Test de Alienation (PS4)

Le test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée sur PS4.

Alien Nation

Décidément notre bonne vieille planète n’en n’aura jamais terminé avec les attaques extraterrestres. Dans Alienation les aliens ont débarqué sur terre en mode discrétion absolue, mais se sont quand même fait légèrement remarquer. Les différents gouvernements ont bien tenté d’étouffer l’affaire, mais les choses ont rapidement mal tourné et voilà que l’humanité toute entière est en train de payer le prix de cette manipulation ratée. Les aliens ont pris le contrôle de toute la planète. Toute ? Non ! Un petit groupe d’irréductibles humains résiste encore et toujours à l’envahisseur. Un groupe répondant au nom de l’UNX refuse d’accepter l’inévitable et tente le tout pour le tout en mettant au point des exosquelettes de combat qui permettent, à leur porteur, d’obtenir des capacités hors du commun. Effectivement, raconté ainsi Alienation ne brille clairement pas par son originalité ni même sa profondeur mais en l’état le scénario suffit amplement à justifier le seul objectif du jeu.

Alienation se présente donc comme un twin stick shooter vu du dessus. On se déplace avec le stick de gauche on et vise avec celui de droite. Classique, efficace, il ne faut que quelques minutes pour prendre les choses en main et être tout de suite efficace sur le champ de bataille. Chose amusante, à l’instar de Dead Nation, on retrouve dans les menus un classement des pays dans la course à l’éradication des forces aliens montrant quelle nation se débrouille le mieux dans cette chasse au sorcière 2.0. Le début de l’aventure commence par le choix d’une classe parmi les trois disponibles, chacune proposant ses propres avantages et inconvénients bien évidemment. Le tank sera parfait pour ceux qui aiment foncer dans le tas tout en provoquant de lourds dégâts. Vient ensuite le biospécialiste qui se présente plus ou moins comme le médecin de la bande et qui peut attaquer les ennemis à l’aide de nanomachines. Enfin le saboteur tire plutôt vers la furtivité avec sa capacité lui permettant de disparaître aux yeux des ennemis. Évidemment ces capacités pourront évoluer au fil du temps avec des points d’expérience remportés à chaque fois que le barre d’expérience sera pleine, permettant ainsi à Housemarque d’introduire une petite notion de personnalisation franchement bienvenue.

Guns. Lots of guns.

Une fois sa classe choisie il est donc temps d’aller botter des culs sur le terrain. Contrairement à Dead Nation les niveaux ne sont pas linéaires et il n’est pas simplement question de se rendre d’un point A à un point B. Afin de terminer chaque mission le joueur doit remplir différents objectifs mais peu tout à fait se balader sur la carte puisqu’elles sont totalement ouvertes et que rien n’empêche de se promener comme on l’entend. Sur ces cartes on pourra trouver des balises qui, une fois activées, serviront de point de départ en cas de mort. Cela évitera donc de recommencer depuis le début de la carte mais il faudra tout de même garder à l’esprit que tous les ennemis seront revenus. Du coup si le joueur était à court de munition lors de sa mort il ne sera pas forcément simple de repartir du bon pied. Exit donc les checkpoint de Dead Nation où l’on pouvait refaire ses stocks avant de repartir à l’assaut, dans Alienation la mort est plutôt synonyme de prudence au moment de repartir à l’attaque. Pour éviter de mourir justement, chaque personnage a à sa disposition trois emplacements d’arme. L’arme principale, la secondaire et l’arme lourde. S’y ajoute la compétence spéciale propre à chaque classe et un accessoire type grenade histoire de rajouter un peu de puissance de feu. Que du classique en somme, avec une mécanique pour recharger ses armes calquée sur ce que faisait Gears of War en son temps et la possibilité de faire exploser différents éléments du décors pour un maximum d’efficacité à moindre frais.

Vu comme ça, Alienation ne semble pas vraiment très différent de Dead Nation et pourrait même être vu comme un simple skin. Heureusement les petits gars de chez Housemarque ont introduit plusieurs petites nuances dans le gameplay. À commencer par le loot que ne renierait pas un jeu comme Diablo III, la quantité en moins tout de même. Le jeu propose, classiquement, plusieurs niveau de qualité avec une probabilité d’apparition inversement proportionnelle à la rareté de l’objet en question. L’autre nouveauté par rapport à Dead Nation c’est le système plutôt complet d’upgrade. Chaque arme est régie par ses dégâts, sa cadence de tir, la taille de son chargeur et ses chances de coups critiques. Des statistiques que l’on peut faire évoluer en utilisant des matériaux trouvés tout au long des missions ou en recyclant les armes inintéressantes récupérées sur les ennemis.

Il est bien rare de rester immobile dans Alienation, le jeu forçant le joueur à toujours rester en mouvement pour ne pas se faire laminer.

Rinse and Repeat

Tout ceci n’a, au final qu’un seul but : faire en sorte que le joueur dispose de la puissance de feu nécessaire pour faire face au challenge que propose Alienation, surtout dans les modes de difficulté supérieure. Le jeu n’est pas avare en ennemis avec des vagues parfois impressionnantes qui arrivent de partout. Du coup il est bien rare de rester immobile dans Alienation, le jeu forçant le joueur à toujours rester en mouvement pour ne pas se faire laminer. En solo cette difficulté se traduit également par un manque rapide de munition poussant les joueurs à apprendre à éradiquer la menace extraterrestre avec la plus grande efficacité possible. Également présent, le mode multijoueur pousse le plaisir encore plus loin que Dead Nation (qui jouait beaucoup sur la dimension isolement des deux protagonistes pour poser son ambiance) avec la possibilité de jouer jusqu’à quatre dans la même partie. Le délire devient alors total et la coordination prime avant tout pour pouvoir s’en sortir sans trop de complication. Si on regrette qu’Housemarque n’ait pas songé à proposer une 4ème classe afin de pouvoir mettre sur pied des escouades parfaitement équilibrées, on se console avec des compétences qui sont parfaitement complémentaires et qui permettent, avec un minimum d’entente entre les joueurs, de se monter des équipes terriblement efficaces.

Alienation devient alors rapidement un défouloir géant dans lequel les aliens se succèdent à la vitesse grand V ne laissant aucun répit aux joueurs. À l’instar de Resogun la console n’a aucun mal pour afficher les centaines d’ennemis à l’écran renforçant cette terrible impression de seul contre tous. Le jeu est d’ailleurs très réussi visuellement avec des effets tout simplement somptueux. Explosions, particules, pluie ou encore feu et fumée participent à ce feu d’artifice visuel qui ne cesse jamais de nous en mettre plein les mirettes. Et comme si cela ne suffisait pas, en se payant les services de Ari Pulkkinen (Trine, Resogun et Dead Nation) Housemarque offre aux joueurs une bande son totalement convaincante et parfaitement dans le ton histoire de nous en mettre aussi plein les oreilles.

Bref, s’il est difficile de reprocher quoique ce soit à Alienation on ne peut pourtant pas, contrairement à Dead Nation, ignorer cette sensation, trop rapide, de toujours faire la même chose. On regrette un peu qu’Housemarque n’ait pas proposé plus d’environnements différents. Si on voyage dans des lieux d’une mission à l’autre, comme le Brésil, l’Alaska, l’Ukraine ou un vaisseau Alien, le studio n’a rien trouvé de mieux que de simples aller-retours d’une région à l’autre pour tenter d’éviter que les joueurs ne se lassent. Dommage également que les objectifs ne soient pas plus variés. Détruire des nids aliens, récupérer de l’équipement, inspecter une installation humaine ou éliminer un type d’ennemi n’a rien de particulièrement excitant, surtout quand on ne fait que ça depuis le début. On aurait vraiment apprécié que le studio reprenne le concept de Dead Nation qui, par sa nécessité d’aller de l’avant pour progresser, empêchait le joueur de tomber dans cette simili monotonie que certains joueurs (solo principalement) pourront ressentir. On pourra tout de même se consoler avec les apparitions aléatoires de monstres de type élite. Plus costauds ils offrent, une fois terrassés, un loot beaucoup plus intéressant que la majorité des ennemis, histoire de motiver les joueurs à continuer l’aventure et à tenter, pourquoi pas, la difficulté hardcore dans laquelle la mort d’un personnage est définitive.

LE VERDICT
BELLE INVASION
7
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Rédacteur/Testeur/Râleur tendance sociopathe avec un sérieux penchant pour le troll méchant. A développé une sale dépendance à BF1 et Darkest Dungeon.

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