Impressions sur Outcast : Second Contact (PC, PS4, Xbox One)

La présentation du jeu a été assurée sur PC alors que la démo jouable était accessible sur PlayStation 4.

Quelques années plus tard

Yves Grolet fait partie de ces personnes que vous aimez écouter, le genre de concepteur qui vous parle de son titre avec les yeux de l’amour sans pour autant s’empêcher de pester en public quand il voit quelque chose à l’écran qui ne lui plaît pas (des bugs, évidemment). Fier de son bébé, il nous rappelle que Outcast Second Contact s’appuie sur le code source du jeu d’origine avec, bien évidemment, une refonte réalisée à l’aide d’un moteur Unity que le studio s’est totalement approprié. Techniquement, cela donne un jeu propre et parfois bluffant, avec une planète Adelpha joliment colorée, cela en prenant en compte que le titre n’est pas découpé en zones mais s’assimile plutôt à une immense ère de jeu. Bien sûr, on n’échappe pas à quelques animations qui nous rappellent le grand âge d’Outcast, les PNJ se ressemblent tous et les dialogues semblent manquer d’un peu de punch. A ce propos, les répliques d’origine ont été reprises et aucun ajout n’a été effectué. Un constat qui s’applique à l’ensemble du contenu du jeu, Yves Grolet expliquant que l’expérience de base est déjà assez conséquente et se suffit donc à elle-même. Comptez 30 heures de jeu pour la mission principale selon lui, un chiffre qui peut sensiblement augmenter en prenant le temps de découvrir ce que Adelpha a à offrir.

Manette dans les mains, Outcast : Second Contact montre également que ses mécaniques sont d’un autre âge sans pour autant paraître désuètes, bien au contraire. A condition de savoir dans quoi on s’embarque en jouant au titre d’Appeal, on (re)découvre donc une histoire structurée en quêtes et sous-quêtes où il s’agit la plupart du temps d’aider un PNJ pour l’inciter à nous aider. Beaucoup de services à rendre et d’aller-retour sont au menu, nous l’avons constaté avec notre prise en main et on imagine aisément que le reste du jeu ne sera pas différent. C’est long, ça paraît fastidieux et pourtant ça fonctionne. Sommes-nous aveuglés par notre seule nostalgie ou l’univers d’Outcast a-t-il vraiment ce petit plus qui change tout ? Voilà qui sera à l’appréciation de chacun, mais force est d’avouer qu’il y a un certain côté fascinant dans jeu d’Appeal.

Autre marque d’une certaine époque, les gunfights où c’est l’esquive qui prime. Les tirs sont suffisamment « lents » pour que le joueur puisse les voir arriver et ainsi faire le pas de côté qu’il faut pour éviter les projectiles. L’ami Cutter Slade, notre héros, dispose d’un arsenal relativement varié et les bourrins y trouveront leur compte si tant est qu’ils aient pris soin de vérifier qu’ils possèdent suffisamment de munitions. L’IA ennemie a d’ailleurs eu droit à quelques ajustements et se montre plus mobile mais aussi plus habile, punissant le joueur qui osera s’aventurer dans une zone hostile sans y être suffisamment préparé. On pourrait également vous parler de l’inventaire et des menus eux-aussi témoins d’un âge révolu du jeu vidéo (ce n’est pas péjoratif, ils restent totalement adaptés), mais il faut surtout comprendre que Second Contact fait ce qu’il faut pour se moderniser sans pour autant renier son identité.

Preview de Outcast Second Contact sur jeuxvideo24, gamescom 2017

De la suite dans les idées

Ce n’est pas un scoop, Outcast 2 verra le jour on ne sait trop quand et avec lui, l’envie des développeurs de donner un nouvel élan à une franchise qui le mérite franchement. Que peut-on attendre de ce futur épisode ? Difficile d’obtenir de réelles informations. On nous promet tout de même un jeu qui adoptera certaines spécificités du gameplay de ses aînés, dont les fameuses esquives lors des gunfights, la volonté étant de ne pas faire comme la plupart des jeux de cette génération. C’est exactement ce que l’on attend des développeurs et on peut faire confiance à Yves Grolet pour rendre son futur titre aussi original que l’était Outcast à son époque.

Outcast : Second Contact arrivera cet automne sur PC, PS4 et Xbox One (optimisé pour la Xbox One X). Un titre qui nous procure déjà une étrange satisfaction, celle de composer avec des mécanismes d’antan auxquels on aurait appliqué avec justesse une touche de modernité. L’expérience ne sera peut-être pas à la portée de tous, mais Appeal a là l’occasion de montrer que Outcast peut être une licence qui compte dans le paysage vidéoludique.

1 COMMENTAIRE

  1. C’est day one pour ma part ! Je me rappelle avec émotions mes premiers pas sur Adelpha à 10 FPS parce que mon processeur ne suivait pas… et apprendre au passage qu’il y aura une suite…raaa je suis aux anges




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