Aperçu de Dragon Ball FighterZ (PS4, Xbox One, PC)

Nos impressions ont été rédigées après une présentation du jeu puis une session de prise en main sur Xbox One et PS4.

DBZ, mon amour

Si Guilty Gear fait partie des jeux de baston 2D les plus appréciés d’un point de vue technique, ce n’est pas pour rien. Depuis des années, l’équipe d’Arc System Works peaufine une série pour en faire un véritable spectacle visuel. Alors imaginez un tel soin sur une licence telle que DBZ ? Cela donne tout simplement FighterZ, un émerveillement pour les yeux avec un festival d’effets visuels piochés dans l’univers de Toriyama et des personnages qui n’ont jamais paru autant à leur avantage dans une adaptation vidéoludique. Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, évacuons la question du mode histoire évoquée lors de notre présentation mais, à l’évidence, pas encore prêt à être montré. Tout juste sait-on que nos héros auront droit à une trame totalement inédite autour de C16, promise comme fidèle à l’esprit de l’oeuvre d’origine mais également assez sombre (avec des scènes animées pour conter les événements, bien évidemment). Le terme de « chaos » a été employé par notre interlocuteur, ce dont on ne doute pas vraiment au regard du seul visuel diffusé pour teaser ce story mode.

Pour l’heure, Bandai Namco préfère axer sa communication sur le multijoueur de Dragon Ball FighterZ et avec les premières échéances eSport autour du jeu lors de la gamescom, on le comprend aisément. Avant de prendre les choses en main, il nous a été possible d’apercevoir le lobby en ligne où pourront patienter les joueurs avant de combattre. Une salle d’attente de luxe avec des joueurs représentés par des mini-avatars et des discussions où communiquer passe par un échange d’images des personnages de la licence sous différentes expressions. C’est mignon, ça fait son effet et ça permettra certainement de souffler un petit peu avant de monter sur le ring.

Dernier élément de notre présentation, les parties qui pourront accueillir un maximum de 8 joueurs en ligne pour du 3 vs 3 endiablé. Chaque équipe devra gérer sa rotation en fonction des performances de chacun et de l’adversaire bien sûr, sachant que les joueurs qui ne seront pas en action pourront toujours se plaindre ou chambrer le camp adverse en échangeant des amabilités en live. Un total de 8 joueurs mais du 3 vs 3, vous pensez que l’on a perdu notre sens aiguë du calcul ? Non, pour la simple et bonne raison et que les deux joueurs restants seront de simples spectateurs, là pour apprécier le moment et, pourquoi pas, tirer quelques enseignements. Enfin, si vous pensiez que la sélection des combattants pouvait se faire sans subtilité, comprenez qu’il n’en est rien et que choisir des personnages avec des liens étroits pourra être utile lors des combats, là où d’autres auront des capacités passives bien utiles. L’exemple nous a été donné avec Krilin capable de soigner ses alliés, alors que le duo C17-C18 pourra quant à lui faire des étincelles s’il est bien exploité. De manière générale, chaque perso aura sa propre manière de se battre et il conviendra d’essayer chacun d’entre-eux pour trouver le style nous convenant le plus.

Kamehamepad

On pourra dire tout ce que l’on veut, utiliser tous les superlatifs possibles, il est difficile de décrire ce que l’on ressent quand on touche à Dragon Ball FighterZ pour la première fois. Il y a cette étrange sensation d’avoir en face de soit le jeu de baston DBZ dont on a toujours rêvé quand on était gamin, mais aussi ce spectacle visuel de tous les instants dont on vous a déjà tout dit le bien que l’on pensait.

Mais comme on a les pieds sur terre, on va aussi insister sur l’accessibilité du jeu et sa capacité à faire du premier venu un roi du ring. Un aspect ajusté pour cette prise en main ou une réelle volonté des développeurs ? Les habitués aux productions d’Arc System Works vous diront qu’il ne s’agit là que du gameplay en surface et qu’en grattant un peu les subtilités font vite leur apparition. Des touches assignées aux différentes intensités des coups que l’on veut infliger, avec ce que ça signifie au niveau des risques pris, ce DBZ nous emmène en terrain connu et ose même le déclenchement automatique des combos. Chacun jugera de ce choix, mais encore une fois on fait confiance à l’équipe de développement pour concocter de belles surprises aux joueurs aguerris. Gérer sa jauge de Ki sera en revanche du ressort de tous les joueurs, un élément précieux puisqu’à l’origine de chaque coup spécial.

Pour le reste, on aime Dragon Ball FighterZ pour sa fluidité lorsqu’il s’agit de switcher de personnage ou même de regarder un allié venir prêter main forte le temps d’un coup. On revient à l’aspect visuel du jeu, une fois de plus, mais l’univers DBZ est ici tellement bien représenté qu’on ne résiste pas à l’envie de le répéter encore et encore. Preuve du plaisir que l’on prend en action : nos yeux écarquillés la première fois qu’un KO apparaît sur une attaque ultime. Bref, avec 11 combattants et 5 arènes à notre disposition, nous sommes déjà conquis. C’est dire si on attend la suite avec impatience.

Qu’il est loin le début de l’année 2018 et pourtant, on a hâte de découvrir tout ce que Dragon Ball FighterZ a dans le ventre. Non content d’être extrêmement plaisant à prendre en main, avec ce qu’il faut pour être accessible à tous mais aussi un bon nombre de subtilités pour le rendre exigeant, le jeu d’Arc System Works brille surtout par la palette d’effets visuels admirables et maîtrisés qu’il nous envoie en pleine tronche. Le jeu de baston DBZ dont on a toujours rêvé ? C’est bien parti pour.

3 Commentaires

    • Des vues ? C’est à dire ? Il y a bien des effets de caméra lors de combos aériens par exemple, mais si tu parles d’une vue spécifique quand tu bastonnes en hauteur, a priori non.




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