Aperçu de Kingdom Come Deliverance (PC, PS4, Xbox One)

Nos impressions ont été rédigées après une prise en main du jeu sur PC.

Je m’présente, je m’appelle Henry

Peut-être n’avez-vous jamais entendu (ou trop peu) parler de ce jeu ? Alors un bref récapitulatif s’impose. Jeu de rôle médiéval prônant des aspects réaliste et historique au lieu de proposer un univers fantastique, Kingdom Come Deliverance nous transporte en Bohême, royaume du Saint Empire Romain Germanique. Le joueur y incarne Henry, fils de forgeron dont les parents sont tués et qui décide alors de servir le seigneur local pour combattre ceux qui menacent la paix dans le royaume. Voilà pour le résumé relativement grossier du scénario, il faut surtout retenir que Warhorse Studios s’appuie sur des personnages réels et des documents historiques pour nous soumettre une histoire digne de ce nom. Difficile de dire si le pari sera réussi, surtout en 45 minutes de jeu, mais les protagonistes croisés, les vastes (et belles) étendues foulées, la nature des combats et les quelques PNJ rencontrés durant cette session ont suffi à nous mettre dans l’ambiance.

Kingdom Come Deliverance mise beaucoup sur son caractère authentique et ça se voit, sachant que des mécaniques plus subtiles tenteront elles-aussi de nous immerger dans cet univers. On pense notamment à la promesse des développeurs concernant l’évolution de nos relations avec les autres personnages en fonction de nos actions et de nos choix, que ce soit pour un simple dialogue avec un marchand ou pour l’accomplissement d’une quête principale. Dans la démo qui était à notre portée, une enquête sur un curieux massacre dans une ferme, on pouvait par exemple obtenir de précieuses informations en se montrant compatissant avec les paysans du coin. En adoptant un comportant plus brusque, les infos en question pouvaient alors ne pas tomber et il aurait fallu explorer davantage les environs (en repérant des indices laissés par les bandits, par exemple) pour obtenir la piste recherchée. Idem avec la fin de la mission et un affrontement face aux responsables du carnage, un combat qui aurait pu être évité nous a-t-on affirmé ou bien être mené avec d’autres soldats à nos côtés. Comment arriver à chacune de ces différentes configurations ? Les gars de chez Warhorse Studios se sont bien cachés de nous le dire, l’idée principale étant que toute information et toute situation pourront être obtenue ou menée à bien de multiples façons.

Selon la patience du joueur, il est donc tout à fait possible de gérer une quête en prenant le temps d’explorer un lieu, de cumuler des infos puis de multiplier les aller-retour auprès des PNJ en fonction de nos trouvailles. Les moins patients quant à eux n’hésiteront pas à se montrer plus bourrus, en se disant qu’ils arriveront d’une manière ou d’une autre à leur fin grâce à des compétences améliorées et des talents gagnés. En plus de personnaliser l’équipement de Henry, il est en effet possible de débloquer/développer des caractéristiques qui nous facilitent l’approche que l’on souhaite donne à notre aventure.

Quant aux combats, dernières des choses que nous avons pu directement apprécier, on sent là encore toute l’authenticité dont tente de faire preuve Kingdom Come Deliverance. Après avoir sorti l’épée de son fourreau, Henry peut se présenter face à ses adversaires en adoptant différentes postures de garde. Bien sûr, il convient de tenir la bonne position en fonction du coup que tente de donner l’ennemi, l’inverse étant également valable lorsqu’il s’agit de trancher dans le vif du sujet. Si les affrontements paraissent franchement lourds et peu dynamiques, avec une jauge d’endurance qui peut rapidement se vider si on ne fait pas attention, on ne peut pas enlever aux développeurs leur envie de coller à ce que pouvait ressembler à un combat à cette époque : des soldats lourdement équipés et pas forcément très mobiles. Reste que les animations ne sont toujours très saisissantes, ni les expressions faciales des personnages d’ailleurs. Tant que nous sommes dans les choses un peu déroutantes, évoquons aussi les déplacements à cheval compliqués à gérer quand on est au trot.

Qu’il est prometteur ce Kingdom Come Deliverance. Alors qu’il reste beaucoup d’éléments à creuser, dont le système de réputation de notre personnage et les voies multiples pour arriver à nos fins, le jeu de Warhorse Studios nous séduit déjà par le soin qu’il applique à son univers et à son ambiance. Rappelons que sa sortie est prévue le 13 février 2018 sur PC, PS4 et Xbox One, il aura donc bien d’autres occasions de nous montrer son potentiel. En tout cas, on l’attend de pied ferme.

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Passionné de jeux vidéo depuis qu'il est en âge de tenir un pad, adepte de la news publiée 24h/24 et du test relu 10 fois avant publication. Également râleur pro et (trop) gros consommateur du café.

1 COMMENTAIRE

  1. Je l’ai sur Pc en early, je n’ai jamais pu passer la première « mission » à cause d’un bug. Dommage parce que c’est put*** de prometteur. D’accord avec tous les points que tu soulèves !




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