Preview : The War Z

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Preview : The War Z

Par Ludovic Peine, le 08.11.2012, à 17:13

Actuellement en phase d'alpha test, The War Z se présente tout simplement comme le premier MMO se déroulant dans un monde post apocalyptique infesté de zombies. Cinq ans après l'infection, 95% de la population a disparu. Le monde est dévasté et les survivants tentent de s'organiser. Un fantasme enfin réalisé pour beaucoup de joueurs, surtout que, si l'on en croit les promesses des développeurs de Hammerpoint Interactive, le jeu s'annonce très prometteur.

Pas question ici de prendre les joueurs par la main, puisque le but est de les placer dans un monde hostile et de laisser libre cours à leur imagination pour survivre le plus longtemps possible. Présente sur l'alpha depuis le premier jour, la rédaction de jeuxvideo24 fait le point après trois semaines de survie.

Welcome in Zombieland


Avant toute chose il est primordial de préciser que The War Z, en tant que MMO, se différencie un peu des classiques du genre, puisqu'il n'y a pas d'abonnement à payer. Trois packs sont disponibles à l'achat (offrant divers bonus) et proposent tout simplement un accès complet au jeu pour une durée indéterminée. Une fois le titre installé, le joueur est alors invité à créer son premier survivant. Chaque compte permet de créer jusqu'à cinq personnages, afin de pouvoir continuer à jouer si l'un d'entre-eux venait à mourir. En regardant les menus on s'aperçoit que les développeurs ont, à priori, tout prévu. Gestion de la liste d'amis, liste des serveurs, options, marketplace et inventaire. En l'état, seul les trois derniers menus sont vraiment opérationnels. On passera rapidement sur celui permettant de régler les différentes options du jeu (commandes, graphismes, son, etc.) pour s'attarder un peu sur le marché. Le jeu possède deux types de devises : les pièces d'or et les dollars qui permettent tout deux d'acheter des objets simples ou d'échanger avec les autres joueurs. Il faut cependant savoir que tous les objets du marché peuvent être trouvés dans le jeu. Il n'est donc aucunement nécessaire d'acheter quoique ce soit pour survivre, même si, pour débuter tranquillement, s'offrir une batte de baseball ne peut pas faire de mal. Dernière précision, les micro-transactions ne seront pas possibles, les développeurs insistant bien sur le fait que le jeu se suffira à lui-même.

Il est alors temps de créer son premier personnage en mode normal ou hardcore. Classiquement, ce dernier propose davantage de challenge avec un personnage qui ne pourra pas être ressuscité en cas de mort (en mode normal un personnage mort peut être ressuscité une heure après son décès). Une fois ce choix crucial effectué, suivent les étapes classiques comme le choix du pseudo, du sexe et la personnalisation du look. Le temps de choisir un serveur et voilà le survivant livré à lui-même. Durant la première partie de la phase de test (débutée le 15 octobre), une toute petite partie de la carte (dite du Colorado) était disponible. Agrandie par la suite, sans pour autant être complète, elle propose dorénavant une aire de jeu plus que raisonnable pour pleinement profiter du soft. Pour un jeu du genre MMO, il faut bien l'avouer, c'est techniquement très agréable. Même si les textures sont encore un peu pauvres, l'éclairage vraiment maitrisé et, surtout, le cycle jour/nuit (basé sur un ratio 1:4) offre à The War Z une ambiance assez exceptionnelle. Si en vue TPS les animations des personnages sont assez cheap, en vue FPS (plus immersive et plus précise pour les combats) c'est vraiment agréable à regarder.

Avec une bande-son bien travaillée, on se sent rapidement sous pression, attentif au moindre bruit ou au moindre mouvement détecté à distance. Chaque nouveau personnage démarre l'aventure dans ce que l'on appelle une safe zone. Au nombre de trois sur la carte actuellement, ce sont des lieux où il est impossible d'utiliser la moindre arme et où les zombis ne peuvent pas venir. C'est également le seul endroit où le joueur peut passer de l'équipement de personnage en personnage pour peu qu'ils s'y trouvent tous au même moment. Il faudra donc prendre le temps d'amener ses personnages aux bons endroits, sachant qu'un protagoniste reste là où il était lorsque l'on quitte une partie. Même si le concept est pratique, au niveau de l'immersion il faudra repasser, puisque cet échange se fait via le menu principal du jeu et non en pleine partie avec un coffre personnel par exemple. Autre point noir, la gestion de l'inventaire quelque peu étrange pour le moment avec des sacs à dos limités en poids et en nombre d'emplacement. Un concept qui amène des situations où porter 4 items différents (aussi légers soient-ils) est aussi contraignant que de porter huit fusils à pompe, cinq grenades, dix bouteilles d'eau et trois lampes torches. Un point à revoir rapidement pour arriver à quelque chose de plus logique.

Kill the dead, fear the living


Avant de partir à l'aventure, un rapide coup d'œil au HUD permet de se rendre compte que ce dernier est vraiment minimaliste. Une liste de raccourcis pour un accès rapide à des actions que l'on choisit (manger un aliment, boire une boisson, changer d'arme) et 4 indicateurs. Les deux premiers, situés en bas à gauche, permettent de connaitre le niveau de faim et de soif de personnage. Pour survivre et avant d'affronter quoique ce soit, le joueur doit bien penser à garder son avatar en bonne santé. Trop affamé ou complètement déshydraté il finira par perdre des points de vie, petit à petit. Les deux autres indicateurs, positionnés en haut à droite, renseignent sur sa discrétion sonore et visuelle. Un joueur sautant sur un sol métallique sera forcément plus facilement repérable qu'un autre allongé dans l'herbe.

Pour le reste on s'approche du style FPS classique avec un personnage pouvant sauter, courir, marcher, s'accroupir, s'allonger et bien sûr utiliser tout type d'arme (de mêlée ou à feu). Une fois ces bases acquises on peut alors partir à l'aventure en explorant les alentours. À première vue, et malgré le fait qu'elle soit incomplète, la map propose de nombreuses régions bien différentes. Des grandes villes aux petites fermes isolées, en passant par les chantiers abandonnés, les grandes plaines vierges et les zones montagneuses, il y a de quoi faire. Si les bois sont généralement peu peuplés (en apparence), il en est tout autre en ce qui concerne les lieux construits. Très vite la survie prend alors tout son sens. Constamment en déplacement, le personnage se met à avoir de plus en plus faim et de plus en plus soif. Il faut donc sans cesse penser à trouver de quoi se ravitailler, tout en gérant au mieux les rencontres inévitables. Impossible de rester sur place en attendant que le temps passe.

La découverte d'un nouveau lieu se fait généralement dans un stress assez soutenu. On repère les zombies, on essaie de voir si c'est déjà occupé par d'autres survivants, le tout en se fixant des objectifs simples à atteindre pour progresser et quadriller la zone correctement. Chaque mouvement doit être réfléchi, chaque déplacement planifié. Car malgré toutes ces précautions la mort n'est jamais très loin dans The War Z. Les zombies sont en effet assez réactifs au moindre bruit : un pas de course sur un sol métallique, le tir d'une arme à feu, un feuillage qui bruisse un peu trop et c'est généralement une horde qui débarque sur le joueur.

Et si les zombies restent relativement simples à abattre un par un, ils deviennent mortels dès lors qu'ils sont en groupe. L'utilisation d'une arme à feu (si tant est que l'on en possède une) étant risquée, la situation peut très vite dégénérer. De ce fait, et c'est bien là toute la réussite de The War Z à l'heure actuelle, la survie devient naturelle, stressante et oppressante. Certes il faut encore jongler avec des bugs parfois très agaçants (les zombies qui frappent à travers le mur ou une détection sonore parfois délirante) mais dans l'ensemble, la progression est usante, fatigante et on se réjouit lorsque l'on a réussi à trouver une petite cahute pour se reposer, se soigner et faire le point sur les objets trouvés jusque-là.

Pour le moment, le seul mauvais côté de cette survie poussée à l'extrême, c'est qu'elle instaure une sorte de paranoïa extrême chez les joueurs, qui ont tendance à ne faire confiance à personne. C'est fort dommage car si l'on aime progresser en solo, l'aventure à plusieurs donne un autre sens à l'exploration. Encore faut-il tomber sur des joueurs qui pensent à discuter avant même d'avoir ouvert le feu pour dépouiller chaque survivant. C'est donc tout naturellement que le jeu entre amis devient incontournable, surtout avec un chat vocal privé. On communique, on se consulte pour savoir où aller, on échange des objets, on se soigne, bref, on progresse de manière plus sympathique, même si la rencontre avec un groupe armé finit généralement par un bain de sang.

Ceci étant, il ne faut pas perdre de vue que dans le monde proposé par The War Z, la menace peut venir de n'importe où. Il faut donc rester prudent et essayer de se mettre à l'abri des situations à risque comme éviter de traverser une ville en courant dans tous les sens ou passer dans un bois lampe torche allumée en permanence. Avec un peu de tact on peut arriver à établir le contact avec d'autres joueurs assez facilement, en jouant sur l'importance du troc et en tenant compte des besoins des autres. Des considérations finalement assez logiques dans un monde dévasté ayant perdu toute son humanité.

Et ensuite ?


Si le jeu a connu un lancement assez chaotique, il a tout de même le mérite d'avoir mis en avant la réactivité des développeurs. Alors que les premières heures étaient ponctuées de crash et autres déconnections intempestives (synonyme de mort d'un personnage), il n'aura pas fallu attendre trop longtemps pour pouvoir profiter du jeu durant de longues heures sans le moindre souci. Hammerpoint Interactive semble très motivé pour mettre sur pied un jeu solide et attractif pour tous les amateurs du genre. La communauté est déjà très active et le studio n'hésite pas à demander l'avis des joueurs avant de procéder à l'ajustement de certains paramètres. Petit à petit le jeu se peaufine et des fonctions supplémentaires sont progressivement ajoutées. Les développeurs luttent activement contre les cheaters qui pourrissent le jeu sur certains serveurs en usant et abusant de glitch en tout genre et le jeu est patché quasiment tous les jours pour corriger les bugs le plus rapidement possible.

Les mois à venir seront donc cruciaux pour The War Z avec l'implémentation des fonctionnalités qui permettront de vraiment enrichir le gameplay et d'équilibrer l'ensemble. Avec la gestion des infections après morsure, la nécessité des vaccins, la possibilité de construire des barricades, la location des serveurs pour créer des forteresses ou encore la gestion des missions et des avis de recherche, il devrait rapidement y avoir de quoi faire. Pour le moment la survie ne sert pas à grand-chose vu qu'il est impossible de se poser quelque part en fortifiant, par exemple, une ferme abandonnée pour en faire un QG. Tous les joueurs errent sans véritable but sur les serveurs globaux, survivant comme ils le peuvent, se regroupant pour lutter contre les bandits (ces joueurs qui passent leur temps à tuer d'autres joueurs). Pourtant on prend un vrai plaisir à rester en vie et on ne cesse de se fixer des objectifs d'exploration dans l'espoir de trouver des objets importants permettant d'envisager la suite plus sereinement.

Malgré son jeune âge à l'échelle du MMO, The War Z de Hammerpoint Interactive est donc déjà un jeu addictif, prenant et immersif dont le potentiel semble relativement énorme. Si les développeurs continuent à stabiliser l'ensemble au rythme actuel et si les joueurs se prêtent au jeu, sans abonnement à payer, nul doute que le succès sera au rendez-vous. Sans date de sortie officielle, le soft devrait passer en phase bêta avant la fin de l'année. Nul doute que d'ici là, les nombreux ajouts auront fait de The War Z une expérience encore plus intense et riche que nous n'hésiterons pas à remettre sous les feux de la rampe.


Support lié : PC
Ludovic Peine
CONTRIBUTEUR


LES COMMENTAIRES
fleche  Le 08/11 à 19:58

Le jeu a un potentiel énorme et ça donne envie. A voir comment les joueurs se comporteront vis a vis des autres et surtout avec les anciens qui auront de plus en plus de pouvoirs grâce aux munitions.

J'espère une version Mac au plus vite pour rejoindre ce beau monde.

fleche  Le 08/11 à 20:47

Chibi a écrit :
J'espère une version Mac au plus vite pour rejoindre ce beau monde.


Sinon tu peux jeter ton mac et prendre une vrai machine :niark:

Merci pour cette preview en tout cas, ça m'a fait franchir le pas :good:

fleche  Le 09/11 à 22:16

Emballé par la preview et les commentaires Skype, acheté pour 16€ :star:


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