Preview : Divinity Original Sin

 S'inscrire        Mot de passe oublié
Filtrer l'affichage :
[Plusieurs choix possibles]

Preview : Divinity Original Sin

Par - Ludo -, le 02.04.2014, à 16:50 - JV24

Depuis l'avènement d'un certain Baldur's Gate ou même de Fallout (et sa suite), il faut bien avouer que le RPG occidental bavard se fait de plus en plus rare. Une tendance qui pourrait bien s'inverser tant les projets du genre tentent l'aventure Kickstarter afin de remettre au goût du jour cette recette qui, jadis, faisait des heureux.

Parmi tous ces projets, on se doit évidemment de mentionner Divinity : Original Sin développé par Larian Studios.

Pourquoi ? Tout simplement parce que le financement Kickstarter n'allait pas servir à terminer le jeu (déjà financé par ailleurs), mais uniquement à le peaufiner en prenant en compte les remarques des joueurs. Disponible en accès anticipé sur Steam depuis un bon petit moment, Divinity : Original Sin se laisse donc déjà copieusement visiter. L'occasion pour nous d'en faire un petit tour, histoire de voir ce que l'on nous propose.

L'histoire prend place dans le royaume de Rivellon alors que nos deux protagonistes ont été envoyés à Cyseal, une ville portuaire, pour enquêter sur le meurtre de Jake, un homme à priori important dans la région. La première chose qui frappe lorsque l'on joue à Divinity : Original Sin, c'est que l'on est totalement libre de faire ce que l'on veut. Si on ne s'étonne plus de voir les jeux nous prendre par la main et nous guider du début à la fin de l'aventure, il va falloir ici faire preuve de prise d'initiative. Tout juste a-t-on le droit de discuter avec notre premier interlocuteur que nous voilà lâché en pleine nature. Évidemment, c'est déstabilisant. On s'attend à une boussole, un marqueur sur la carte, ou une quelconque direction à suivre, mais rien ne vient. Et a priori il faut s'y faire, car les développeurs de Larian Studios n'ont visiblement pas du tout envie de nous aider dans notre quête.

Cette liberté nous permet dans un premier temps de prendre en main nos deux protagonistes, des Source Hunter de profession, dont on aura façonné les compétences au début de l'aventure (via un classique menu de conception de personnage). La grosse particularité de notre duo c'est qu'il faut gérer les humeurs de chacun. Ainsi, à de nombreuses reprises, des dialogues apparaissent entre nos protagonistes. On peut alors tout à fait avoir un magicien qui joue les sournois tandis que le guerrier sera plus droit dans ses bottes. A titre d'exemple, se faire prendre la main dans le sac en train de voler permet d'engager une discussion entre les personnages. Le magicien peut prendre un air faussement choqué prétextant que son rang lui autorise ce genre d'écart, tandis que le guerrier lui, essaiera de faire comprendre à son partenaire que ses agissements ne sont clairement pas acceptables pour des personnes de leur profession. Si c'est amusant à vivre comme expérience (et important aussi puisque cela forge le caractère des personnages), c'est surtout lors du jeu en coopération que l'on devrait pouvoir comprendre toutes les conséquences de nos interactions. Il est d'ailleurs intéressant de remarquer que le jeu en solo propose la même liberté que ce que peut proposer un jeu en coop. Il est en effet possible, à tout moment, de séparer notre duo pour envoyer chaque acteur explorer une partie différente de la carte ou vaquer à des occupations variées. Le risque, évidemment, c'est de se faire occire plus facilement en étant isolé. Même si on pourra, par exemple, courir en ville chercher de l'aide avec le magicien pendant que le guerrier tente de contenir les assauts de quelques goules. Mais d'un autre côté cela permet d'aborder des PNJ de manière totalement nouvelle en prenant en compte les préférences de chacun. Un PNJ refuse de parler en la présence d'un magicien ? Pas de problème. Il suffit d'envoyer ce dernier à la taverne du coin pendant que le guerrier récupère les confessions de son interlocuteur tranquillement.

Il faut le savoir, Divinity : Original Sin est bavard, très bavard. Le moindre villageois raconte volontiers sa vie et il faut avoir le goût de la lecture pour se plonger dans l'aventure. Car pour trouver les éléments qui permettent de progresser, il faut discuter avec tout le monde et savoir faire le tri entre les bonnes informations et les rumeurs sans intérêt. C'est d'ailleurs très intéressant de voir comme les développeurs ont mélangé la quête principale avec une tonne de quêtes secondaires. Ainsi, on ne sait jamais si un villageois lambda ne va pas nous révéler des informations importantes en pensant ne raconter que la vie de sa voisine. Le journal des aventuriers semble donc prendre ici une importance toute particulière (en se mettant à jour automatiquement lorsqu'un élément clé est découvert) car il centralise les informations nous permettant de progresser dans une quête. Des quêtes qui ont, semble-t-il, un impact relativement important sur notre progression avec, par exemple, des PNJ qui refuseront de nous parler tant que l’on n'aura pas fait nos preuves dans la ville. Comprendre par là qu'il faut avoir rempli quelques quêtes secondaires en jouant les justiciers pour savoir se faire apprécier de certaines personnes (ou inversement, savoir se montrer suffisamment brigand pour discuter avec les voleurs du coin). Avec cette liberté offerte par les développeurs, les joueurs devraient pouvoir laisser libre court à leur imagination pour vivre une aventure à leur rythme et, plus intéressant, à leur image. Un point que l'on ne manquera pas d'étudier plus en profondeur avec la version finale, mais le potentiel de Divinity : Original Sin semble, de ce point de vue, assez remarquable. Quoiqu’il en soit, les dialogues semblent bien être la clé de l'aventure car plus on se montrera enclin à écouter les autres, plus on aura de pistes pour progresser. A l'image de cette compétence permettant de discuter avec les animaux qui, utilisée dans une seconde partie, nous a permis de débloquer une facette inédite d'une quête secondaire nous amenant des informations capitales pour l'intrigue principale. C'est vache mais terriblement jouissif de se rendre compte que l'on peut, potentiellement, passer à côté de tout un tas de choses sans véritablement s'en rendre compte.

Dès lors l'envie d'explorer est plus forte que tout et on se retrouve à aller partout où c'est possible dans l'espoir de découvrir tout un tas de secrets. Car la population de Cysea est tellement tordue que tous les habitants (ou presque) possèdent des petites caches secrètes. Tous les objets pouvant être déplacés, nous vous laissons deviner ce qui en suit : on bouge les meubles dans tous les sens (sans se faire repérer évidemment) dans le but de trouver des trappes cachées amenant à des petits trésors non négligeables (armes, armures, objets uniques ou encore coquettes sommes d'argent seront autant de trouvailles qui feront le bonheur des aventuriers que nous sommes).

L'autre point fort du prochain jeu de Larian Studios c'est son système de combat. Si l'exploration est laissée libre à la façon d'un Diablo III, les combats sont, eux, au tour par tour. Rien de bien nouveau ici, si ce n'est que les interactions avec le décor rendent les rixes d'une profondeur encore jamais vue. Disposant d'un sort de feu le sorcier pourra, tout naturellement, enflammer ses ennemis ou, plus sournois, il pourra mettre le feu à un bidon d'huile tout proche pour créer une barrière brûlante pour protéger le guerrier et dégager une fumée qui gênera les archers ennemis. De la même façon, on pourra utiliser un sort de froid pour geler une flaque d'eau et faire tomber tous les personnages qui passeront dessus (et qui perdront leur tour de jeu le cas échéant) permettant au guerrier de faire le ménage sans trop se casser la tête. Du coup, les phases de combat ne sont jamais les mêmes en fonction de l'environnement et, encore mieux, ne sont jamais jouées d'avance. On pourra sans problème prendre l'avantage sur de nombreux ennemis pour peu que l'on sache tirer profit de ce qui nous entoure. Bref, là encore c'est la liberté qui prime et malgré plusieurs parties entamées sur cette version early-access, on n'a jamais eu l'impression de faire la même chose.

Accès anticipé oblige, le jeu est évidemment encore incomplet. Malgré sa taille déjà surprenante on est très vite obligé de limiter nos envies d'évasion, plusieurs panneaux in-game nous indiquant que la zone que l'on veut atteindre est encore en construction. L'écriture semble relativement soignée, mélangeant allègrement humour, ironie et sournoiserie sans jamais tomber dans le ridicule. Plus intéressant, le niveau de finition est déjà impressionnant avec un jeu totalement stable qui n'a pas planté une seule fois.

Techniquement soigné, avec des environnements très détaillés et une musique entraînante, Divinity : Original Sin dégage cette douce odeur du jeu Bioware de la belle époque et ne demande qu'à être exploré de fond en comble. Une chose que l'on s'empressera évidemment de faire dès sa sortie, actuellement calée sur un vague printemps 2014.




Support lié : PC
- Ludo -
TEAM JEUXVIDEO24
Rédacteur/Testeur/Râleur tendance sociopathe avec un sérieux penchant pour le troll...

LES COMMENTAIRES
fleche  Le 02/04 à 17:33

Ça à l'air plutôt intéressant pour le moment, à suivre donc.

fleche  Le 02/04 à 19:57

Made in Belgium of course :star:
Je fais partie des premiers backers et j'ai le early access depuis décembre, vivement la sortie définitive...


AJOUTER UN COMMENTAIRE
Pour ajouter votre commentaire, enregistrez-vous gratuitement sur jeuxvideo24.com ou connectez-vous.

+2
Ils ont voté pour cet article :
Lestat BarnesFlip
Pourquoi voter ?
LIVE 24