Test de Absolver (PC, PS4)

Le test a été réalisé à partir d’une version dématérialisée sur PC.

Les bonnes résolutions

La première chose qui nous a surpris lorsque l’on a lancé Absolver le jour de sa sortie, c’est qu’en 2017 il n’est toujours pas facile d’avoir un jeu qui supporte toutes les résolutions d’affichage, notamment le format ultrawide (21:9) dont sont pourtant dotés certains écrans depuis quelques années. Ainsi, nous avons eu l’amère surprise de voir qu’en 3440×1440, Absolver arrive tout juste à afficher correctement son interface. Et oui, quelle joie d’avoir le HUD calé dans les barres noires et qui se niche dans les extrémités de notre écran… Compréhensibles, on se dit que l’on va se contenter d’un affichage en 1920*1080 qui règle généralement les soucis de ce genre mais ici, ça ne suffit malheureusement pas. L’image se retrouve totalement déformée, élargie, écrasée… Bref ça en devient une bouillie sans nom. Pire, une fois le jeu lancé, on constate que les cinématiques supportent parfaitement notre fameuse résolution large. Comment les gars de Sloclap se sont débrouillés ? Mystère, ils ont en tout cas réussi à nous proposer quelque chose que l’on n’avait jamais vu jusque-là.

Faisons fi de ce démarrage pour le moins désagréable et rentrons dans le vif du sujet. Dès la création de notre personnage, assez basique, un premier choix crucial s’impose à nous : quelle école d’art martial faut-il intégrer ? Sachez que l’école va définir la capacité que votre personnage va utiliser lorsque que vous bougerez votre stick droit dans une direction : une parade, une esquive et une absorption de coup. Il faudra être précis et concentré lorsque l’on utilisera ces capacités, au risque de se prendre de grosses mandales dans la trogne. Votre personnage étant créé, une cinématique nous fait brièvement comprendre que l’on va partir en quête des « Masqués ».

Au bal des Masqués

Non, ce n’est pas mardi gras mais dans le monde d’Absolver, tous les protagonistes portent un masque. Ceux qui possèdent le titre de « Masqués » ne sont ni plus ni moins que des boss qu’il faut trouver au cours de votre bref voyage. Attention, ceux-ci peuvent se cacher dans des endroits qui vous demanderont de bien fouiller les zones que vous explorerez. Seulement voilà, force est de constater que l’aventure « solo » que nous propose Absolver est très maigre. Les six boss n’en sont pas vraiment, ils proposent un combat classique contre un adversaire qui a juste beaucoup plus de vie que ses sbires et qui frappe plus fort. Une (toute) petite huitaine d’heures, en prenant vraiment son temps, suffira à boucler l’aventure. Cependant, faire et refaire les combats permettra au joueur de débloquer des nouveaux coups qu’il pourra ajouter à son personnage, pour créer son propre combo. Un peu comme un deck de cartes, le joueur est ainsi invité à étoffer sa liste d’attaques afin de trouver la combinaison ultime pour démolir tous ses adversaires. Ces attaques sont déblocables par un système d’apprentissage pour le moins déroutant : il faut parer ou bloquer les coups des ennemis (avant de les vaincre) afin de faire augmenter une jauge d’XP propre à chaque coup. Quand celle-ci est remplie à 100 %, on débloque alors la nouvelle « carte » pour le deck.

L’intérêt de tout cela est d’aller ensuite tester votre maîtrise des arts martiaux contre les joueurs que vous croisez dans le monde ou en arène PVP. Attention cependant, à la sortie les serveurs étaient aux fraises, ce qui rendait l’expérience pas agréable du tout. On va donc faire ici l’impasse de la qualité du jeu en ligne, alors que c’est son argument principal… Dans les rares moments où les serveurs tenaient le coup, le jeu a pris tout son sens : chaque joueur rencontré peut être un ennemi potentiel, voire un précieux allié, et donc vous offrir un moment unique, nous rappelant (encore une fois) les invasions des Souls-like. Mais Absolver pioche quelques idées ici et là sans pour autant en capter l’essence. Les autels (qui fonctionnent comme des bonfires de Dark Souls) ne servent qu’à inviter des amis, sans pour autant permettre de se téléporter d’une zone à l’autre. Le joueur doit aussi gérer le poids de son équipement, du loot à récolter de manière aléatoire à la fin d’un affrontement ou dans certaines caches. Plus lourd est l’équipement, plus vite l’endurance est consommée et moins rapides sont les déplacements.

LE VERDICT
POING FINAL
6
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Troubadour qui traubade un peu trop. Crie fort quand "ça ne touche pas".

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