Test de LEGO Worlds (Nintendo Switch, aussi sur PC, PS4, Xbox One)

Le test a été réalisé à partir d’une version physique sur Switch.

Un solo qui ne casse pas des briques

L’early access avait le mérite de la simplicité en offrant, au joueur de tout âge, la possibilité d’explorer une carte générée aléatoirement et de participer à des mini-quêtes sans prise de tête. Mais la version finale de LEGO Worlds est tout autre. TT Games a ainsi inclus un mode solo peu divertissant, consistant à vous placer dans la peau d’un explorateur dont la fusée s’écrase systématiquement sur une planète. Il va alors falloir l’explorer pour récolter des briques d’or nécessaires à la réparation du gros engin. Ces briques s’obtiennent en accomplissant des missions pour le compte de PNJ disposés un peu partout sur la carte.

Si les trois premières planètes ont l’avantage de familiariser le joueur avec les outils de construction, peinture, terraforming, clonage et surtout de découverte, la redondance dans les objectifs se fera sentir dès la quatrième planète atteinte. On fait toujours la même chose : untel est coincé dans un trou, il faut surélever la plateforme pour qu’il sorte ; trucmuche veut repeindre sa maison avec une certaine couleur, il faut l’aider ; bidule a besoin d’un objet, il faut aller le découvrir sur la carte (l’emplacement est indiqué) puis le donner. Le tout jusqu’à obtenir 100 briques et pouvoir débloquer des briques spéciales et des objets cachés.

Les à côtés sont assez simpliste : on casse des objets pour gagner de la monnaie LEGO qui permet ensuite d’acheter les objets/briques/animaux/outils/personnages que l’on peut croiser et « scanner » grâce à l’outil de découverte. Le contenu est loin d’être chiche et plusieurs centaines d’items seront ainsi à découvrir. Bref, voyez ce mode comme un immense tuto qui vous permettra de vous familiariser avec le gameplay et surtout les commandes pas toujours intuitives. A ce sujet, le jeu a été complexifié par l’ajout des différents outils et il sera difficile pour un enfant de 6/7 ans de vraiment s’amuser avant une grosse période d’adaptation. Ce qui n’était pas le cas pendant la phase d’early. Dommage.

LEGO et les couleurs

Mais le vrai plaisir de ce LEGO Worlds réside en fait dans son mode sandbox qui permet de générer une planète à la taille variable (3 au choix) et aux environnements différenciés (à choisir également). Accessible directement dans cette version Switch (auparavant il fallait finir le mode solo), la sandbox donne accès à l’ensemble des objets, outils, briques que le jeu peut compter. C’est peut-être d’ailleurs là un point qui pourrait paraître négatif car l’idée de la sandbox initiale était de justement pouvoir découvrir avant de réutiliser. Autant il est sympa d’avoir débloqué ce mode immédiatement sans avoir à passer par la case solo, autant le fait de disposer de tout, tout de suite gâche légèrement l’intérêt de celui-ci. Un mixe entre l’accessibilité immédiate et la possibilité de découvrir les objets, les acheter avant de les utiliser aurait été appréciable.

S’amuseront donc véritablement ceux qui passeront du temps à créer objets et bâtiments ou ceux qui voudront simplement explorer et s’amuser en faisant apparaître armes, personnages et véhicules. D’autant plus que les DLC, inclus dans cette version, promettent de mettre à disposition des héros et ennemis issus de différentes licences à l’instar de Nexo Knight, par exemple. Pour les créateurs, les possibilités seront infinies et la construction brique par brique, y compris des mécanismes complexes, est très intéressante. Reste en revanche un manque concernant l’animation des objets créés qu’il serait bienvenu d’ajouter. Car si l’on peut interagir avec certains items (portes, fenêtres, etc.), il est impossible de faire tourner des rouages par exemple. Encore faut-il s’accommoder des nombreux bugs et ralentissements…

Le véritable plaisir de ce LEGO Worlds réside dans son mode bac à sable

La technique qui des blocs

Car c’est là que LEGO Worlds rate son arrivée sur Switch. En mode dock comme en mode portable, les ralentissements sont légions. La moindre construction un peu imposante met du temps à se construire et ne s’affiche en plus qu’au fur et à mesure. Il n’est pas rare non plus de vivre un crash qui vous ramène au menu de la console. Pour avoir testé sur une map importante en mode sandbox de nombreux changements et modifications (le jeu propose de les effacer ou de les conserver) de celle-ci, nous nous sommes aperçus que les temps de chargement se rallongeaient (et ils sont déjà très longs) et que la navigation sur la map devenait lente et fastidieuse. C’est d’autant plus dommage que graphiquement le titre ne s’en sort pas trop mal avec des objets LEGO fidèles et bien modélisés. Mais les limitations sont là et l’optimisation n’étant déjà pas terrible sur PC, il ne fallait pas s’attendre à des miracles pour cette version Switch à la puissance bien moindre.

LE VERDICT
LEGO SANS DIMENSION
5
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Gamer depuis sa plus tendre enfance. A fait tout son skill sur Quake 3 mais n'a plus progressé depuis. Best ratio sur BF1 ever. Geek de tout un tas de trucs inutiles et coûteux. Type sympa, quand même.

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