapidement une grosse partie des joueurs. Bien que l’on pouvait noter de prime abord une direction artistique légèrement discutable, avec notamment un gorille scientifique, une russe dopée aux hormones ou un gros biker qui laisse son nombril apparent ; nos préjugés s’estompent progressivement grâce aux divers dialogues, tags et emotes que l’on débloque et qui, malgré l’absence d’un mode solo, donnent aux personnages un caractère propre. On peut prendre exemple d’un Junkrat complètement loufoque avec ses petits rires sournois, d’une Mei limite introvertie, d’une D-VA geekette qui ne se gênera pas à placer quelques références de jeu vidéo, ou d’un Soldier 76 toujours en mode « serious business ».

Bien évidemment, le joueur ne va pas s’attacher à un individu d’un jeu multijoueur parce qu’il apprécie ses tirades. Et on en arrive au point qui rend le FPS de Blizzard Entertainment excellentissime : chaque personnage dispose de son propre style de jeu. Les 21 combattants sont répartis dans quatre style de groupes que sont les attaquants, les défenseurs, les tanks et les supports. Le premier groupe a tendance à concerner ceux qui peuvent prendre à revers leurs adversaires grâce à leur vitesse. Un Genji ou une Tracer parfaitement utilisé peut vite mettre à mal l’attaque ou la défense adverse. Les défenseurs ont davantage un rôle fixe, à l’instar des snipers ou des tourelles. Les tanks sont bien évidemment là pour encaisser les coups grâce à de grosses barres de vie et des aptitudes souvent défensives. Et enfin les soutiens qui sont dans leur grande majorité ici pour soigner leurs petits camarades. Chaque personnage dispose aussi d’une courbe d’apprentissage propre à lui. Un soldier 76 sera facile à maîtriser tant il reprend les bases d’un classique FPS avec le sprint, une touche de soin et un fusil d’assaut classique équipé d’un lance-roquettes. Mais maîtriser un Genji, une Tracer ou un McCree est une histoire totalement différente tant leurs vitesses et leurs pouvoirs s’avèrent atypiques.

Mais Blizzard Entertainment ne s’arrête pas en si bon chemin. Car outre une arme différente pour chaque personnage (lance-grenades, arc électrique, fusil à pompe, jet de glace…), leurs compétences différent aussi. Un Hanzo a la capacité de lancer une flèche qui va rebondir et se diviser en plusieurs petites pour atteindre une probable cible, un Zenyatta peut placer un malus sur un ennemi pour doubler les dégâts contre lui, ou bien Pharah lâche un petit roquette indolore mais qui propulse les ennemis loin de l’impact. Si le vide n’est pas loin, ça peut vite changer le cour de la bataille. Pour finir en beauté, chacun dispose d’une capacité ultime qui se charge avec le temps et en fonction de nos actions. Mercy, la soigneuse, peut faire revivre ses camarades tombés récemment au combat. Winston, le gorille, peut se mettre en rage pour tabasser tout ce qui se pointe devant sa gueule pendant une dizaine de secondes. Bastion se change en un char de combat pour balancer quelques obus destructeurs, ou bien McCree, le cow-boy, se charge de cibler tous les ennemis affichés à l’écran tel un John Marston dans Red Dead Redemption avec son « Dead Eye ».

Tel un feuille-papier-ciseaux, l’objectif est de marier ce beau petit monde pour avoir une équipe cohérente et solide. Winston par exemple ne fera qu’une bouchée d’une Widowmaker. Cette dernière pourra facilement déglinguer un Bastion, qui lui bousillera un Winston en moins de deux. C’est un exemple parmi tant d’autres, mais Blizzard Entertainment a parfaitement équilibré chaque personnage pour que personne ne soit au-dessus de tous les autres. Une vraie réussite. Notre plaisir n’est que décuplé lorsque l’on arrive à associer plusieurs capacités spéciales, permettant un chamboulement dans la partie et à la remporter in-extremis. On n’en compte plus des exemples comme une Zarya qui balance un trou noir et aspire tous les ennemis alentours, une Pharah qui plonge et balance sa salve de torpilles vers la zone qui retient une grosse partie de l’équipe adverse. Totalement gratifiant.

Blizzard Entertainment a parfaitement équilibré chaque personnage pour que personne ne soit au-dessus de tous les autres.

DjiDji

Là où le bât blesse en revanche, c’est notre arrivée dans le menu qui comporte très peu de modes de jeu. De l’entraînement, un classique matchmaking regroupant toutes les cartes, un mode skirmish contre l’IA, et enfin un mode de jeu spécial qui change au fil des semaines et avec des personnages précis (que Genji et Hanzo, ou bien que Pharah et Mercy). Cela ne fait pas beaucoup. On sait qu’un mode compétitif sera bientôt de la partie avec un tick rate à 60, comparé au 20 actuel dans les parties publiques, mais cet ajout reste dérisoire pour un jeu payant à 60€ qui, à la base, devait être Free 2 play. Heureusement, cette déception s’envole très rapidement après avoir joué une partie sur chaque carte. Blizzard Entertainment a en effet conçu des maps parfaitement dessinées pour rendre les joutes tactiques et diversifiées. Des balcons en hauteur, du vide d’un côté, un petit passage étroit dangereux ou de vastes zones à défendre, tout y est pour que les deux équipes aient toutes leurs chances de gagner la partie. Et sur les 12 cartes actuellement disponibles, il n’y en a pas une plus réussie qu’une autre. Toutes, et l’on insiste sur ce mot, toutes sont parfaitement au point pour offrir des batailles jouissives.

On doit tout de même avouer que les trois modes de jeu ne sont pas des plus originaux et recopient sans se cacher ceux de Team Fortress 2. Une escorte de convois sur la moitié des cartes, une sorte de mode assaut sur trois cartes appelé « capture de points » durant lequel une équipe doit prendre le contrôle successif de deux zones pour l’emporter tandis que l’autre doit logiquement les défendre. Et enfin « maps de contrôle » sur les trois dernières qui reprend quasiment le même principe que le précédent mode de jeu sauf que cette fois les deux équipes attaquent au même moment et doivent garder le point jusqu’à atteindre le ticket demandé. Alors on a parfois l’impression qu’il n’existe pas énormément de cartes dans le titre, mais cela s’avère être une jolie illusion. De plus, elles s’avèrent tellement bien réussies que l’on n’a jamais envie de quitter une partie parce que l’on tombe une carte qui ne nous convient pas. A consommer sans modération. Quant à la partie technique, elle reste propre sur cette version PC. On n’est clairement pas devant une claque graphique, mais l’on est sur un soft agréable à regarder, extrêmement lisible en pleine action, et qui peut facilement tourner sur de petites configurations vieilles de quelques années. Du tout bon pour que chacun profite du dernier né du studio californien.

Mention HIT jeuxvideo24, les meilleurs jeux

LE VERDICT
OVERFUN
8
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