
Toutes les informations au sujet de la version Nintendo Wii de SimAnimals sont sur cette fiche jeu.

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Bien décidé à conforter la présence de sa série Sim sur Nintendo Wii, Electronic Arts livre un nouvel épisode qui, du surcroit, est un titre inédit. SimAnimals débarque donc en jouant la carte écolo avec un concept où animaux et plantes sont rois. Suffisant pour titiller l'intérêt des amis de Mère Nature et des fans de la franchise ?
C'est la non-histoire de la vieAssimiler SimAnimals à Viva Pinata est très tentant et pourtant, le jeu d'Electronic Arts se démarque assez vite de celui de Rareware. Ici, il n'est pas question d'animaux fictifs, la faune et la flore de SimAnimals sont réelles. La différence ne s'arrête pas là et SimAnimals s'avère très vite bien plus pauvre que Viva Pinata. D'ailleurs, nul besoin d'étendre la comparaison pour se rendre compte que ce jeu Nintendo Wii va davantage décevoir qu'il ne saura surprendre. Premier coupable, le concept. Gérer l'équilibre dans le monde animal tout en veillant au bien-être des plantes, dont les besoins et les attentes sont glissés au même rang que ceux des animaux, voilà qui a le mérite de titiller l'intérêt des amateurs du genre. Seulement, SimAnimals réduit le tout à son plus strict minimum, plaçant le joueur comme un semi-acteur semi-spectateur d'un monde qui n'a finalement guère besoin de lui pour avancer. Tout commence donc avec un territoire vierge d'animaux, où seule la flore est présente. Secouer un freine pour y récolter des graines et planter ces dernières pour obtenir d'autres arbres est la première chose à faire. Le joueur secoue ainsi sa Wiimote sur l'arbre en question et effectue le même geste sur la graine pour qu'elle se transforme, comme par magie, en arbuste. La démarche est la même pour les plantes. Lorsque des papillons en survolent une, il suffit d'agiter sa Wiimote pour obtenir une graine et reproduire la plante quelques mètres plus loin. Une fois les végétaux en place, les animaux débarquent. Pour chacun d’entre eux, le but est de le faire domicilier sur la zone du moment, le joueur devant alors accomplir un certain nombre de tâches qui rendront l'animal heureux. Le nourrir, jouer avec lui puis lui trouver un compagnon, un bonheur qui est caractérisé par trois paliers à franchir. SimAnimals se base donc sur une éternelle boucle où l'on ne cesse de créer des conditions favorables pour tel ou tel animal, tout en vérifiant le bien-être de telle ou telle plante. Rendre tout ce beau monde heureux en créant une harmonie et un équilibre est donc le but recherché avec, comme principal objectif, remplir la jauge de bonheur au maximum pour débloquer la zone suivante, et ainsi de suite. L'herbe n'est pas si verteLes différentes cartes se succèdent donc avec à chaque fois les mêmes actions, les éternels gestes à accomplir sans qu'aucun réel challenge ne parvienne à sortir du lot et, pire encore, dans un univers où tout s'emmêle sans aucun brin de bon sens. On aura beau nous faire croire qu'il faut cacher l'oiseau lorsque le chat arrive ou qu'il faut surveiller les lapins à cause du chien, finalement SimAnimals se gère très bien tout seul et le joueur n'a qu'à attendre patiemment que les bons points arrivent. Il faut dire que la jouabilité du titre d'Electronic Arts n'aide pas vraiment à donner l'envie de participer à fond à cette expérience. Déplacements imprécis, caméra douteuse, un geste (agiter/secouer) pour faire toutes les actions avec la Wiimote, la lassitude gagne très vite du terrain et la facilité déconcertante du titre se charge du reste. Les attentes des animaux n'ont finalement que très peu d'impact sur leur bonheur, un pseudo côté gestion qui n'a donc rien à voir avec ce que pouvait proposer Viva Pinata sur cet aspect là. Pourtant tout n'est pas mauvais dans le titre d'Electronic Arts. Les fiches associées aux quelques 80 espèces végétales et à la quarantaine d'animaux sont plutôt intéressantes bien que destinées à un jeune public. De la même manière, voir tout ce petit monde s'articuler sur une petite parcelle de terrain est, à défaut de crédibilité, quelque chose de mignon. Les animations des castors sont par exemple assez tordantes, de même que voir jouer un cerf avec sa famille. On n'émet également guère de doute sur le fait que les plus jeunes joueurs dévoreront avec attention SimAnimals et rempliront avec un engouement certain les tâches qui leur seront confiées. Dernier problème, car il y en a encore un autre, c'est que SimAnimals ne satisfait clairement pas d'un point de vue esthétique. Des textures assez pauvres, des chutes de frame-rate, des bugs à tout-va, le résultat à l'écran est largement en dessous des espérances. Dommage de ne pas pouvoir apprécier comme il se doit la multitude d'espèces végétales proposées. De jour comme de nuit, le résultat affiché à l'écran par SimAnimals n'est guère convaincant. Les bruitages, répétitifs, sont toutefois de bonne facture alors que la musique ne se fait pour sa part pas assez présente. A aucun moment le jeu d'Electronic Arts ne semble donc trouver les moyens de convaincre son monde et c'est bien dommage.
Jerem, le 07.02.2009
![]() 3/10
Mignon l'espace de quelques minutes et accrocheur sur le long terme pour les plus jeunes, SimAnimals n'arrive toutefois pas à convaincre son monde. Techniquement pauvre et servi par des problèmes de gameplay, le jeu d'Electronic Arts se dote d'un concept minimaliste et, qui plus est, bien trop assisté. Le joueur se retrouve plus souvent spectateur que véritable acteur dans cet univers écolo où les seules actions à accomplir deviennent barbantes au bout de quelques heures. Peu inspiré, SimAnimals n'a donc pas grand chose à voir avec la franchise dont il est extrait. On s'attendait à une pause nature reposante et dépaysante, il n'en est rien.
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