Test de PlayStation All-Stars Battle Royale sur PlayStation Vita

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PlayStation All-Stars Battle Royale Vita
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Test de PlayStation All-Stars Battle Royale sur PlayStation Vita (Vita)



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Toujours à la recherche d'un jeu phare pour sa console portable, Sony s'essaye maintenant à un domaine dans lequel Nintendo règne en maître depuis des années : le jeu de baston en arène à plusieurs. Surfant clairement sur la vague Super Smash Bros Brawl, l'éditeur nippon a décidé de réunir au sein d'un même titre toutes les têtes connues de ses licences stars. Mais PlayStation All-Stars Battle Royale n'est-il pour autant qu'une simple resucée d'un jeu existant ? Bien heureusement non et le titre réserve quelques surprises.

All-Stars, sauf DLC


Conscient du fait que le succès d'un titre comme celui-ci repose sur un casting digne d'une super production américaine (ce qui explique l'absence de Marion Cotillard), le titre regroupe tout ce qui se fait de mieux ou presque comme héros : le surprenant Toro Inoue connu presque exclusivement au Japon comme mascotte de Sony, Sly Cooper, PaRappa the Rapper, Fat Princess, Spike de Ape Escape, la belle Nariko d'Heavenly Sword, Heihachi de Tekken, Sweet Tooth le clown déjanté de Twisted Metal, le Dante new look du futur Devil May Cry (on aurait préféré l'ancien), Jak de Jak & Dexter, Ratchet de Ratchet & Clanck, le Big Daddy Protecteur de Bioshock 2, le méchant Radec de Killzone, SackBoy de de LittleBigPlanet, feu Sir Daniel Fortesque (Medievil), Cole et Evil Cole d'Infamous, Raiden en mode Metal Gear Rising Revengence, Nathan Drake d'Uncharted et le surpuissant Kratos de God of War.

Une liste vraiment intéressante mais qui a volontairement été limitée pour pouvoir proposer des DLC : sont d'ailleurs d'ores et déjà annoncés (au moment où ces lignes sont écrites) la jolie Kate de Gravity Rush et Emmett de Starhawk qui seront cependant gratuits quelques temps. Dommage qu'ils n'aient pas été intégrés directement au casting initial car celui-ci, aussi prestigieux soit-il, fait quand même un peu de la peine quand on le compare au nombre de combattants du jeu de Nintendo. Cela d'autant plus que Sony a également cédé à la mode des doublons avec Cole et Evil Cole. Pour autant, les différents protagonistes permettent déjà de bien s'amuser à condition de faire fi de quelques problèmes d'équilibrage puisque les combattants ne se battent pas tous sur un pied d'égalité. Sans rentrer dans le détail du gameplay à ce stade du test, il faut tout de même savoir que Kratos, Dante et Raiden disposent d'attaques presque imparables et qui feront passer les pauvres Sackboy ou Toro Inoue pour des touristes du jeu de combat et surtout ne leur laisseront aucune chance de s'en sortir.

Sony Smash Bros Brawl


Parlons-en justement du gameplay. Le jeu propose des arènes où s'affrontent 4 joueurs au maximum en chacun pour soi ou en équipe de deux. Comme dans tout bon jeu de baston, chaque personnage dispose de coups de base qu'il est possible de classer de la manière suivante : attaque de courte portée, de moyenne, de longue distance et 3 chopes (haute, basse et avant/arrière) réalisables avec le joystick droit de la manette/console. Les coups sont nombreux, diversifiés et surtout prennent directement leur inspiration dans la palette de mouvements/techniques utilisés par les héros dans les jeux dont ils sont tirés. Le joueur pourra ainsi admirer Nathan Drake se mettre à couvert pour tirer à la Kalachnikov, PaRappa the Rapper sortir une grosse sono pour étourdir les adversaires, Raiden se battre au sabre, Sackboy ouvrir le menu de LBP pour poser des objets loufoques sur le terrain ou des pièges, etc. Amusants, ces coups permettent d'éviter en plus le sentiment de répétition qui frappe parfois les jeux de ce type. Il faudra alors parfaitement maîtriser tous les personnages et surtout bien mémoriser quelles techniques employer pour parer ou contrer l'adversaire. À ce sujet, le jeu propose aussi une possibilité de bloquer et une possibilité d'esquive rapide (qui permet également de se déplacer plus rapidement pour ramasser un power-up). Les power-up sont d'ailleurs l'un des gros regrets du titre puisqu'ils ne sont ni délirants, ni très utiles et se contentent simplement de ralentir les ennemis ou tout simplement de les envoyer valdinguer tout en infligeant un malus à leur jauge de super.

En effet, tout le principe du jeu repose en fait sur un seul et unique principe : remplir sa jauge de super pour pouvoir déclencher une technique fatale à l'aide d'une simple pression sur la gâchette de droite. Car c'est sans doute par ce biais que le jeu de Sony se démarque le plus de son concurrent direct. Là où un Smash Bros Brawl demande finalement de tabasser un maximum les différents participants pour les éjecter ensuite hors du ring, PlayStation All-Stars Battle Royale se contente de ne développer qu'une seule méthode pour gagner : éliminer par un coup spécial l'adversaire. Effectuer des combos, ne pas se faire toucher, ramasser des bonus, tout est bon pour atteindre l'un des 3 niveaux de super disponibles. Le jeu privilégie d'ailleurs les combats aériens puisque le plus efficace reste de projeter l'un des combattants en l'air pour le bourriner ensuite avant qu'il ne retombe. Les effets de ces prises « super » sont plus ou moins importants en fonction du niveau auquel la prise est déclenchée. Ainsi, l'attaque de niveau 1 disposera normalement d'un faible effet de zone ne permettant de faire disparaître qu'un seule adversaire ou, en visant bien et avec de la chance, les trois d'un coup. L'attaque niveau 2 disposera plus logiquement d'un effet de zone plus important et l'attaque de niveau 3 permet carrément d'éliminer jusqu'à 5 fois les adversaires (donc en toute logique jusqu'à 2 fois un même personnage qui sera réapparu après une première mise à mort).

Si cela peut paraître équilibré sur le papier, il n'en est malheureusement rien dans la réalité et seules les attaques super de niveau 3 ont plus ou moins toutes le même niveau d'efficacité. Pour le reste, certaines attaques de niveau 1 sont bien trop puissantes (Raiden et son effet de jambe dévastateur, Kratos et son gros coup d'épée tranchant) ou carrément inutile (bon courage pour caser celle de Nathan Drake ou de PaRappa the Rapper). Ce déséquilibre se retrouve également dans les super de niveaux 2, clairement inégaux. Les parties se résument donc à une course à l'augmentation de la barre de super le plus rapidement possible puisque les parties ne proposent que deux paramètres différents : soit gagner en atteignant à la fin d'un chrono le plus grand nombre de kill soit gagner en faisant perdre aux adversaires toutes leurs vies. On regrette donc le manque d'inventivité du titre de ce côté et surtout le déséquilibre flagrant entre les différents personnages (qui se fait d'autant plus sentir du fait du système imposé pour gagner). Mais cela oblige tout de même à bien faire attention aux techniques à utiliser et, au final, le joueur qui fera n'importe quoi en espérant l'emporter risque de subir une cruelle désillusion. Le titre donne même une importance stratégique aux chopes puisque celles-ci permettent carrément de voler une partie de la jauge de super de l'adversaire pour se l'approprier.

Les fous de l'arène


Afin de canaliser le joyeux foutoir qui caractérise pleinement les affrontements, les développeurs ont imaginé des arènes évolutives et surtout bourrées de pièges ralentissant voire détruisant les joueurs pour certains. Chaque niveau est d'ailleurs tiré d'un ou plusieurs environnements bien connus des gamers. Certains de ces environnements disposent même d'un scrolling vertical (le niveau tiré d'Infamous) ou horizontal (comme celui tiré d'Uncharted). Même s'il est regrettable qu'au final peu de niveaux utilisent ce procédé, il faut tout de même saluer l'inventivité de ceux-ci. Ainsi, par exemple, le niveau extrait d'Uncharted se déroule dans un gros transporteur de type Antonov. Les joueurs commencent dans la soute, zone restreinte, puis celle-ci s'ouvre et il faudra luter pour ne pas être aspiré avec le matériel qui est projeté à l'extérieur. C'est d'ailleurs l'une des rares zones où la sortie de ring est possible et surtout pénalisante. Pour le reste, les autres arènes comportent toutes un ou plusieurs niveaux avec comme particularité de changer de thème en cours de partie. Ainsi, l'arène colorée et sympathique de LocoRoco se fait littéralement exploser par un Metal Gear qui en profite pour balancer des missiles ravageurs sur le ring. Dans le même ordre d'idée, le stage de Ratchet & Clank est parasité par les golfeurs d'Everybody's Golf qui arrosent littéralement d'une pluie de balles les joueurs ! Les arènes sont aussi l'occasion de voir surgir en arrière-plan des personnages relatifs au jeu dont elles sont tirées : Hadès jouera ainsi des lames dans le niveau de Kratos tandis que la Sister de Bioshock viendra poinçonner de sa seringue les participants au combat. Quelques pièges par-ci par-là viennent aussi pimenter les parties. Des environnements donc bien sympathiques dans l'ensemble même si certains manquent tout de même d'un petit grain de folie qui aurait rendu les matchs encore plus amusants.

Modes alités


Là où en revanche PlayStation All-Stars Battle Royale fait un peu pâle figure c'est au niveau des modes mis à la disposition des joueurs. Outre un mode arcade à peine scénarisé par deux cinématiques peu animées et assez pitoyables, le solo assure le minimum syndical. Un mode initiation pour apprendre à maîtriser un personnage, un mode entraînement classique et des épreuves globales et propres à chaque perso. Ces épreuves constituent d'ailleurs la partie du plaisir solitaire la plus agréable puisqu'il s'agit de gagner des matchs en respectant certaines conditions particulières comme n'utiliser que tel ou tel coup ou simplement éviter les super attaques. Si ces défis sont faciles au départ, ils se corsent très vites mais permettent en cas de succès de faire gagner rapidement des niveaux au personnage puisque chacun d'entre eux peut être upgradé jusqu'à 100. Le gain d'XP n'a d'ailleurs qu'une faible utilité puisqu'il s'agit simplement de débloquer des tenues/décors/musiques/accessoires pour son avatar préféré. Le tout est accessible depuis un menu appelé très originalement « Personnalisation » qui propose donc d'équiper chaque star avec les items débloqués.

À côté de la partie solo, le mode Versus permet d'affronter amis ou bots. Mais les plus téméraires se tourneront vers un mode Tournoi bien plus intéressant : seul ou en équipe de deux, il s'agit de participer à des matchs. Le matchmaking est bien fichu (avec classement ou sans classement) et depuis le patch 1.01 (disponible depuis le 22 novembre 2012), la connexion au réseau, et donc la recherche de partie, se fait de manière beaucoup plus naturelle. Reste à savoir si les joueurs seront assez férus pour faire vivre ce mode multijoueur qui n'est finalement qu'une version paramétrable du solo (bonus présents ou pas, victoire par le plus grand nombre de kills ou par diminution d'un nombre de vies fixé, etc.).

Les beaux dégâts


Côté technique pour finir, la version PlayStation Vita offre un titre qui est très correct mais cela se paye par des temps de chargement assez conséquents. Les niveaux sont colorés ou très sombres en fonction du jeu référence mais sont surtout très reconnaissables pour les aficionados. On ne peine donc jamais à identifier le titre dont l'arène s'inspire. Les destructions de décors, les effets de lumières et les nombreuses explosions rendent vraiment bien à l'écran sans jamais provoquer de baisse de frame rate ou même rendre brouillon l'action. Les différents protagonistes sont également bien modélisés et les coups sont eux aussi fidèles aux modèles originaux. Les animations sont fluides et s'enchainent rapidement sans que la machine ne bronche. Il y a donc un réel plaisir visuel à se battre dans les arènes. Cela d'autant plus que la bande-son, elle-aussi calquée sur les jeux mis en avant par Sony, est plus qu'acceptable. Un bon ensemble, certes pas époustouflant, mais qui suffit amplement à remplir son office.


Philippe, le 22.11.2012



6/10
CONCLUSION

Étonnant au premier abord car finalement assez vide du fait du peu de modes de jeu, de la répétitivité de son mode solo et finalement du casting assez limité, PlayStation All-Stars Battle Royale tente tout de même de se démarquer du titre de Nintendo grâce à un gameplay volontairement plus technique et stratégique. La course au remplissage de la barre de Super confère quelques moments de stress et il faut être rapide tout en réfléchissant au moyen d'empêcher l'adversaire de déclencher son coup fatal, seul et unique moyen de marquer des points et donc de gagner. Mais ce parti pris ne permet pas de masquer une évidence : le titre de Sony, aussi sympa soit-il, peine tout de même à être véritablement accrocheur, la faute à un équilibrage raté, à des power-ups peu intéressants et à un manque de folie qui ne permettent pas de pimenter réellement l'action. Heureusement que les nombreux stages et leurs pièges/secrets sont suffisamment bien élaborés pour permettre de planifier quelques coups tordus qui raviront les plus vicieux !
LES PLUS
+ Amusant à plusieurs
+ Techniquement joli
+ Très fluide
+ Certaines attaques « Super », impressionnantes
+ Les stages bien construits
+ Les éléments aléatoires pendant les combats
+ Casting sympa...
LES MOINS
- ... mais finalement peu étoffé
- Déséquilibre entre les héros
- Une seule condition de victoire
- Montée en niveau inutile
- Finalement peu de choses à faire





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