Aperçu de Ni No Kuni II : Revenant Kingdom (PC, PS4)

Nos impressions ont été rédigées après une présentation du jeu puis une session de prise en main sur PlayStation 4.

Evan, quel beau prénom

Un nouvel épisode sans le Studio Ghibli ? Voilà ce qu’il en est de Ni no Kuni 2 : Revenant Kingdom même si les choses sont, en réalité, un peu plus complexes que ça. Et c’est tant mieux. En effet quelques-uns des collaborateurs de Ghibli, dont Yoshiyuki Momose pour le character design et le compositeur Joe Hisaishi, sont réellement impliqués dans le développement du RPG de Level-5. Pas de quoi officiellement annoncé d’union entre les deux compagnies (la situation de Ghibli est assez compliquée) mais les liens sont bel et bien là. Ceux qui ont aimé l’emprunte Studio Ghibli du premier Ni no Kuni ne seront donc pas dépaysés et ils pourront continuer à admirer la patte artistique du studio dans Revenant Kingdom. Une fois l’assemblée rassurée, il est temps de nous rappeler que ce nouveau chapitre prendra place de nombreuses années après La Vengeance de la Sorcière Céleste alors que Evan, tout jeune monarque destitué de son trône du royaume de Ding Dong Dell, tente de retrouver la place qu’est la sienne.

La présentation du jeu s’est ensuite axée sur le mode Kingdom Building, une nouvelle composante qui se révèle être centrale dans l’expérience de Ni no Kuni 2 : Revenant Kingdom. Ainsi, en accomplissant certaines quêtes, Evan et ses acolytes pourront convaincre de nouvelles personnes de rejoindre ce qui sera un royaume prospère et grandissant au fil des heures de jeu. Dans quel but ? Il suffit de penser à ce qu’un forgeron pourra vous apporter pour l’amélioration des vos armes, à ce que vous pourrez obtenir côté magie en vous entourant d’un puissant mage ou encore à ce que vous pourrez accomplir en voyageant sur les flots si vous avez les infrastructures et les personnes indispensables à la construction de bateaux. Level-5 insiste là-dessus, c’est le joueur qui pourra décider du type de royaume qu’il veut bâtir en fonction de ses choix et de ses actions. Cela influencera également la manière dont les PNJ vous verront en tant que monarque.

Un royaume à bâtir c’est bien, encore faut-il pouvoir le défendre et l’étendre. Entrent alors en compte les escarmouches, des batailles en temps réel qui n’ont pas grand-chose à voir avec les combats que l’on rencontrera dans l’aventure de Ni no Kuni 2. Ici, le joueur commande un Evan façon tiny avatar, entouré de troupes que l’on commande le plus simplement du monde. Avec les gâchettes, on contrôle la rotation de cette mini-armée qui suit les déplacements d’Evan, alors que les touches permettent de donner de brefs ordres. Différentes troupes sont proposées (on a pu découvrir des épéistes, des tireurs à l’arc et des manieurs de marteau), chacune avec sa spécialité à prendre en compte en fonction des ennemis qui eux-aussi disposent des mêmes spécialités. Un marqueur bleu nous indique que l’on utilise la bonne troupe pour combattre les légions adverses, alors qu’une flèche rouge vient nous avertir de l’avantage qu’a l’armée d’en-face sur nos petits soldats.

C’est simple, efficace et assez intuitif à mettre en place. On apprécie également les bonus dont dispose chacune des troupes (frappe aérienne, soin de tous les soldats, etc.), offrant une petite approche tactique appréciable. Il existe même une attaque ultime rendant nos troupes invincibles pendant quelques instants, utile par exemple pour affronter le leader adverse ou pour s’attaquer aux fondations d’une forteresse sans craindre d’encaisser de lourds dégâts.

On s’attendait à découvrir et à prendre en main Ni no Kuni 2 : Revenant Kingdom le temps de quelques classiques quêtes, c’est au final une approche skirmish du titre de Level-5 qui nous a été proposée. Un rouage d’une mécanique qui aura toute son importance dans le jeu, on n’en doute pas un instant, d’autant plus que cela devrait offrir un peu de diversité au JRPG de Bandai Namco. On ne va pas s’en plaindre, en attendant patiemment l’arrivée du jeu pour le 19 janvier 2018 chez nous.

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