
Toutes les informations au sujet de la version PlayStation 3 de The Chronicles of Riddick : Assault on Dark Athena sont sur cette fiche jeu.
![]() Images ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() |
En 2004, Starbreeze AB collaborait de très près avec l’acteur Vin Diesel pour offrir aux joueurs PC et consoles un FPS audacieux. Mélange d’infiltration, de combats au corps à corps brutaux et de gunfight nerveux, The Chronicles of Riddick : Escape From Butcher Bay a marqué les amateurs de sensations fortes tout en contentant les fans de l’acteur musclé. Cette année sort une version remasterisée de ce titre, contenant un mode multijoueur et surtout une aventure solo en guise de suite directe du précédent volet. The Chronicles of Riddick : Assault on Dark Athena permet donc de replonger dans les bottes du Monsieur Propre le plus sanglant de la galaxie.
Diesel : l’essence de la guerrePour les néophytes, le personnage de Richard B. Riddick apparaît pour la première fois dans le très bon Pitch Black. L’anti-héros campé par Vin Diesel est un criminel qui possède la capacité de voir dans le noir comme en plein jour, ce qui tombe bien puisqu’il échoue sur une planète où la nuit règne pendant sacrément longtemps. L’épisode Escape from Butcher Bay campe donc l’avant Pitch Black et explique notamment comment Richard a développé sa capacité de nyctalope et s’est évadé de la plus importante prison de l’univers. Cet épisode remixé permettra ainsi aux joueurs ayant dormi en 2004 de rattraper leur retard. Jouable immédiatement, l’épisode Assault on Dark Athena se veut l’extension directe du précédent opus et commence au moment où Riddick et son geôlier quittent la prison. Alpagué par le vaisseau Dark Athena, le Kojac furien va une nouvelle fois jouer des lames pour s’évader. Deux scénarios qui se suivent pour une durée totale de jeu avoisinant les 10 à 12 heures, cela reste plutôt bien lorsque l’on voit la durée de vie moyenne des produits qui sortent en ce moment. Seul petit bémol : la première aventure n’a de réel intérêt que pour ceux l’ayant loupée il y a 5 ans. Vieux moteurL’aventure solo supplémentaire n’est pas le seul argument de vente de Starbreeze AB. En effet, le développeur a opéré un lifting dit haute définition sur son titre, le dépoussiérant un tantinet mais pas de manière toujours très convaincante. Les textures sont certes plus fines, les éclairages plus au goût du jour mais le moteur reste tout de même daté. Cela se ressent notamment dans les animations un peu trop rigides des personnages ou dans le ragdoll assez étrange. L’épisode inédit souffre également des mêmes problèmes et ne se montre pas beaucoup plus bluffant que son aîné. Le jeu reste dans la moyenne mais n’inflige pas non plus de véritable claque graphique. Côté son, rien de changé et c’est tant mieux. On retrouve donc avec plaisir la voix gutturale et chaude de mister Diesel mais également d’autres voix connues comme notamment celle de Ron Perlmann. La musique toujours discrète permet une immersion totale dans cet univers qui se veut un maximum silencieux : laisser entendre un coup de feu est quelque part un échec de la tentative d’approche furtive, qui doit normalement se solder par la mort soudaine et brutale de l’ennemi. Fast and furiousThe Chronicles of Riddick : Escape From Butcher Bay proposait une approche tellement variée qu’aucun jeu du genre n’a véritablement réussi à en démoder l’essence. Depuis, le gameplay n’a pas changé d’un iota, un mal pour un bien. Infiltration en pièce maîtresse, obligation de tuer en silence sous peine de voir débarquer une armée de gardes et très peu de gunfight, les armes des ennemis étant équipées d’un système de détection d’empruntes, le cocktail fonctionne toujours aussi bien et ceux qui découvrent la version 2009 de cet épisode seront aux anges. Pour les autres, se fondre dans le noir, activer la vision nocturne de Riddick puis passer dans le dos d’un garde pour déclencher un instant kill et l'éliminer avec un tournevis sont autant d’actions déjà connues mais qui restent un véritable délice. D’autant plus que chaque arme de fortune propose deux ou trois animations différentes en fonction de l’angle d’attaque. Non, le gros souci que ne manquera pas de relever le joueur de la première heure réside dans l’absence totale de nouveauté de ce remix : outre l’aspect graphique rien de neuf sous les néons de Butcher Bay, ce qui peut légitimement agacer. D’autant plus que l’épisode Assault on Dark Athena est globalement moins bon que son prédécesseur. Sans doute pour céder à la mode des FPS actuels, Starbreeze AB n’a pas hésité à donner une place beaucoup plus importante aux gunfight. Supprimant le système de reconnaissance digitale qui empêchait de s’emparer des armes adverses et obligeait à tuer en silence, les développeurs abreuvent Riddick d’armes et de munitions en tout genre et cela dès le début de la partie. Fusil à pompe, pistolet mitrailleur, mitrailleuse, etc., il est ainsi aisé de foncer dans le tas en dégommant tout ce qui bouge, sans peur de se voir couper les vivres. Cela n’aurait pas été gênant si l’IA des ennemis était à la hauteur et si le level design était un tantinet mieux travaillé. Enchaînant couloirs sur couloirs, le Dark Athena ne brille pas par son originalité. C’était déjà un peu le cas de la prison de Butcher Bay mais l’orientation infiltration donnée au titre permettait d’appréhender les lieux d’une manière totalement différente. Bref, rien n’empêchera aux puristes de faire quasiment toute l’aventure avec le pistolet paralysant et les lames, si ce n’est des gardes ayant tendances à se balader en groupes de 2 ou 3 dans de petits espaces et donc difficiles à isoler. Mais tout le challenge est là. Passons rapidement sur les modes en multijoueur classiques et anecdotiques (deathmatch, team deathmatch, arena), pour n’évoquer que les modes Butcher Bay Riot, qui permet à des joueurs de se répartir en 3 factions distinctes pour se taper copieusement dessus tout en gagnant la possibilité d’acheter des armes entre chaque partie, et Pitch Black, qui place un joueur dans la peau de Riddick et les autres dans la peau de gardes surarmés. Le premier qui tue Riddick prend sa place. Ce mode est véritablement le plus intéressant de ceux proposés mais ne vous retiendra pas non plus de longues heures.
Lestat, le 28.04.2009
![]() 7/10
Difficile de donner une opinion tranchée sur The Chronicles of Riddick : Assault on Dark Athena puisque l’intérêt du jeu variera en fonction des joueurs. Ceux qui découvrent les aventures de l’ami Riddick en auront véritablement pour leur argent tandis que les autres paieront le prix fort pour recommencer une aventure déjà vécue et une suite paradoxalement moins bonne car moins dans l’esprit de son aînée. De plus, le multijoueur ne justifie pas à lui seul l’achat du titre. Il est donc dommage que The Chronicles of Riddick : Assault on Dark Athena n’ait pas cherché à contenter également les fans de la première heure en offrant un contenu plus important. Restent tout de même deux aventures intéressantes à jouer, au gameplay efficace et encore très attirant.
|

| Prix lancement | : 64,90€ - Voir le prix actuel |
| Format | : Blu-Ray |
| Localisation | : Textes en français uniquement |
| Son | : Dolby Digital |