Aperçu de Super Mario Odyssey (Nintendo Switch)

Nos impressions ont été rédigées après une prise en main sur Switch.

Chapi Chapo

Le Sand Kindom, voilà le monde que nous avons pu découvrir dans cette démo de Super Mario Odyssey. A l’inverse de New Donk City (le simili New York du jeu), ici c’est un niveau plus classique que les joueurs retrouvent avec une direction artistique reconnaissable parmi toutes et des environnements hauts en couleur, mais aussi un monde manquant d’un peu de vie. On sait que la console de Nintendo est capable d’afficher de belles choses à l’écran mais de ce qu’on a vu, Super Mario Odyssey se contente de l’essentiel sans chercher à nous en mettre plein les mirettes malgré la présence d’animations à craquer. Les autres environnements ont encore la possibilité de nous surprendre, et on connaît la capacité des équipes de Nintendo sur ce point là, inutile donc de s’arrêter à ce seul aspect technique puisque le soft a de toute manière d’autres choses à faire valoir.

Peu importe où Mario se trouve, son objectif est le même à chaque fois : trouver des croissants de lune. Des éléments à dégoter en accomplissant des objectifs bien précis mais qui peuvent aussi être obtenus en se pliant à certains défis, en fouinant dans chaque recoin d’un niveau ou par le simple fait de parler avec un PNJ, par exemple. Ces fameux croissants sont partout, tous les récolter demandera probablement un (très) grand nombre d’heures et on imagine déjà le plaisir que trouveront les complétistes à s’atteler à la tâche. Que l’on soit un accro au 100% ou un joueur plus pépère, Super Mario Odyssey nous oblige à adopter une nouvelle mécanique qui se révèle être au cœur du jeu : Cappy. Un curieux compagnon qui prend place dans la casquette de notre plombier moustachu pour en faire une véritable arme capable de venir à bout de tous les ennemis mais permettant aussi de récolter pièces et croissants de lune autrement hors de portée. La mécanique est simple et intuitive, mais elle prend une plus grosse ampleur lorsqu’on se rend compte que Cappy peut être utilisé comme plateforme de fortune. La preuve, s’il en fallait une, que le jeu saura allier simplicité de la jouabilité avec une richesse et une précision dans le gameplay qui font franchement plaisir à voir. Et à jouer.

Pour enrichir un peu plus sa formule, Super Mario Odyssey réserve quelques passages 2D pixelisés aux joueurs, histoire d’entretenir cette flamme qui brille depuis si longtemps, mais le jeu propose surtout d’incarner temporairement à peu près tout ce que Cappy peut toucher. Un lancé de casquette sur une Bill Balle et nous voilà au contrôle de la célèbre balle, capable de voler dans les airs pour atteindre, un croissant de lune. Les ennemis ne sont pas les seuls éléments à pouvoir être incarné puisque Mario pourra aussi prendre le contrôle de choses plus anecdotiques de prime abord, tel un cactus, mais qui se révèle finalement utile pour, là encore, trouver une autre récompense. On comprend alors que les possibilités seront énormes et que les surprises qui en découleront seront nombreuses, bref on se surprend à rêver d’un jeu Super Mario plus riche que jamais. Dernière chose appréciable dans notre démo, la possibilité d’utiliser la monnaie locale (différentes des pièces classiques et propre à chaque environnement) pour acheter de nouveaux costumes. Un aspect purement esthétique du jeu ? Pas vraiment puisque, dans le cas du monde New Donk City, le fait de revêtir le costume de Mario Maker permet à notre héros d’accéder à un building qui lui est autrement interdit.

Enfin, un petit mot sur les drapeaux en guise de checkpoint que l’on active simplement en passant dessus et qui nous permettent de revenir rapidement vers l’endroit en question si on le souhaite par la suite. C’est aussi là que l’on réapparaît en cas d’échec ou de chute mortelle, même si Super Mario Odyssey ne dispose pas de game over à proprement parler et que seules quelques pièces nous sont confisquées à chaque réapparition. Tout sera fait pour ne pas fruster ou punir les joueurs donc, on pouvait s’en douter. Dans Sand Kindom nous avons également pu découvrir le Jaxi (croisement orthographique entre un jaguar et un taxi), un animal que Mario peut chevaucher pour filer à toute allure et, accessoirement, se rendre à des endroits auxquels il n’aurait pas accès seul. L’occasion de découvrir un autre type de gameplay avec une créature bien plus difficile à contrôler que notre héros. D’ailleurs, si on nous encourage à jouer avec les motion controls qui fonctionnent assez bien, il faut tout de même avouer que l’on revient naturellement au gameplay classique avec les touches. Sur ce point, le choix appartiendra à chacun et Super Mario Odyssey ne semble pas vouloir imposer un style en particulier.

En janvier dernier, nous découvrions Super Mario Odyssey avec quelques doutes sur ce que Nintendo voulait bien montrer. Quelques mois plus tard, et après une bonne session de prise en main, on a enfin pris conscience de ce que le jeu sera vraiment capable d’offrir aux possesseurs de Switch : un Super Mario au top de sa forme et doté d’un potentiel énorme avec de nouvelles mécaniques prometteuses. Vivement la fin octobre que l’on puisse confirmer tout le bien que l’on pense déjà de cet épisode.

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