Test de Assassin's Creed : Bloodlines sur PlayStation Portable

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Assassin's Creed : Bloodlines PSP
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Test de Assassin's Creed : Bloodlines sur PlayStation Portable (PSP)



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Après le médiocre Altaïr's Chronicles sorti sur DS en 2008, Assassin's Creed débarque, enfin, sur la petite portable de Sony. Alors que Ezio joue les assassins en herbe sur consoles de salon, c'est avec surprise que l'on retrouve Altaïr, héros du premier opus, dans cet épisode exclusif baptisé Assassin's Creed : Bloodlines, censé faire la transition entre les deux épisodes HD. Reprenant les bases du gameplay qui ont fait la force d'Altaïr en son temps, Bloodlines a-t-il les atouts pour s'imposer comme une pièce maitresse de la série ? Verdict dans l'animus.

Chypre : terre d'accueil


L'histoire se déroule un petit mois tout juste après qu'Altaïr ait déjoué les plans de Al Mualim, feu son mentor. L'assassin, devenu le grand manitou de sa fraternité, continue sa lutte acharnée contre les templiers et fait tout ce qui est en son pouvoir pour les empêcher de mettre la main sur des artefacts aussi mystérieux que puissants. Malheureusement pour lui, les templiers, bien plus nombreux et diablement décidés à réussir leur quête, ont réussi à découvrir un de ces artefacts sur l'île de Chypre en Méditerranée orientale.

Cette rapide introduction sert en fait de tutoriel pour les néophytes ne connaissant pas les mécanismes propres à la licence. Le joueur se retrouve donc rapidement aux commandes d'Altaïr dans une séquence qui ne sera pas étranger aux habitués de la licence et qui lui permettra d'apprendre à utiliser toutes les techniques à sa disposition : lame secrète, courses endiablées, escalade, furtivité, discrétion, combat à l'épée ou encore maniement de la caméra.  L'occasion de remarquer que les développeurs ont réussi, avec brio, à caser le même nombre de fonctionnalité que sur console de salon, qui sont pourtant dotées de quelques boutons en plus sur leur PAD. Le maniement de la caméra, intuitif et vraiment réactif, permet de très vite repérer les détails importants d'une zone, évitant de pester contre un point de vue totalement inadapté.  De la même façon le maniement d'Altaïr est un vrai plaisir, le héros répondant au doigt et à l'œil à chacune des commandes. Avec une interface radicalement identique à celle du premier épisode, Bloodlines annonce clairement la couleur : cet opus PSP se veut être une véritable copie des épisodes sur consoles de salon et on se prend à rêver, une fois dans la partie, en s'imaginant profiter de la liberté d'action si chère à la série.

L'assassin assassiné


Malheureusement une fois le tutoriel terminé le réveil est plutôt douloureux. Car à trop vouloir copier l'original, les développeurs en ont oublié que la PSP pouvait vite devenir une limite à leur imagination. Si le soft n'est pas techniquement raté, il souffre de défauts vraiment rédhibitoires. Chaque ville, en plus d'être quasiment désertique, est cloisonnée en de nombreux quartiers ridiculement petits. Le passage de l'un à l'autre de ces quartiers sera obligatoirement accompagné d'un temps de chargement qui deviendra vite rébarbatif tant les allers/retours seront nombreux. L'île de Chypre, où se déroule une bonne partie de l'histoire, est totalement engluée dans un brouillard omniprésent qui vient entacher une 3D pourtant de belle facture avec des textures honorables. La sensation de liberté disparait alors totalement pour laisser place à une impression de cloisonnement des plus frustrante.

Mais la déception ne s'arrête pas à l'aspect technique du jeu car avec un gameplay aussi répétitif et simpliste, la Bérézina est presque totale. Si l'on retrouve avec joie les éléments clés des opus de salon comme l'indice de discrétion, l'escalade ou encore les courses sur les toits, le soft est pénalisé par une IA totalement inexistante. Les rues des villes étant terriblement désertes, le joueur a rarement envie d'y flâner en marchant au pas sous peine de mourir d'ennui. Malheureusement, dès que l'assassin se met à courir les gardes s'alertent et le pourchassent comme s'il venait de commettre le plus grave des délits, engageant alors un combat qui se terminera indubitablement par la mort des poursuivants. D'une simplicité affligeante (même contre les très rares boss), les combats ont tout de même le mérite de se montrer dynamiques et bien mis en scène avec, notamment, des finish toujours aussi violents. Reste alors la possibilité de parcourir les cartes en passant par les toits pour éviter ces combats à répétition, mais le manque de visibilité nuit gravement à la fluidité des courses qui se soldent bien trop souvent par un saut fatal dans une mauvaise direction. De quoi frustrer encore un peu plus le joueur qui, finalement, finira par rester sur sa faim après les cinq petites heures nécessaires pour terminer l'aventure.


- Ludo -, le 01.12.2009


4/10
CONCLUSION

Assassin's Creed : Bloodlines part d'une idée relativement ambitieuse en voulant proposer des sensations identiques aux versions de salon, tout en comblant un vide scénaristique entre les deux opus. Seulement voilà, la PSP ne possède pas les qualités techniques suffisantes pour espérer offrir la même expérience de jeu que sur console HD. Avec des quêtes secondaires inintéressantes et des combats bien trop simples à remporter, l'expérience de jeu peine vraiment à convaincre. Terriblement répétitif et court, cet épisode PSP est, finalement, très loin de tenir toutes ses promesses.
LES PLUS
+ Combats dynamiques
+ Gestion de la caméra
+ Armes à débloquer pour la version PS3 d'AC II.
LES MOINS
- Frustrant
- IA à la ramasse
- Trop simple
- Répétitif
- Où est passé Desmond ?




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