Test de Dishonored : La Mort de l’Outsider (PC, PS4, Xbox One)

Le test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée sur PC.

A Penny Dreadful

Dans Dishonored : La Mort de l’Outsider, le joueur incarne Billie Lurk. Cette assassin, capitaine de navire (le Dreadful Wale) et ex-orpheline recueillie par le non moins célèbre Daud, part à la recherche de son mentor enlevé par une secte d’adorateurs de l’Outsider. Une fois délivré, celui-ci lui donne ensuite un but simple : assassiner l’entité maléfique régnant sur le grand vide et frappant de sa marque tous les protagonistes de la série pour leur confier des pouvoirs fantastiques mais dangereux à plus d’un titre. La quête de Billie va dès lors s’étendre sur 5 chapitres qui vous occuperont 6h en ligne droite et en difficulté moyenne, à travers les différents quartiers de Karnaca que l’on retrouve avec plaisir. Ceux-ci n’ont d’ailleurs pas trop changé depuis Dishonored 2 et si l’exploration des quartiers huppés nous fait découvrir de nouvelles zones et donc de nouveaux décors (mention spéciale pour la zone de l’acte 2, véritablement époustouflante), impossible de ne pas laisser le sentiment de déjà-vu s’installer.

Malgré ce léger manque d’originalité par moment, le plaisir de se promener dans les environnements créés par les français d’Arkane Studios est intact : c’est beau, maîtrisé et surtout débarrassé des soucis techniques qui gênaient la version PC de Dishonored 2 à sa sortie. Encore une fois, pour profiter pleinement du jeu et de son scénario bien ficelé, il faudra explorer, lire les documents, écouter les audio-graphes ainsi que les conversations des nombreux gardes, habitants qui racontent des histoires. Même les rats peuvent être interrogés, c’est dire ! Que demander de plus ? Une durée de vie plus longue et une IA moins stupide par moment. Mais c’est vraiment tout.

Faut pas prendre petite Billie pour une chèvre

Pour mener à bien sa mission, il faudra, comme dans les précédents titres, choisir entre une approche très directe mais souvent synonyme de mort (les ennemis font très mal) ou une approche discrète, létale ou non. Dishonored : La Mort de l’Outsider regorge encore une fois de Succès/Trophées récompensant les différentes méthodes. On souhaitera donc bien du courage aux chasseurs qui voudront s’attaquer aux défis consistant à finir le jeu sans mourir, sans se faire voir et sans tuer. Arkane Studios maîtrise d’ailleurs toujours autant son sujet puisque le level design permet réellement de mettre en place différentes stratégies. On retrouve ainsi des niveaux s’étalant sur plusieurs étages, bourrés de passages secrets, de raccourcis et de chemins détournés pour surprendre ou éviter l’adversaire. Côté outils, l’épée sera toujours de la partie ainsi que des gadgets bien connus (flèches électriques, enflammée, mines etc…). On pourra d’ailleurs les upgrader au marché noir à l’aide de l’argent gagné en collectant des objets ou en réalisant des contrats, sortes d’objectifs secondaires disponibles dans ce même marché et qui constituent peut-être le plus gros challenge du titre : il s’agira en effet de collecter un objet en particulier ou de tuer une cible voire carrément de ne pas se faire repérer pour parvenir à ses fins. Un à-côté amusant et parfois corsé (amusez-vous bien avec celui de la banque…).

En sus, Billie se voit doter par un tour scénaristique que nous ne dévoilerons pas, de 3 pouvoirs (et plus, mais chut). Le premier permet de se déplacer en se téléportant mais de manière différente de ce que pouvaient faire Corvo et Emilie : il s’agit ici de cibler une zone pour y déployer un marqueur. En activant le pouvoir on se retrouve à la place de la marque. Il est ainsi possible de préparer une téléportation puis de bouger et de l’activer au moment opportun. Pas facile à prendre en main, ce pouvoir devient essentiel une fois maîtrisé. Il est même possible d’exploser les ennemis une fois le timing maîtrisé. Le second permet de quitter son corps physique pour se projeter de manière astrale dans un périmètre limité afin de marquer les adversaires et les objets ou tout simplement de repérer le chemin que l’on souhaite emprunter. Particulièrement utile en difficulté avancée, ce pouvoir sert également à détecter les nombreux charmes qui sont toujours de la partie et qui permettent d’upgrader les capacités de Billie en lui conférant des bonus, parfois accompagnés de malus.

Enfin, le troisième pouvoir est beaucoup plus original : il s’agit d’une capacité offrant à Billie la possibilité de voler le visage d’un PNJ et de se faire passer pour lui. Là encore, c’est très pratique pour ne pas se faire repérer. Dommage d’ailleurs que le titre n’offre pas plus d’espace à ce pouvoir qui ne trouve d’utilité qu’à de trop rares (mais sympathiques) moments. Signalons que tant que le joueur possède du « mana », il lui sera possible d’enchaîner les vols de visage pour progresser. A ce sujet, exit les potions permettant de régénérer son énergie : Arkane Studios privilégie une approche plus simpliste puisque celle-ci remonte toute seule au fil du temps. Cela rend l’utilisation des pouvoirs bien plus fréquente et le gameplay gagne du coup en nervosité. Enfin, un petit mot sur la bande-son, impeccable, et les doublages tout bonnement remarquables en VO.

LE VERDICT
LURK PAS BEURK
7
PARTAGER
Article précédentDragon Ball FighterZ : nos vidéos de la bêta
Article suivantTGS : la conférence PlayStation à revisionner (MAJ)
Gamer depuis sa plus tendre enfance. A fait tout son skill sur Quake 3 mais n'a plus progressé depuis. Best ratio sur BF1 ever. Geek de tout un tas de trucs inutiles et coûteux. Type sympa, quand même.

Laisser un commentaire