Aperçu de The Evil Within 2 (PC, PS4, Xbox One)

Nos impressions ont été rédigées après une prise en main du jeu sur PC.

Mobius et bouche cousue

Si Sebastian Castellanos pensait en avoir terminé avec le STEM, c’était sans compter sur d’étranges révélations concernant sa fille Lily dont il croit pouvoir retrouver la piste. Voilà notre détective lancé sur les traces d’une équipe de recherche de Mobius, au cœur d’une mystérieuse et inquiétante ville du nom d’Union. Nos premières minutes dans The Evil Within 2, nous les passons dans une installation désaffectée où nous ne tardons pas à faire la rencontre d’une immonde créature dont les cris nous glacent encore le sang et à croiser la route du psychopathe Stefano. Arrive alors une course-poursuite sous la forme d’un mini-didacticiel, histoire de tester toute la panoplie de mouvements de notre héros. Côté gameplay justement, cette suite ne semble pas vouloir trancher avec le premier volet et il est facile de trouver ses marques, que l’on ai plié The Evil Within ou que l’on soit juste un adepte des jeux du genre. L’approche reste également la même, avec une gestion nécessaire des ressources et des affrontements à mener de préférence en toute discrétion, ce qui reste plus efficace que le bourrinage.

Notons tout de même que deux schémas sont proposés pour les contrôles, le premier étant destiné aux joueurs du premier volet alors que le second est conseillé à ceux qui ont l’habitude de jouer à d’autres TPS (le sprint est assigné au stick gauche alors que le menu des armes et la mise à couvert sont attribués aux boutons de tranche). Pour le reste, les caisses renferment toujours des munitions, les seringues de santé permettent de retrouver des couleurs quand cela est nécessaire (même si la jauge de vie se restaure automatiquement d’un cran si Sebastian reste tranquille un moment) et le green gel sert à débloquer des compétences. L’interface utilisateur et les menus ont quant à eux été revus pour gagner en lisibilité, une bonne chose. Mais revenons-en à notre périple qui, d’un coup d’un seul, prend une toute autre ampleur lorsque l’on débarque « réellement » dans cette ville d’Union, une contrée presque Silent Hillesque.

Un large environnement ouvert qui nous permet d’une part de découvrir une première safe zone, laquelle renferme notamment un établi pour crafter/améliorer les armes (le crafting est toutefois possible n’importe où, mais consomme plus de ressources hors safe zone) et de quoi se restaurer. Équipé d’une radio, Sebastian peut pister différentes séquences pour retrouver la trace de Lily et continuer l’histoire principale, ou alors capter d’autres signaux qui nous proposent des histoires secondaires. Parfois il est simplement question de trouver de l’équipement sur ce qu’il reste des corps d’agents de Mobius alors que d’autres de ces fréquences nous mènent sur les traces du passé de notre héros, par exemple. L’idée est de rendre The Evil Within 2 moins linéaire qu’il n’y paraît, reste à voir si l’illusion fonctionnera dans le jeu complet. Enfin, n’oublions pas d’évoquer l’aspect technique du jeu de Tango Gameworks avec une version PC déjà très convaincante alors même qu’il reste plusieurs mois avant sa sortie. Mention spéciale aux rues de la ville d’Union, de nuit avec un éclairage savamment dosé, qui ont fière allure.

En se plaçant comme une suite directe, sur tous les plans, The Evil Within 2 n’entend pas bouleverser les codes qui le composent. Certaine de tenir la formule adaptée à ce genre de titre, l’équipe de Tango Gameworks semble donc se contenter de petites retouches rendant l’expérience plus fluide et plus agréable. De ce que l’on a pu voir et essayer, cela devrait suffire à faire du jeu un survival-horror de qualité, au moins aussi bon que pouvait l’être son aîné. Seule sa sortie en octobre prochain pourra nous conforter dans cette impression.

1 COMMENTAIRE

  1. J’ai aimé le premier jusqu’au deux tiers du jeu. Après c’est parti dans le n’importe quoi sans aucune cohérence, dommage. Je ferai quand même ce 2, mais après le dernier RE que je n’ai toujours pas fait d’ailleurs.




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