Test de Kingdom Hearts : Birth by Sleep sur PlayStation Portable

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Kingdom Hearts : Birth by Sleep PSP
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Test de Kingdom Hearts : Birth by Sleep sur PlayStation Portable (PSP)





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Pour ceux qui ne seraient pas familier avec la franchise, Kingdom Hearts est une série orientée action-RPG dont les quatre premiers volets auront su marier la touche Tetsuya Nomura au riche univers de Walt Disney. Après un premier épisode original mais perfectible et une suite gommant ses principaux défauts, les deux opus suivants ont bizarrement déserté la PlayStation 2 pour s'installer sur les deux dernières portables de Nintendo (GBA et DS). Le résultat n'ayant pas vraiment convaincu les nombreux fans, le retour du fils prodigue sur une console Sony était forcément attendu au tournant. Ce nouvel épisode saura-t-il donc combler l'amateur d'action-RPG qui sommeille en nous ?

Test réalisé à partir d'une version japonaise. Mis à jour le 8 septembre 2010 à partir de la version européenne.

Au commencement des temps...


Sans dévoiler les subtilités du scénario, sachez que nous avons ici affaire à une préquelle, évitant ainsi aux nouveaux joueurs de se perdre dans les méandres scénaristiques de la série. L'aventure fait donc table rase du passé pour débuter à une époque antérieure aux précédents épisodes, à la veille d'un examen au cours duquel Tera et sa partenaire d'entrainement Aqua tentent d'acquérir le très convoité statut de "Keyblade Master". De son côté, Ventus, le cadet du groupe que l'on suit par défaut dans cette première partie, ne fait figure que de spectateur. Une fois le résultat des épreuves proclamé, nos trois héros en viennent rapidement à se séparer pour partir chacun de leur côté vers une aventure que l'on nous propose de vivre selon leur point de vue respectif.

Ainsi, peu après avoir choisi son avatar, le joueur se retrouve sur la carte lui permettant de se rendre dans les premières dimensions accessibles du jeu. Comme vous vous en doutez certainement, celles-ci correspondent pour la plupart aux mondes de Walt Disney et proposent une plongée au cœur de diverses histoires allant de Blanche Neige à Stitch, en passant par Peter Pan. A la différence d'un jeu au scénario 100% original, l'atout narratif de Birth by Sleep est certainement le fait de pouvoir côtoyer ces personnages dont nous connaissons tous plus où moins les aventures. Et même si l'interaction peut parfois sembler un peu trop superficielle, on prend malgré tout un certain plaisir à se mêler de leurs affaires, en marge de la quête principale.

Un pour trois et trois pour un !


S'il faut dans un premier temps compter une dizaine d'heures pour mener cette quête à son terme, la durée de vie réelle du titre tourne plutôt autour des 30 heures de jeu grâce à son scénario en trois actes. A noter que la version européenne propose un quatrième mode de difficulté pour ceux qui ne le trouveraient pas suffisamment relevé, ainsi qu'un second boss optionnel. A première vue, on pourrait crier au scandale mais le système ayant été pensé intelligemment, le fait de retourner dans chacun des mondes parcourus nous permet de recoller les morceaux de ces histoires, tout en redonnant de la cohérence à un scénario qui manquait jusqu'alors quelque peu de liant. Pourtant, malgré l'agréable impression d'immersion qui s'en dégage, force est de constater que la liberté qui nous est laissée n'est que très limitée. Même si on a généralement la possibilité de choisir sa destination ou de retourner dans les niveaux précédemment explorés, le joueur se sent rapidement bridé par une quête principale dans laquelle il n'aura d'autre choix que de se laisser emporter.

Outre les inévitables barrières invisibles, certains passages ouverts ne sont tout bonnement pas accessibles avec le personnage incarné et il faudra attendre de revenir 10 ou 20 heures plus tard avec l'un de ses amis, pour enfin gagner le droit de voir ce qui se cachait au delà de cette satané clairière. Dans le même ordre d'idée, mais certainement dans le but de palier aux limitations de la PSP, les programmeurs ont découpé les environnements du jeu en de nombreux secteurs à la beauté incontestable, mais dont les dimensions auraient gagné à être revues à la hausse. Enfin, la population alentours n'étant pas non plus très importante, on ne peut que déplorer un certain manque d'animation et un côté RPG relégué au second plan.

Les clés du succès


En minimisant ainsi l'aspect jeu de rôles d'un action-RPG, la partie action de Kingdom Hearts : Birth by Sleep ne peut qu'en sortir renforcée et c'est donc fort logiquement que les combats ont la part belle dans cet épisode. Outre des vagues d'ennemis qui se succèdent au fur et à mesure que notre héros progresse dans un niveau, on se rend rapidement compte que les possibilités d'évolution de ses capacités ont bénéficié de nombreuses attentions. Le système de combat en lui-même est pourtant assez basique et repose sur des actions simples (frappe, saut, garde et deck command) réparties entre les quatre boutons de façade et la charge/fuite obtenue en associant une direction au bouton de garde. Ces quelques possibilités sont complétées en premier lieu par le lock qui, selon le niveau de focus préalablement emmagasiné, permet de cibler un ou plusieurs ennemis pour une série d'attaques à distance. Selon le nombre de points d'impacts sélectionnés en maintenant les gâchettes L et R enfoncées, ces attaques automatiques peuvent encore être prolongées par un mini QTE un peu simpliste mais dont la puissance dévastatrice permet souvent de mettre un terme aux hostilités.

D'autre part, même si l'obtention quasi-systématique des principaux objets n'incite pas vraiment à l'exploration, la possibilité de créer des decks à partir des magies, attaques et/ou potions récoltées, permet encore de diversifier les compétences accessibles durant les affrontements. Celles-ci voient leur niveau d'expérience augmenter au fur et à mesure que les combats s'accumulent et une fois maitrisées, peuvent à leur tour être combinées avec d'autres pouvoirs de niveau équivalent. L'intégration de ces éléments dans des decks de plus en plus puissants offre donc au joueur une évolution virtuellement illimitée et permet, à partir d'un certain niveau, d'effectuer des mouvements de plus en plus efficaces et impressionnants. Bref, entre les coups de keyblades (ou épées-clés pour les plus anglophobes) basiques et la multitude de sorts et enchaînements spéciaux proposés par le soft, les ennemis ne seront assurément pas à la fête !

La violence des rixes est d'ailleurs très bien retranscrite par les bruitages et le jeu bénéficie en outre d'une bande-son de qualité. La très belle introduction chantée reprend l'indémodable thème de Utada Hikaru et les principaux dialogues sont doublés en anglais (impossible de mettre les excellentes voix japonaises malheureusement) durant l'essentiel des cut-scenes. Enfin, les diverses musiques tirées des œuvres originales se mettent au diapason des qualités techniques du soft et le seul reproche que l'on pourrait leur faire serait la brièveté de certaines boucles qui peuvent finir par s'avérer lassantes.

Quand la PSP se prend pour une grande


Comme évoqué plus haut, les graphismes ne sont pas en reste et pour peu que l'on ne s'attarde pas trop sur certains gros-plans maladroitement choisis, les personnages jouables et non-jouables sont dans l'ensemble assez détaillés pour ne pas dénoter avec les superbes décors. Les développeurs ont vraiment fait du bon boulot et contrairement aux précédents épisodes nomades, le rendu sur PSP se rapprocherait presque du niveau de ses ancêtres sur Playstation 2. Pourtant, cette débauche technique a un coût, celui d'une installation partielle sur votre Memory Stick qui, même si elle n'est pas obligatoire, semble s'imposer d'elle-même vu la fréquence et la longueur des temps de chargement qui parsèment l'aventure. Dans cette optique, les développeurs ont donc prévu de laisser le choix entre une installation de 200, 400 ou 600 Mo et il vaut mieux opter pour cette dernière possibilité qui, sans être miraculeuse, permet d'éviter des loadings trop importants.

Enfin, pour terminer sur une dernière note positive, Square Enix a dans sa grande bonté décidé d'allonger encore un peu les possibilités et la durée de vie de ce titre qui n'en avait pourtant pas vraiment besoin. Ce bonus, accessible en permanence depuis la carte principale, consiste en une série de mini-jeux plus ou moins bien sentis, tels qu'une course à la Wipeout, un jeu de société, une sorte de hand-volley ou un mode arène en multi-joueur. De quoi laisser quelques jours de plus l'UMD dans la console.


Maaku, le 25.02.2010


8/10
CONCLUSION

Malgré un scénario un peu trop dirigiste et quelques problèmes de gourmandise qui s'accommoderaient bien d'une plus grande quantité de mémoire embarquée, Kingdom Hearts : Birth by Sleep est assurément un jeu à ne pas manquer. Ses quatre niveaux de difficulté le rendent accessible à tous et, outre une réalisation globale de premier ordre, l'intérêt permanent qui s'en dégage et sa durée de vie conséquente lui permettent aujourd'hui de se hisser sans difficulté au niveau des meilleures productions sur PlayStation Portable.
LES PLUS
+ L'enrobage graphique et sonore
+ La gestion du système de combat
+ La durée de vie
+ La complémentarité des 3 histoires
LES MOINS
- Les temps de chargements
- Memory Stick (1Go) quasi obligatoire
- Le dirigisme ambiant





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