Toutes les informations au sujet de la version PlayStation Vita de Silent Hill : Book of Memories sont sur cette fiche jeu.

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Annoncé de longue date pour finalement ne pointer le bout de son nez que tout récemment, Silent Hill : Book of Memories n'a pas connu le parcours promotionnel parfait. Silencieux à son sujet, Konami n'a d'ailleurs distillé que peu d'images et de vidéos de cet épisode exclusif à la PlayStation Vita. Prenant un virage à 180 degrés par rapport aux précédents opus, le titre possède-t-il suffisamment d'arguments pour plaire aux fans de la saga ?
Tu veux voir mon book ? Tout commence par le choix d'un pendentif, octroyant un bonus inconnu jusqu'au moment de rentrer in game, puis par la création de son avatar. Au choix, un homme ou une femme avec un profil de goth, de rockeur, de sportif ou un style BCBG histoire de personnaliser le look du héros qui va se coltiner les longues heures de jeu en compagnie du joueur. Une fois le personnage créé et un très long chargement supporté, le joueur se retrouve dans une chambre d'étudiant, affalé sur un lit quand soudain retentit la sonnerie de la porte d'entrée : c'est Morgan Freeman qui vient livrer un mystérieux paquet en provenance de Silent Hill. « Mais je ne connais personne à Silent Hill ». Perspicace, le héros prend tout de même le colis des mains du postier qui marmonne un mystérieux « ho vous savez, les choses vont très vite de nos jours, on ne sait jamais où l'on va atterrir ». Le contenu du paquet, un livre, n'en est pas moins surprenant puisqu'il retrace tous les souvenirs de la vie du joueur. L'avatar virtuel décide donc d'en réécrire les passages plutôt que d'aller lire la fin pour savoir un peu de quelle manière il est prévu qu'il finisse sa malheureuse existence. Mais le fait de revenir sur les éléments de sa vie a un prix puisque le soir venu, dans la solitude de sa chambre, son sommeil sera troublé par des cauchemars : une fois ceux-ci vaincus, les écrits deviendront alors réalité. C'est sur cette base scénaristique, convenue et de peu originale, que s'ouvre cet épisode qui n'a strictement rien à voir avec la série initiale. D'ailleurs le joueur n'apprendra pas vraiment ce qu'il fait là, ni pourquoi il se bat et cela malgré les quelques indices éparpillés sous forme de souvenirs télévisuels et de bouts de papier dans les niveaux. Mais peu importe, l'essentiel du jeu n'est pas là, casser du monstre à la pelle reste l'objectif principal.Le Diablo corps Le changement c'est maintenant et Konami le met bien en application avec cet opus portable. Exit la ville à explorer et le brouillard symptomatique qui faisaient le charme du survival-horror, place au hack'n slash ! Considérant ce changement de cap radical, Konami risque d'ores et déjà de se mettre à dos tous les fans de la franchise. Pour autant, ce n'est pas ce qui est le plus désagréable dans le jeu et la sauce prend même plutôt bien avec un bouton assigné pour la main droite, l'autre pour la main gauche, une lampe de poche pour éclairer tout ça et surtout beaucoup d'armes à ramasser et à combiner. Planches en bois, couteau, dague, pistolet, tuyau… autant d'objets contondants, à lame ou à feu qu'il sera possible d'utiliser pour fracasser les monstres issus, pour le coup, de l'univers de la franchise. Mais il ne faudra pas faire n'importe quoi, puisque tout cet arsenal dispose d'une durée de vie limitée : stocker dans le sac à dos, s'en séparer, revendre chez le marchand du niveau ou réparer à l'aide de clés à molettes récupérées dans les salles, tels seront les différents choix offerts pour gérer l'inventaire. Les munitions étant rares, le joueur se retrouvera vite dans l'obligation de s'orienter vers le corps à corps pour éliminer les créatures qui se dressent sur son chemin. Rien de plus simple car une fois l'adversaire ciblé grâce au bouton L de la console, il est impossible de manquer le coup. Le système fonctionne donc plutôt bien et il y a même une progression du personnage qui gagne de l'XP et monte en niveau pour améliorer santé, force, dextérité, vitesse et autres caractéristiques qui influeront sur le gameplay et l'efficacité avec les différentes armes. En fonction du type d'ennemi tué (lumière, métal, etc.), des orbes pourront également être collectées afin de remplir une jauge permettant de déchaîner un super pouvoir une fois pleine, une sorte de mode berserk en somme. Mais alors du coup, qu'est ce qui rend ce Silent Hill : Book of Memories largement dispensable ? Tout le reste justement…Piégé dans Silent Hill Tout d'abord, si l'idée du hack'n slash est bonne, Konami n'en maîtrise à aucun moment les codes. Pour commencer, si les coups portés aux ennemis procurent une sensation de puissance suffisante, les objets se cassent beaucoup trop vite, obligeant ainsi sans cesse à stocker ou à en chercher un autre. Il n'est ainsi pas rare de devoir retourner en arrière pour fouiller les caisses ou placards déjà ouverts précédemment. Cela contribue franchement à casser le rythme d'un jeu rendu déjà très mou par la construction des niveaux, tous bâtis de la même manière. Le joueur débute dans un couloir, accède à une salle qu'il ouvre en pressant Croix (l'indication s'affichera par la suite devant chaque porte et cela jusqu'à la fin du jeu), il vide la salle, sort de celle-ci par une des portes (en pressant Croix bien entendu) et emprunte un nouveau couloir qui amènera à une autre salle et ainsi de suite. Le comble de l'originalité réside dans des couloirs à deux embranchements, preuve que le métier de level designer n'est pas tout à fait en voie de disparition. Certaines salles imposent un objectif particulier, ce qui a pour effet en cas de succès de donner une pièce du puzzle. Eh oui, Silent Hill : Book of Memories a pour autre ambition de faire réfléchir le joueur. Mais que les allergiques aux énigmes se rassurent, celles-ci sont d'un niveau Secret Story : « 5 vases, du plus fort au moins fort en direction de l'Orient »… Que faire ? Peut-être disposer les 5 vases du plus grand au plus petit de gauche à droite. Ces énigmes sont en plus peu nombreuses et se répètent inlassablement au fur et à mesure de l'avancée. De temps à autre, un boss fera son apparition et une mystérieuse créature viendra parfois gratifier le joueur d'un objet particulier et unique aux caractéristiques plus avantageuses mais qu'importe, c'est toujours l'ennui qui l'emporte avec parfois la mort à la clé. Pourquoi avoir posé par terre des pièges invisibles dans lesquels le joueur est obligé de tomber avant de pouvoir en mémoriser l'emplacement ? De même, il faut savoir que la mort signifie la reprise depuis le début du niveau, l'enfer en somme, sauf si l'on a pensé à sauvegarder sa progression dans une salle spécifique et donc à effectuer de nombreux aller-retour dans des couloirs/salles désertiques. En plus de cela, la partie technique est franchement ratée : les décors sont vides, se répètent sans arrêt et seuls quelques éclairages viennent rompre la monotonie graphique ambiante. Les voix françaises sont en outre particulièrement horripilantes mais elles ont au moins la bonne idée d'être peu nombreuses et donc au final agréables.Tu m'donnes ton Konami ? Histoire de tenter de sortir la tête de l'eau, Silent Hill : Book of Memories propose un mode multijoueur à 4. Une bonne idée de départ mais qui est bien mal traitée. Tout d'abord, il faut savoir que le jeu solo se trouve vite limité par la difficulté du titre une fois les premiers niveaux passés. Il est donc presque impossible de s'en sortir seul, sauf à glaner de l'XP comme un malade dans les niveaux inférieurs. Le recours au multi permet donc d'aller vadrouiller à plusieurs dans les mêmes niveaux. Seulement voilà, il est d'ores et déjà plus difficile de trouver des parties online que de trouver 3 autres potes qui auraient fait la même erreur en achetant le jeu, histoire de s'essayer au ad-hoc. De plus, il faut savoir que lancer une partie multijoueur aura pour effet instantané de supprimer la progression solo que le joueur pourrait avoir en parallèle dans un niveau. Ajoutez à cela qu'il est également impossible de rejoindre directement un ami dans un monde sans se retaper toute la progression préalablement réalisée en solo et on obtient sans doute l'un des modes multi les moins bien pensés de l'histoire du jeu vidéo.
![]() 3/10
La coupe est pleine, pas la peine d'en jeter plus. Silent Hill : Book of Memories est justement à rayer des livres et à oublier dans un coin, sur une étagère. Peu de choses à sauver si ce n'est un aspect hack'n slash pas désagréable au premier abord mais assassiné par trop de répétitivité et de mauvaises idées. Ce n'est pas avec cet épisode que Konami redorera le blason d'une licence en déclin.
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