Toutes les informations au sujet de la version PlayStation Portable de Resistance Retribution sont sur cette fiche jeu.

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Lancée en même temps que la PlayStation 3, la série Resistance est aujourd’hui l’une des plus prolifiques du catalogue de Sony. Après deux épisodes sur console de salon c’est sur PSP que les Chimères s’installent, dans un opus prenant la forme d’un spin-off supervisé par Bend Studios. Les développeurs américains ont cette fois été confrontés à l’adaptation d’une série connue pour sa vue à la première personne, avant d’opter pour une formule qui leur avait réussie dans Syphon Filter : Logan's Shadow. Verdict.
Elevé aux hormonesPuisque la PSP n’a pas encore dit son dernier mot, Sony a confié la lourde tâche de réaliser un Resistance sur sa portable à un studio qui n’en n’est pas à son premier essai sur le support. La transposition sur PSP de l’univers uchronique ne s’est d’ailleurs pas fait dans la demi-mesure puisque Bend Studios a tout simplement abandonné la vue FPS. Les premiers instants passés sur Resistance Retribution nous font du coup découvrir un jeu de tir à la troisième personne, usant du stick analogique pour se déplacer et des boutons de façade pour viser. Les touches restantes sont réparties entre les tirs primaires et secondaires (les deux gâchettes) ainsi que le zoom, le rechargement, le changement d’arme et l’interactivité avec le décor (la croix directionnelle). Loin d’être une hérésie, cette nouvelle orientation se révèle rapidement payante puisqu’il n’est jamais trop difficile de faire ce que l’on veut lors des échanges de tirs. Détail supplémentaire mais totalement gadget : connecter sa PSP à une PlayStation 3 munie de Resistance 2 permet de jouer avec une DualShock 3, mais aussi de contaminer la console portable avec du contenu bonus (uniforme de Nathan Hale, magnum aux balles explosives). Nul doute que cela pourra en amuser plus d’un. Resistance Retribution doit en grande partie son salut à un système de visée automatique très efficace… voire même un peu trop. Il suffit d’avoir un ennemi à l’écran pour que celui-ci soit automatiquement pris en compte, laissant au joueur le soin d’appuyer sur la détente tout en se concentrant sur les straffes ou la couverture. Cette dernière est également gérée automatiquement dès que le joueur trouve un coin suffisamment large pour l’accueillir à l’abri des tirs adverses. Mais qu’on ne s’y trompe pas, Resistance Retribution ne sert pas pour autant la tête de l’ennemi prédécoupée sur un plateau d’argent et ce, malgré une IA qui a tendance à rester en plan. L’utilisation des tirs secondaires se révèle souvent indispensable pour venir rapidement à bout d’un groupe d’ennemis ou d’un monstre particulièrement coriace. Dans ce cas là, il faudra viser manuellement avec les touches de façade tout en étant forcément à découvert, ce qui peut rapidement très mal se finir. D’autant que la majorité des ennemis ne manque pas de hargne et vise relativement bien, obligeant le joueur à rester constamment en mouvement lorsqu’on ne joue pas avec les couvertures. Si on peut néanmoins émettre un léger bémol au sujet de la visée automatique, qui a tendance à trop coller un même ennemi, le gameplay de Resistance Retribution reste pour sa part une vraie réussite dans le genre action, suffisamment plaisant pour embarquer le joueur dans ses péripéties. "C’est pas ma guerre"Niveau scénario, ce spin-off se déroule quelques années après le premier épisode et permet de suivre James Grayson, un soldat britannique désavoué par sa patrie et contraint d’aider la résistance française. On n’échappe pas aux gros clichés sur l’hexagone (alternant l’humour et le ridicule) mais heureusement tout le monde en prend pour son grade et Retribution reste un chapitre intéressant de l’univers Resistance. Au moins, Grayson se montre plus charismatique que Nathan Hale et consorts, ce qui n’est pas plus mal. L’histoire est par ailleurs narrée via des cut-scenes classes et intégralement doublées en français, avec des acteurs relativement crédibles. Un bon point. Techniquement, Resistance Retribution est sans contestation possible l’une des plus belles réalisations de la PSP. Bien sûr, on n’est loin des grands environnements et des batailles dantesques des titres de salon, mais le jeu a réussi l’exploit de conserver sa dimension grand spectacle. Les développeurs nous servent un TPS sans soucis de frame rate, avec un aliasing maitrisé et une action toujours bien mise en scène. Le level-design et les environnements sont variés, alternant les villes européennes avec des installations de Chimères tout droit sorties d’un film de science-fiction. En multijoueur, Retribution propose des affrontements jusqu’à huit joueurs dans cinq modes conventionnels. On retrouve du chacun pour soit, du team deathmatch, de la capture de drapeau, du contrôle de territoire et un mode un poil plus original dans lequel il faut convertir l’équipe adverse en la tuant. L’architecture autour propose tout ce que l’on est en droit d’attendre d’un tel jeu à l’heure actuelle avec un support des clans, un système de classement et de rangs, sans oublier une compatibilité avec certains micros pour du chat. Autant dire qu’on en a pour son argent.
Xzyl, le 26.03.2009
![]() 7/10
C'est décomplexé et assumant totalement son côté action que Resistance débarque sur PSP. Si l’on met de côté une Intelligence Artificielle limitée et une difficulté parfois mal dosée, Retribution fait preuve d’une bonne maîtrise de son sujet et nous sert un jeu de shoot pêchu. En revanche, la formule n’a pas beaucoup évolué depuis Syphon Filter : Logan's Shadow et ce n’est pas Resistance Retribution qui viendra bousculer les codes établis avant lui. Les amateurs du genre devraient tout de même réussir à tirer la pleine mesure du jeu, que ce soit avec sa longue aventure solo ou son multijoueur complet et bien fichu.
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| Prix lancement | : 39,90€ - Voir le prix actuel |
| Format | : UMD |
| Localisation | : Version française intégrale |
| Mémoire | : 736 Ko |