Test de BioShock : The Collection (PC, PS4, Xbox One)

Le test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée sur Xbox One.

Avec les quelques lignes qui suivent, l’idée n’est pas de vous proposer un regard critique sur les jeux de cette compilation, puisqu’ils sont déjà connus par la plupart des joueurs, mais plutôt de faire un petit point sur l’intérêt que présentent ces versions remastérisées.

Vers l’Infinite et en-dessous

Quand on s’est rendu compte que le premier BioShock était paru il y a déjà plus de neuf années, on a franchement pris une claque dans la tronche. Pas de bol, le jeu d’Irrational Games accuse lui-aussi d’un petit coup de vieux dans sa version remastérisée par Blind Squirrel Games. Il y a d’un côté ce gameplay qui accuse des lourdeurs bien moins faciles à accepter maintenant, de l’autre une technique qui a du mal à masquer le poids des années. Les 60 images par seconde et l’affichage 1080p font le job, clairement, mais il ne suffit de rendre l’ensemble plus fluide, plus lisse et un peu plus clinquant pour faire de BioShock un titre digne de son nouveau support. Le même constat s’applique également au second épisode, avec cette impression que l’expérience a été légèrement rafraîchie pour faire meilleure figure sans pour autant avoir fait l’objet d’un profond travail. Il faut arriver à Infinite pour avoir un titre qui tienne réellement la route, techniquement parlant, dans BioShock : The Collection sur Xbox One. Une chose qui s’explique tout simplement par la relative jeunesse du jeu (BioShock Infinite est sorti en 2013) et le fait que c’est la version PC, parfaitement au point à l’époque, qui s’exporte sur notre console avec sa technique encore convaincante. Oui, un jeu PC de 2013 fait bonne figure sur une console en 2016. Quant à la jouabilité de cet épisode, elle est évidemment plus moderne, plus souple et montre, encore à l’heure actuelle, toutes ses qualités.

Un contenu conséquent, c’est certainement la principale qualité de BioShock : The Collection.

Du côté des bonus, 2K Games et Blind Squirrel Games ont assuré l’essentiel avec la présence des contenus additionnels des jeux, et un peu plus encore. Le premier volet se présente ainsi avec ses coriaces Challenge Rooms mais aussi ses vidéos commentées (à débloquer dans le jeu) pour en apprendre un peu plus sur l’élaboration de la franchise. Un musée virtuel permet quant à lui de découvrir des dessins conceptuels des environnements de Rapture en plus de visualiser des éléments inédits, qui n’ont pas vu le jour dans la version finale de BioShock. Une promenade assurément plaisante qui intéressera n’importe quel joueur qui veut en apprendre davantage sur le titre. La version remastérisée de BioShock 2 n’a pas droit à un tel musée, simplement à la présence des Épreuves de Protecteur toujours aussi peu folichonnes et à l’extension scénarisée L’Antre de Minerve, sympathique conclusion des événements de Rapture. De son côté, le remaster BioShock Infinite se contente lui-aussi de proposer les DLC du jeu d’origine, à savoir les sympathiques deux épisodes de Tombeau sous-marin, les défis un peu rébarbatifs de Carnage Céleste et les éléments dispensables du Columbia’s Finest Pack.

Un contenu conséquent, c’est certainement la principale qualité de BioShock : The Collection, surtout si vous faites partie des fans de la franchise et que vous attendiez le bon moment pour vous refaire tous les épisodes. D’ailleurs, il faut réellement avoir la volonté de se retaper la trilogie pour justifier l’achat de cette compilation, le travail réalisé sur ces versions remastérisées étant donc assez discutable. En revanche, si vous avez la chance d’être un néophyte complet à la franchise, alors voici là un excellent point d’entrer dans l’univers de BioShock. Certes, il faut passer outre une jouabilité vieillissante pour les deux premiers opus, mais l’occasion est trop belle de vous farcir ce qui reste une excellente trilogie, composée de jeux tout bonnement incontournables.

LE VERDICT
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Passionné de jeux vidéo depuis qu'il est en âge de tenir un pad, adepte de la news publiée 24h/24 et du test relu 10 fois avant publication. Également râleur pro et (trop) gros consommateur du café.

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