Aperçu de Pathfinder Kingmaker (PC)

Nos impressions ont été rédigées après une présentation puis une prise en main du jeu sur PC.

Old school

Un bon vieux CRPG comme les plus anciens d’entre-nous les aiment, voilà comment on est tenté de qualifier Pathfinder Kingmaker. Un caractère vieille école qui n’enlève absolument rien au charme du jeu, bien au contraire, et à ce stade de développement (sa sortie ne se fera pas avant 2018) il est déjà très agréable à l’oeil avec une vue en 3D isométrique du plus bel effet qui n’est pas sans rappeler les derniers Divinity, par exemple. Mais inutile de s’attarder plus longuement sur la partie technique de ce titre qui mérite amplement qu’on parle de ses autres aspects. Les quêtes, tout d’abord, nous font elles-aussi penser à ce que l’on a connu avec d’anciens titres du genre. Dans notre prise en main, il était ainsi question d’aller enquêter sur les dégâts causés sur une ferme par des trolls, une mission toute simple qui est prétexte à un long chemin où s’enchaînent les combats aléatoires, les très longs dialogues et les rencontres parfois improbables. On ne s’attardera pas sur la carte du monde assez pauvre/sommaire pour le moment (mais notons la non-linéarité des trajets nous permettant de fuir ou non un affrontement), soulignons plutôt que les objectifs qui nous sont proposés s’avèrent être très classiques mais n’hésitent pas à multiplier les informations et les sous-quêtes jusqu’à nous faire perdre le fil.

Pour s’y retrouver, on se dit alors qu’un petit tour par les menus s’impose. Bien mal nous en a pris car à l’image du reste des ingrédients du jeu, Pathfinder Kingmaker nous donne l’impression d’être une œuvre très complexe qui nous serait soumise alors qu’on ne dispose pas des éléments nous permettant d’en comprendre totalement les codes. Difficile en effet d’appréhender une telle expérience avec seulement 45 minutes de jeu, mais c’est assez pour croire en la capacité de Owlcat Games à rendre l’expérience finale un peu plus attrayante et moins archaïque qu’elle n’y paraît, sans pour autant lui enlever son cachet old school. Ne boudons pas notre plaisir, même en étant un peu largués nous avons pris plaisir à affronter trolls, bandits et à aider des gobelins à sortir leur charrette de l’eau. Des faits de jeu qui nous permettent de vous parler des combats qui se déroulent en temps réel mais avec une pause automatique (avant chaque affrontement) pour préparer au mieux notre héroïnes et ses compagnons. Avec cette configuration, on peut ainsi attribuer des tâches à nos personnages mais une fois le temps réel réactivé, c’est à nouveau la confusion qui nous envahit. Certes, on était là encore un peu perdu devant les coups et les sorts à disposition pour chaque personnage (régente, chevalier, mage, prêtre), mais il faut avouer que même après avoir sélectionné attentivement les actions de notre troupe on a eu du mal à jauger de l’efficacité de nos actions. On s’interroge également sur ces longs moment de flou entre les actions que l’on entreprend et ce qui se passe à l’écran, ainsi que la mollesse générale qui ressort des combats.

Notre frustration est d’autant plus grande que Pathfinder Kingmaker semble impitoyable avec ses joueurs. On ne va pas vous mentir, la démo était particulièrement difficile à aborder et le jeu de Owlcat Games donne l’impression de ne pardonner aucun faux pas. Un équilibre à remettre en cause ? L’avenir nous le dira, en attendant on va se contenter de rappeler que le jeu intégrera donc une grosse partie Kingmaker puisque, en tant que régent, le soft nous laisse faire évoluer notre royaume de la manière que nous sied le plus, en étant adoré ou détesté par exemple. Un alignement qui passe en partie par les dialogues avec les PNJ, phases durant lesquelles on peut très bien utiliser nos capacités pour arriver à nos fins en gardant en tête que chaque réponse a ses conséquences. N’oublions pas de mentionner que Chris Avellone est impliqué dans le projet mais ça, ça n’a rien d’inédit.

Pathfinder Kingmaker sera un RPG à l’ancienne, on n’en doutait pas vraiment depuis que le jeu a été dévoilé et ce n’est pas cette prise en main qui va remettre en cause notre jugement. Avec son « real time with pause » et ses autres mécaniques déjà croisées ici et là, le titre de Owlcat Games ne cherche clairement pas l’originalité et ne souhaite pas bousculer la formule du CRPG. Pathfinder Kingmaker n’en reste pas moins plaisant à jouer, même à ce stade et malgré une certaine difficulté, sans oublier qu’il est déjà visuellement plutôt attrayant et fidèle à l’univers qu’il représente.

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