Test de MadWorld sur Nintendo Wii

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MadWorld Wii
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Test de MadWorld sur Nintendo Wii (Wii)





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Sega semble plus que jamais décidé à contenter les amateurs d'hémoglobine sur Nintendo Wii. Après The House of the Dead : Overkill c'est avec MadWorld que la firme au hérisson bleu s'adresse à un public peu servi en sanglantes péripéties. Ça tombe bien, le titre de Platinum Games ne compte pas faire dans la dentelle et enchaîne les carnages dans un univers complètement décalé, à l'esthétique pleinement assurée et doté d'un background finalement pas si simple que ça. MadWorld a t-il vraiment de quoi tout balayer sur son passage ?

Jack s'en va t-en guerre


Sur une île qui répond au doux nom de Jefferson Island, le chaos s'est installé et la folie meurtrière s'est emparée de tous. La faute à un jeu grandeur nature du nom de DeathWatch, un sport sponsorisé par des personnes plutôt louches et où l'appât du gain est conséquent. Mise en quarantaine, l'île n'en est qu'à son troisième jour de jeu lorsque débarque Jack Cayman, un concurrent qui va rapidement intéresser l'Agent 13, un intermédiaire de l'un des sponsors du show. Débute alors pour Jack le chemin vers la place de numéro un du DeathWatch, un trône également prisé par les nombreux autres Killseekers (nom donné aux participants) dont une poignée de boss qu'il faudra réduire en bouilli. Mais MadWorld cache en réalité une histoire bien plus complexe qu'il n'y paraît et fichtrement intéressante, à tel point qu'on en vient à grandement regretter la faible durée de vie. Pas plus de sept heures sont en effet nécessaires pour boucler l'aventure, la volonté de peaufiner son score étant par la suite le seul leitmotiv qui pourrait justifier une rejouabilité. Quant au mode multi pour deux joueurs, il se contente malheureusement de proposer les mêmes mini-jeux que dans le mode solo et n'apporte rien d'inédit.

MadWorld a beau être court, il n'en reste pas moins très intense. L'île de Jefferson Island est découpée en plusieurs zones, ces dernières étant elles-mêmes partagées en différents niveaux. Le schéma est à peu près le même à chaque fois : il faut guider l'ami Jack au travers d'un niveau, affronter les nombreux Killseekers, faire le beau dans un ou deux mini-jeux (les Bloodbath Challenges) avant d'être confronté au boss du niveau en cours. Le tout s'exécute à un rythme effréné et dans un incroyable bain de sang. Si les larbins sont finalement assez similaires d'une zone à une autre, les boss obligent le joueur à être un peu plus observateur et à trouver le point faible à exploiter avant de se lancer à l'attaque.

Tuer ou être tué


DeathWatch est avant tout une compétition. Comme dans beaucoup d'épreuves, le meilleur score reste le but ultime. Dans MadWorld il ne s'obtient pas seulement en zigouillant des adversaires à tout va puisqu'il faut également le faire avec classe et originalité pour gagner plus de points. Doté d'une force naturelle indéniable, Jack peut également compter sur une tronçonneuse judicieusement appareillée sur son bras droit, lui permettant de combiner coups de poings et découpes en quelques secondes. Mais pour réaliser les combos les plus impressionnants, le joueur doit surtout user de tout ce qui est mis à disposition dans l'environnement du moment. Par exemple, coincer un ennemi avec un pneu avant de l'empaler grâce un panneau de signalisation puis le jeter dans une benne sera plus rémunérateur en points qu'un simple coup de tronçonneuse. Chaque zone apporte son lot d'objets extérieurs à utiliser sur les Killseekers et MadWorld permet donc de varier les plaisirs au fil des niveaux. Le constat est le même pour les armes bonus, mises à disposition après un certain quota de points accumulés et qui permettent de varier un peu plus ses tueries.

Le tout s'exécute de manière assez intuitive une fois la Wiimote et le Nunchuk en main. Si les boutons servent à saisir un objet, à agripper un ennemi et utiliser un aspect particulier d'une arme précise, le seul mouvement de la Wiimote suffit en général à faire souffrir ses adversaires. Le Nunchuk pour sa part permet d'esquiver les coups lorsqu'il est secoué mais cette action s'avère assez maladroite et peu pratique. Tout comme le centrage de la caméra par ailleurs. Mais ce ne sont pas ces éléments qui pénalisent le plus MadWorld. Si le jeu se targue en effet de proposer différentes manières de trucider du bonhomme, une fois les premières heures écoulées l'engouement diminue un petit peu. Le plaisir reste cependant intact, mais l'effet de surprise n'est plus forcément au rendez-vous. Les environnements et les ennemis évoluent au fil de l'histoire mais les mécanismes du jeu de Platinum Games restent les mêmes. MadWorld intègre également des passages en moto, hélas loin d'être inoubliables et bien en-dessous de ce que propose le reste du jeu.

A Comic World


Le style graphique présenté par MadWorld est un véritable bonheur pour les yeux. Totalement en noir et blanc, l'univers réussi la prouesse d'être admirablement propre tout en arrivant à retranscrire le côté sale et violent du DeathWatch. Et cela notamment grâce aux effusions d'un sang rouge vif, avec un sens du détail qui n'a absolument pas à envier ce qui peut se faire sur des machines techniquement plus puissantes. Décapiter, trancher, arracher et écraser, autant d'actions très violentes qui n'ont jamais (à quelques exceptions près) été aussi bien représentées dans un soft. Les bruits les plus probants sont illustrés par des onomatopées textuelles diablement bien intégrées et les jolies cut-scenes n'ont de cesse de mettre en avant l'aspect comic du jeu. Les dialogues, sous-titrés en français, permettent d'apprécier des doublages très réussis alors que les commentateurs du DeathWatch, constamment en train de donner leur avis sur les actions de Jack, bénéficient quant à eux de voix françaises qui tentent comme elles le peuvent de traduire les vannes initialement écrites en VO. Le reste de la bande-son est tout simplement un délice. Des musiques adaptées à chacun des environnements et des bruitages parfaits pour accentuer la violence dont font preuve les tueries, MadWorld est aussi un plaisir auditif.


Jerem, le 25.03.2009


8/10
CONCLUSION

Clairement destiné à un public averti, MadWorld a largement de quoi séduire les amateurs de beat'em all. Doté d'un aspect visuel stylé très convaincant et d'une jouabilité intuitive et agréable, le titre de [societe]Platinum Games[/societe] fait partie de ces jeux totalement barrés dont l'univers ultra-violent, mais absolument pas abruti pour autant, est un plaisir à découvrir. MadWorld dispose d'un véritable fond, une histoire que l'on aurait aimé plus longue et davantage étoffée. À cette durée de vie faiblarde, que le mode multi ne soulage en rien, il faut également compter sur le redoutable sentiment de répétitivité, ici accentué par des phases de jeu au finale pas si variées que cela. Pour autant, MadWorld est un excellent titre qui laisse augurer de bonnes choses pour les autres projets de [societe]Platinum Games[/societe].
LES PLUS
+ Un aspect visuel atypique et pleinement réussi
+ Les tueries de Jack
+ Tous les éléments de la bande-son
+ Ambiance globale du jeu
+ Défoulant à souhait
LES MOINS
- Multijoueur anodin
- Passages en moto anecdotiques
- Malheureusement trop court
- Au final assez répétitif




INFOS EN +
Format :   DVD
Localisation :   Version française intégrale