Par Ganon, le 14.12.2012, à 17:19Ces derniers temps, 2K Games est un peu considéré comme l'éditeur aux nombreux retards. Après avoir récupéré Duke Nukem Forever, décalé à plusieurs reprises Spec-Ops : The Line et repoussé à une date inconnue le FPS XCOM, c'est au tour de BioShock Infinite d'être retardé à la fin du mois de mars 2013. Qu'à cela ne tienne, cela n'a pas empêché l'éditeur américain de présenter sa prochaine grosse production aux journalistes européens en compagnie d'Irrational Games, les géniteurs de la licence. Voici nos fraîches impressions qui arrivent tout droit de Londres.
Alors que l'on pensait jouer sur une courte démo d'un niveau plus ou moins lointain dans l'aventure, ce sont au final les trois premières heures de jeu que l'on a pu découvrir en avant-première. Logiquement, il est obligatoire de spoiler le début de l'aventure, surtout quand on parle d'une production qui est reconnue pour son ambiance et son scénario. Attention donc aux lignes qui suivent. Le jeu commence sur une barque, en pleine mer, par un temps maussade et brumeux. Deux personnages nous accompagnent, ayant pour simple mission de déposer notre protagoniste à l'endroit indiqué. Au même moment, on nous donne une boîte en bois contenant quelques indications et un pistolet de l'époque (l'action se déroule en 1912). Au fur et à mesure que l'on avance, on commence à voir un flash blanc, puis une île surmontée d'un phare. Plus de doute sur la séquence. Déjà que la situation fait furieusement penser au premier BioShock, c'est ici un énorme clin d'œil à l'introduction du soft sorti en 2007. On débarque sur l'îlot, on rentre dans le phare, mais à contrario de descendre comme auparavant, on monte les escaliers étage par étage.
BioShock Infinite arrive en tout cas dès le début à imposer une atmosphère assez pesante puisque des messages mystérieux et un homme mort, sans doute torturé, sont là pour nous accueillir au sommet du phare où l'on nous incite à faire sonner de petites clochettes dans le bon ordre (une des indications que contenait notre boîte en bois). Le ciel, toujours aussi gris, se met alors à changer de couleur pour devenir rouge vif, suivi d'un bruit assourdissant ressemblant à la sirène d'un navire. Pendant 30 secondes, on est quelque peu pétrifié par tout ce remue-ménage, jusqu'à ce que tout redevienne silence et que le feu du phare laisse place à un siège. On s'assied dedans. Dès lors, tout un mécanisme s'active avec des plaques en métal qui nous entourent et des fusées qui s'enclenchent juste en dessous de nous. Il n'en faut pas plus pour comprendre que l'on est dans une petite navette façon De la Terre à la Lune de Jules Verne.
On décolle, on franchit les nuages, et là la cité de Columbia apparaît, baignée par les rayons du soleil et un magnifique ciel bleu. Le sentiment d'être arrivé au paradis est total, et le devient encore plus lorsqu'on atterrit dans ce qui s'apparente à une église. En plus d'entendre une légère musique qui nous remémore les chants que l'on peut entendre dans un lieu de culte chrétien, la direction artistique montre dès nos premiers pas tout son potentiel, avec nos pieds plongés dans dix centimètres d'eau, des bougies éparpillées un peu partout et des statues blanches d'au moins cinq mètres de haut. Vraiment impressionnant. Impossible de sortir de ce lieu sans se faire baptiser par le prêtre qui nous enfonce la tête sous l'eau jusqu'à perdre connaissance. Intervient alors un petit flashback en noir et blanc. On ne va pas détailler la séquence, surtout qu'il n'y a pas grand-chose à y comprendre pour le moment, mais le background de Booker, le héros du titre, semble bien plus scénarisé que pour les persos des précédents opus.
Cependant, contrairement à Rapture qui était devenue un véritable tombeau avant même notre arrivée, Columbia s'avère être une ville vivante envahie par de nombreux personnages non jouables. La cité est d'ailleurs sous les festivités et l'on peut y voir de nombreux stands (ce qui peut se révéler comme de bons petits tutoriels facultatifs), des gens qui pique-niquent près d'une fontaine ou des enfants qui s'amusent avec une flaque d'eau. Seulement voilà, cela ne s'avère être que des apparences, et l'on va vite le comprendre lorsqu'on est plus ou moins obligé de lapider (avec une sorte de balle de base-ball) un homme blanc et une femme noire sur une scène. Même si le choix est laissé au joueur de lancer la balle sur l'animateur ou le couple, la finalité reste la même : on se fait démasquer par les forces de l'ordre du coin. En tout cas, BioShock Infinite possède des thèmes extrêmement forts tels que le patriotisme américain, le racisme ou encore la religion. L'exemple le plus marquant sur le culte est sans aucun doute un jeune enfant vêtu d'une robe blanche priant le prophète (le maître des lieux) et s'immolant par le feu pour gêner notre progression. On n'ira pas jusqu'à dire qu'on est choqué par cette séquence, mais l'on reste étonné, dans le bon sens, qu'un jeu vidéo franchisse certaines barrières. Quoiqu'il en soit, on ne sera pas surpris si Famille de France sort de son terrier.
Bref, dès l'instant où l'on se fait repérer, l'action prédomine dans BioShock Infinite, et l'est même plus qu'auparavant. La clé à molette est remplacée par une sorte de crochet permettant d'exterminer des ennemis ou de glisser sur les sky-line (ces fameux rails qui permettent de nous déplacer d'une zone à une autre), les armes sont souvent munies d'un nombre conséquent de munitions et l'on ressent moins l'obligation d'utiliser nos pouvoirs (toujours là) que par le passé. Le level-design est également un peu plus linéaire, du moins durant toute cette démonstration, mais permet d'imposer un rythme plus effréné avec une scénarisation plus présente. Il reste néanmoins certaines aires de jeu bien larges pour les zones d'affrontement, offrant la possibilité au joueur de chercher des tactiques de combat intéressantes, à la manière de posséder une tourelle pour la retourner contre nos ennemis, prendre une sky-line afin de les contourner, atterrir sur un antagoniste pour l'envoyer dans le vide, et enfin en finir avec les derniers récalcitrants par une boule de feu, une balle dans la tête ou encore une exécution au corps à corps avec notre crochet.
Notre rencontre avec Elizabeth ne laisse augurer que du bon pour la suite de l'aventure. Pouvant faire apparaître des éléments d'une dimension à une autre, les tactiques pour surprendre nos adversaires semblent décuplées. On espère donc que cette feature sera parfaitement mise en valeur sur le long terme. Notre protégée peut aussi interagir en plein combat en nous aidant à trouver des munitions ou de la vie. Bref, la coopération entre les deux personnages semble bien partie pour bonifier l'expérience de jeu. Le seul point noir finalement vient de tout l'aspect technique. Bien que le titre d'Irrational Games possède une direction artistique qui fera sans doute date, voir des textures aussi baveuses que le premier BioShock ainsi qu'un frame rate qui tousse font quand même un peu tâche. Heureusement, ces soucis ne concernent que les versions consoles pour le moment, la mouture PC, que l'on a pu apprécier quelques minutes, ne souffrant d'aucun de ces défauts. À vérifier si le tout sera peaufiné au moment de la sortie. Au final, on ressort de cette présentation avec de très bonnes impressions grâce à un style graphique majestueux et à un scénario qui possède un énorme potentiel. De quoi permettre à ce BioShock Infinite d'être en bonne position pour devenir l'un des jeux à ne pas rater en 2013. Le rendez-vous est fixé au 26 mars 2013, si tout va bien cette fois.
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Le 14/12 à 19:32
Elle donne vraiment envie cette preview mine de rien !
Merci pour le compte-rendu 
Le 14/12 à 20:34
Vous êtes en train de me faire changer d'avis sur Infinite...
Le 15/12 à 20:06
J.attends à mort
Le 17/12 à 00:49
J'espère juste ne pas me faire avoir comme avec Assasin Creed 3, ou les mauvaises critiques sont arrivées une fois le jeu sorti, avant qu'il sorte tout les journalistes du monde du jeu video nous le présentaient comme le meilleur jeu de cet fin d'année.
Une fois sorti, les joueurs ont remis tout à sa place. Je trouve que dans le jeux videos c'est très difficile de se fier aux journalistes.
En tout cas ça à l'air bien, j'attendrais l'avis des joueur avant d'acheter quand même, et Assasin Creed n'est juste pas aussi bon qu'on nous le disait, mais ça reste un bon jeu tout de même. Juste si j'avais su j'aurais acheté d'occaz.