Aperçu de Transference (PC, PS4, Xbox One)

Nos impressions ont été rédigées après une session jouable sur PC avec l’Oculus Rift et les manettes Touch

Where is my mind ?

Être le sujet d’un test visant à plonger dans les souvenirs d’un soldat qui s’est donné la mort parce qu’il souffrait notamment de trouble de stress post-traumatique, voilà ce qu’une brève nous vidéo nous explique avant qu’un casque de réalité virtuelle nous soit vissé sur la tête. «Vous êtes en totale sécurité » nous lâche-t-on un sourire en coin, forcément on n’y croit pas vraiment. Si SpectreVision affirmait en juin dernier que Transference n’était pas un jeu d’horreur, il faut bien reconnaître qu’il en propose pourtant tous les codes avec son atmosphère inquiétante où se succèdent des scènes peu rassurantes et des effets conçus pour nous faire flipper. Il ne faut en tout cas pas longtemps, une fois dans le jeu et notre regard qui examine chaque recoin de la maison dans laquelle on évolue, pour ressentir cette impression. Puisque l’on est équipé des manettes Touch de l’Oculus et que nos mains apparaissent virtuellement dans le titre, on fait nos premiers pas en touchant à peu près à tous les éléments du décor à notre portée.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, nous ne résistons pas à l’envie de préciser que Transference est bigrement intuitif. Si un bon nombre d’objets peuvent être manipulés, certains nous livrant alors quelques informations sur la famille au cœur du jeu, il faut reconnaître que l’on ne met jamais longtemps à trouver quoi faire et quoi bouger pour progresser. Quand on est en immersion dans un tel univers, ce côté « naturel » des choses est d’autant plus important qu’il nous permet de ne jamais tourner en rond et c’est fortement appréciable, même sur démo d’une demi-heure. Dans Transference, on essaie donc de reconstruire certains schémas du passé en trouvant des objets et en les liant à d’autres éléments, d’une époque à l’autre. Concrètement, manipuler un interrupteur dans le jeu permet de faire un bon de 10 années. Les objets gardés dans les mains étant transportables d’une époque à l’autre, on comprend qu’il faut par exemple embarquer une clé du « présent » pour pouvoir ouvrir une porte dans le passé et ainsi descendre dans un sous-sol autrement inaccessible. Une mécanique simple mais efficace, qui sera exploitée durant toute l’expérience de Transference nous assure-t-on.

Bien sûr, enchaîner les découvertes a une certaine influence sur chacune des époques, l’occasion de croiser brièvement (et de manière flippante, évidemment) les « acteurs » de ces douloureux souvenirs. Portes qui claquent, objets qui bougent tout seul, personnages qui apparaissent lorsque l’on se retourne, tout est réuni pour nous mettre mal à l’aise. Et ça fonctionne, comme dans un bon thriller que l’on regarderait en disant qu’on sait déjà ce qu’il va passer mais qui arrive tout de même à nous surprendre. Sur la fin de la démo, après avoir mis en avant un bon nombre d’éléments du souvenir exploré, un puzzle visuel nous a été soumis. Comprenez par là qu’il nous a fallu jouer avec le regard pour mettre en évidence une porte autrement invisible. Une question de perspective donc pour une situation de jeu qui, là encore, sera utilisée à de multiples reprises dans Transference.

Sans nul doute la meilleure expérience de réalité virtuelle de notre gamescom, Transference nous a totalement séduit avec son ambiance unique et son univers intriguant dans lequel on évolue presque naturellement. Pourtant, il se passe des choses extrêmement dérangeantes dans le titre d’Ubisoft et SpectreVision, des événements dont on a hâte de voir ce qu’ils nous réservent sur la durée. Un titre VR à surveiller de près, assurément, même s’il sera également jouable de manière traditionnelle avec un seul pad.

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