Repris au dernier moment par Rockstar Games, Red Dead Revolver est resté dans les mémoires de nombreux joueurs comme l'un des meilleurs jeux baignant dans un univers western et ce, malgré des défauts évidents. Près de cinq ans plus tard, Rockstar Games s'apprête à remettre le couvert avec une suite totalement développée en interne : Red Dead Redemption. Un titre que nous avons eu l'occasion de découvrir il y a quelques jours, en attendant sa sortie prévue en avril 2010 sur PlayStation 3 et Xbox 360.
A tomber Red Dead
Le jeu a beau être encore en développement et pas prévu avant cinq bons mois, la première chose qui impressionne avec
Red Dead Redemption est incontestablement son monde ouvert. Annoncé d'emblée comme le plus grand jamais conçu par le studio américain, le terrain de jeu de ce second opus est vraiment l'atout majeur du titre. Techniquement d'abord, il nous a semblé d'ores et déjà très au point, avec un réel effort sur les éclairages, un soucis du détail appréciable et, surtout, une profondeur de champ impressionnante. On peut le dire,
Red Dead Redemption affiche le Far West le plus crédible que l'on ait vu jusqu'à présent en jeux vidéo. Il faut en cela remercier l'excellente modélisation des personnages, des animaux et des décors, ainsi que les animations, de haute volée (avec une synchronisation labiale fort réussie sur ce que l'on a vu). Seule petite ombre au tableau à l'heure actuelle, le jeu affichait quelques légers soucis de
frame rate dans les villes.
On aura de toutes façons l'occasion de revenir sur l'aspect technique à l'issue du test ou de prochaines previews car, il faut bien le dire, c'est avant tout côté gameplay que
Red Dead Redemption s'est dévoilé lors de cette présentation. Et le premier élément qui s'est offert à nos yeux, les feux de camp, était pour le moins original. Ces derniers pourront être installés n'importe où et serviront de points de sauvegarde permanents pour le joueur, puisqu'ils resteront en place tout au long de l'aventure une fois déployés. Mieux encore, on nous promet qu'en achetant des kits de campement il sera possible de les transformer en point de ravitaillement de vivres et munitions.
Mais pour bien comprendre l'importance de ces points de sauvegarde, il convient surtout de réaliser que
Red Dead Redemption se veut différent d'un
Grand Theft Auto IV. Bien sûr, il reprendra la structure faite de missions principales, secondaires et d'activités tierces pour passer le temps. Sauf que l'univers western se traduira également par tout un tas de différences qui devraient faire de
Red Dead Redemption un titre unique. Ainsi, comme on l'a dit, le jeu de Rockstar proposera un immense monde ouvert. Le principal moyen de locomotion de l'époque étant le cheval, il faut s'attendre à des missions bien plus longues qu'à l'accoutumée, même en ayant pris soin d'élever soit-même la meilleure race de pur-sang du jeu. Si les allers-retours dans le désert seront donc nombreux, ils seront aussi agrémentés d'une grande nouveauté : des évènements générés de manière totalement aléatoire, qu'il s'agisse d'un kidnapping, d'une exécution de rebelles par l'armée ou d'un convoi de prisonniers qui s'échappe. Le joueur sera alors libre de passer son chemin ou de prendre part au monde qui l'entoure, avec à la clé un gain en réputation et en honneur. Deux aspects qui auront eux-aussi des répercutions sur le monde de
Red Dead Redemption. Une bonne réputation et un honneur conséquent se traduiront par des réductions auprès des marchands ou une attitude plus amicale des hommes de loi.
A l'inverse, on pourra également se la jouer hors-la-loi, histoire de gagner beaucoup plus d'argent. Mais dans ce cas là, les développeurs nous promettent l'enfer de l'homme traqué, celui qui regarde derrière son épaule à chaque rencontre louche. De ce que nous avons pu voir, la liquidation de policiers de l'époque (à différencier de l'armée, nous a-t-on bien précisé) se traduit par un gros logo « Wanted » en haut à droite de l'écran. Comme dans un
Grand Theft Auto IV, il faut alors sortir de la zone de recherche pour gagner un peu de répit et le faire passer du rouge au blanc. Mais à la grande différence de Liberty City, le Far West est un monde impitoyable et chaque ville dans lesquelles le joueur commettra l'impardonnable mettra une prime sur sa tête. Cella se traduira par la présence continue du logo « Wanted », jusqu'à ce qu'un chasseur de prime finisse par avoir notre peau. La seule solution sera alors de se procurer une lettre de grâce, en l'achetant ou en aidant les hommes de loi. Inversement, le joueur pourra délaisser la quête principale et décrocher les affiches d'hommes recherchés pour se mettre en chasse du butin.
Les combats se déroulent de manière classique, avec vue à la troisième personne, possibilité de se mettre à couvert derrière les murs et caméra épaule lors de la visée. Nous n'avons malheureusement pas pu assister aux duels, que l'on nous annonce comme des phases particulières, mais le système de Dead Eye s'est pour sa part montré moins timide. Il s'agit comme dans l'opus précédent d'une sorte de
bullet time, dans lequel on sélectionne plusieurs cibles avec le stick avant de lâcher ses coups à la vitesse de l'éclair et à la précision digne de Lucky Luke. Un bon moyen de dynamiser les gunfights, assurément. Reste enfin l'ambiance de ce
Red Dead Redemption qui s'annonce tout simplement excellente. Nous n'en avons vu malheureusement que des bribes mais déjà, l'humour à la Rockstar et les tirades bien senties s'en donnaient à cœur joie. Concernant le scénario, on sait juste pour le moment que
Red Dead Redemption prendra place plusieurs années après son ainé et que Red Harlow, le héros de Revolver, est remplacé par John Marston, un ancien
Outlaw. C'est maigre. On imagine que les développeurs souhaitent en garder un maximum de côté pour la sortie du titre, prévue pour le 29 avril 2010 en Europe.
Red Dead Redemption est incontestablement un titre prometteur, de part l'originalité de son univers et le savoir-faire de Rockstar Games en matière de mondes ouverts. Les morceaux que l'éditeur a choisis de nous montrer ont suffi à titiller notre intérêt. Le jeu impressionne déjà techniquement et semble posséder un gameplay suffisamment varié pour s'imposer comme un sérieux blockbuster de 2010. Tous les amateurs de western se doivent de surveiller de près le titre, ne serait-ce que pour l'ambiance qui s'annonce excellente. Promesses à vérifier l'année prochaine, lors de la sortie de Red Dead Redemption.
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