Aperçu de Assassin’s Creed Origins (PC, PS4, Xbox One)

Nos impressions ont été rédigées après une prise en main sur Xbox One X.

Memphis, ma bataille

Qu’elle paraît légère, l’interface d’Assassin’s Creed Origins. Au revoir la mini-map et bonjour la discrète boussole placée en haut de l’écran. Certes, ce n’est pas une révolution mais c’est clairement l’une des choses que l’on remarque en premier en découvrant le jeu d’Ubisoft. Que les joueurs qui n’ont pas le sens de l’orientation se rassurent, ils peuvent toujours afficher la carte du monde et ainsi se faire une meilleure idée du chemin à parcourir pour atteindre leur destination. La carte, parlons-en. Si c’est la région de Memphis qui nous a été proposée d’explorer lors de cette prise en main, les développeurs n’ont pas résisté longtemps avant de nous proposer d’afficher la carte du monde puis de dé-zoomer au maximum pour nous convaincre que oui, Assassin’s Creed Origins dispose d’un immense terrain de jeu. C’est d’autant plus vrai que pour la seule région de Memphis, un grand nombre d’activités et de points d’intérêts (en plus de la trame principale, donc) sont disponibles, il suffit alors d’imaginer un tel dispositif à l’échelle de toute la carte du jeu.

Mais revenons-en à Bayek, notre héros, et Aya, sa femme. Dans la mission qui nous était attribuée, nous avions la lourde tâche de lever le voile sur l’empoisonnement du taureau sacré Apis (et de la femme du Grand prêtre, accessoirement). Une enquête qui nous a permis d’utiliser l’Animus Pulse, utile pour mettre en évidence/révéler tous les indices qui peuvent être récoltés. Une fois la piste trouvée et le nouvel objectif débloqué, on en a profité pour faire un brin de promenade avec Bayek. De la course, des glissades, de l’escalade et un peu de tyrolienne, le parkour façon Assassin’s Creed Origins est fluide et relativement simple à appréhender, quitte à paraître trop assisté. L’action est certes au rendez-vous, Bayek donne l’impression d’être rapide comme l’éclair et de pouvoir grimper absolument n’importe où mais ses animations manquent parfois d’un peu de crédibilité. On ne manquera pas de conforter, ou non, cette impression avec la version finale, pour savoir où se situe réellement cet épisode sur l’un des aspects phares de la franchise.

Pour l’heure il est temps de revenir à nos moutons ou plutôt à notre aigle, Senu. Le volatile, que l’on invoque d’une simple pression vers le haut de de la croix multidirectionnelle, nous permet de repérer la cible recherchée avec un indicateur qui donne d’abord une direction à suivre puis permet ensuite de marquer notre objectif lorsqu’il a été localisé. Une fois sur les lieux, on décide tout d’abord d’opter pour une approche furtive avec Bayek, en assassinant quelques gardes isolés au sol puis en attaquant des archers imprudents en hauteur. A ce sujet, notons que l’une de nos flèches n’a que partiellement touché un ennemi mais celui-ci ne s’est pour autant pas alarmé, continuant son tour de garde avec une flèche dans le bras et un brin de méfiance dans la démarche, tout de même. Une IA pas encore au point ? Peut-être, les ennemis se sont en tout cas montrés bien plus efficaces lorsqu’il a été question d’un affrontement direct à l’épée. Contrairement à ses prédécesseurs, Assassin’s Creed Origins semble proposer des affrontements misant davantage sur une logique d’action que sur le rythme. Un bouclier à opposer aux coups ennemis, des pas de côté en guise d’esquive, différents types d’attaque et des finish moves pour conclure en beauté après avoir rempli une simili jauge de rage, la licence change de cap côté combat sans pour autant proposer quelque chose que l’on n’aurait pas déjà vu ailleurs.

Égypte épique ?

La mission terminée, c’est à cheval et dans le désert de Memphis que nous avons poursuivi notre découverte d’Assassin’s Creed Origins. L’occasion de constater que le contrôle du canasson se fait sans encombre, que ses animations sont tout à fait crédibles mais qu’il semble suffire de pas grand chose pour se retrouver bêtement coincé. On a par exemple essayé de passer la porte d’un temple avec notre monture, choix malheureux qui nous a valu quelques secondes d’agacement lorsque l’on a tenté de dégager le cheval sans réel succès. Remarquant notre légère déconvenue avec le destrier, un développeur nous a conseillé de continuer la route à pied puis d’à nouveau faire appel au cheval quelques mètres plus loin. Bingo, cela nous a permis de continuer notre périple, de rejoindre une pyramide isolée puis de découvrir l’un des puzzles que proposera ce volet. Là encore rien d’inédit à se mettre sous la dent, juste un peu de réflexion à base de plateformes à faire monter/descendre à l’aide de poids. Ne jouons pas les blasés de service, la séquence était là encore plaisante à jouer en plus de proposer le plein d’informations à récolter pour creuser le background des personnages d’Assassin’s Creed Origins.

L’autre intérêt de se plier aux sous-quêtes et de fouiller les points d’intérêts ? Faire évoluer Bayek et lui faire gagnes des ability points pour faire de lui un assassin toujours plus redoutable au fil des heures de jeu. Un mot enfin sur la réalisation du jeu, assez convaincante à l’heure actuelle malgré quelques animations qui font tâche. Ce que l’on retient surtout, c’est l’ambiance qui se dégage d’Assassin’s Creed Origins et tous les détails visuels qui y contribuent. La ville de Memphis et le bout de désert que l’on a pu parcourir nous ont en tout cas charmé, on a hâte de voir ce que nous réserve la suite.

En choisissant une direction qui l’éloigne un peu de ses prédécesseurs mais le rapproche incontestablement de productions de renom, Assassin’s Creed Origins choisit une voie intéressante à défaut d’être originale. Difficile de dire si le titre d’Ubisoft se montrera à la hauteur de ses modèles, toujours est-il que ce moment passé en compagnie de Bayek a été fort plaisant, en partie grâce à une ambiance joliment travaillée qui nous donne envie d’en voir plus. Rendez-vous fin octobre pour la sortie d’Assassin’s Creed Origins et notre verdict final.

2 Commentaires

  1. Difficile d’attendre d’Ubisoft de l’originalité pour AC, un petit changement de cap devrait faire du bien à la série, j’avais lâché l’affaire avec les jeux à répétition. Je retenterai bien avec celui ci.
    Merci pour la preview




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    • Là pour le coup l’originalité tu risques de la chercher encore… Il y a bcp de choses « nouvelles » pour la licence, mais pas forcément des trucs que l’on a pas déjà vu ailleurs. Après le cadre et l’ambiance font le job, à voir si ça suffira sur la longueur mais dans mon cas c’est assez pour me donner envie de tenter le coup.




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