Test de Ghosbusters (PC, PS4, Xbox One)

Le test a été réalisé à partir d’une version physique sur PS4.

« Who ya gonna call ? » Non, personne en fait.

Un jeu développé en à peine 8 mois alors que le studio sombrait doucement, mais sûrement, puisque plombé par des problèmes judiciaires, Ghostbusters ne pouvait pas être réussi. Sans surprise, il ne l’est pas. En dépit de tous les soucis que FireForge Games a pu rencontrer, impossible de ne pas reprocher aux développeurs le manque flagrant d’ambition de leur titre. Première chose qui nous interpelle, le soft partage de nombreux points communs avec Sanctum of Slime. Un top-down shooter donc, mais très classique, sans fun, sur lequel on aurait posé quelques visuels sous licence SOS Fantômes. Style de jeu, gameplay, ennemis et environnements, autant d’éléments qui semblent avoir été pompés d’un titre à l’autre. Le problème c’est que le jeu de Behaviour Interactive, vendu une dizaine d’euros à sa sortie (en 2011), avait le mérite de proposer quelques subtilités dans ses mécaniques, ce dont ne s’embarrasse même pas ce nouveau Ghostbusters affiché à 50 euros. Ici, il y a certes un semblant d’arbre de compétences avec quelques caractéristiques à améliorer, mais c’est ultra basique. Il faut également affaiblir les spectres qui se présentent devant nous avant de les smasher puis de les capturer en martelant une unique touche, mais ce sont là les seuls ingrédients qu’ose nous proposer le jeu.

Les crédits de fin s’affichent et avec eux, l’envie d’oublier aussi vite que possible cette triste expérience.

Tout au long des 5-6 environnements dont il dispose, Ghostbusters nous fait traverser des niveaux longuets, sans vie (et sans envie), où l’on croise désespérément les mêmes types d’ennemis adoptant les mêmes attitudes et souffrant des mêmes carences. L’histoire, racontée de manière très grossière et dont, par conséquence, on se fout royalement, n’arrive même pas à servir de carotte à cette morne promenade. Quant au tableau technique, il est tout juste passable avec un style comics du pauvre et quelques bugs/plantages en bonus. On doit également évoquer le jeu en coopération (locale uniquement) pour quatre joueurs, si tant est que vous trouviez trois braves personnes prêtes à souffrir avec vous. Dans le cas contraire, il faut se coltiner une IA alliée débile, incapable de soutenir le joueur. Remarque, on n’est plus à une déception près, mais le comportement de nos coéquipiers agacent franchement quand ils échouent à venir vous relever (une fois la santé à 0) et qu’il faut alors tout recommencer depuis le dernier point de contrôle. Enfin, en guise de final, comme pour nous prouver que l’originalité n’est décidément pas son fort, Ghostbusters nous soumet un niveau où se présentent, chacun leur tour, les boss des précédentes missions avec un ultime combat aussi ridicule que glitché. Les crédits de fin s’affichent alors et avec eux, l’envie d’oublier aussi vite que possible cette triste expérience.

LE VERDICT
BOUH !
2
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Passionné de jeux vidéo depuis qu'il est en âge de tenir un pad, adepte de la news publiée 24h/24 et du test relu 10 fois avant publication. Également râleur pro et (trop) gros consommateur du café.

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