
Toutes les informations au sujet de la version PlayStation 3 de Prototype sont sur cette fiche jeu.
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Les jeux mettant en scène des types aux pouvoirs surnaturels ont décidément le vent en poupe en ce moment. Après l’exclusivité Sony inFamous et son pauvre type transformé en bobine Tesla, voici venir le multi-plateformes Prototype et son anti-héros infecté. Proposant comme son concurrent un univers ouvert dans lequel il est possible de tout dézinguer, le jeu édité par Activision se démarque par une ambiance beaucoup plus sombre, organique et gore qui ravira les amateurs de films d’horreur craspecs.
Virus T ou grippe mexicaine ?Prototype n’est pas à mettre en toutes les mains. Les premières minutes donnent immédiatement le ton puisque le joueur fera la connaissance d’un Alex Mercer en pleine possession de ses pouvoirs au 18ème jour d’une infection mystérieuse qui a ravagé la ville de New York et plus particulièrement l’île de Manhattan, lieu de l’action. Alex se trouve au cœur d’un véritable massacre opposant les forces militaires, les BlackWatch, et les infectés qui déboulent en trombe. Un tutorial qui permet de se familiariser avec les commandes mais également de prendre la mesure de ce que sera la suite du jeu : une immense boucherie. Adepte de l’adage « tout est bon dans le poulet », l’ami Mercer découpe, taillade et tranche, répandant tripes et membres sur son passage tout en détruisant un ou deux tanks pour le fun et en se nourrissant de ses anciens congénères pour se régénérer. Après cette longue séquence, le jeu peut enfin démarrer véritablement et Alex se réveille amnésique 18 jours plus tôt dans une morgue. Le déroulement de Prototype prend ensuite la ligne classique du flash-back pour faire revivre au joueur la progression de l’infection et le rôle véritable joué par l’antihéros dans ce joyeux foutoir. Un scénario à première vue convenu, qui pioche dans tous les classiques du genre mais qui a le mérite d’être extrêmement bien mis en scène. Les rebondissements sont ainsi nombreux et Prototype ne propose pas simplement une narration à travers des missions dites principales : en effet, le joueur désireux de connaître toutes les ramifications aura la possibilité d’assimiler certaines personnes clés, plus de 100, pour s’approprier leurs connaissances. Un procédé qui pousse à l’exploration et qui renforce également le côté mature du titre puisque Alex, à la différence de Cole d’inFamous, assume pleinement sa condition de monstre et est prêt à tout, y compris à dévorer des humains, pour découvrir la vérité et assouvir sa soif de vengeance. Prototype technique ?Les choses débutent mal pour cette version PS3 puisqu’il est possible qu’un bug affecte certaines installations du jeu sur le disque dur. Pour le résoudre, il suffit de supprimer du disque un fichier (démo ou autre) de plus de 700 mo pour ensuite relancer l’installation sans problème. Pas vraiment engageant, d’autant que d’autres soucis viennent également entacher la technique du titre. S’il bénéficie d’une bonne direction artistique, avec des cinématiques maîtrisées et bien conçues ainsi qu’une bande son en VO sous titrée plus que correcte, il reste tout de même bien en retrait par rapport aux jeux dont il s’inspire. En effet, Prototype n’est pas ce que l’on peut appeler une « claque graphique ». Là où un Grand Theft Auto IV en mettait plein la vue, là où un inFamous proposait une ville bien détaillée et assez conséquente, les développeurs de Prototype ont joué la carte du minimum syndical : textures grossières, peu variées, ternes et distance d’affichage moyenne sont les principaux points qui fâchent. Cependant, ces défauts peuvent s’expliquer par la volonté de proposer un véritable environnement vivant sans que la fluidité n’en soit affectée. En effet, Prototype affiche une multitude de choses sans temps mort : des passants nombreux dans toutes les rues, des voitures, des bus, des tanks, des hélicos, des infectés, etc. Et quand tout ce petit monde se rencontre, c’est la fête à l’explosion et à la destruction pour le plus grand bonheur des yeux. Radical Entertainment s’en est donné à cœur joie et a poussé à fond le concept déjà présent dans un précédent jeu : The Incredible Hulk : Ultimate Destruction. Il est ainsi possible de casser chaque élément du jeu à l’exception des bâtiments, ce qui est bien dommage, surtout qu’ils n’affichent aucune trace de détérioration à l’exception de quelques vitres brisées. Le comportement réaliste de la foule reste pour sa part un vrai bonheur. Car si se balader tranquillement dans un quartier sain ne provoque quasiment aucune réaction, commencer à bousculer une ou deux provoque quelques réactions vives, tandis que lorsque les coups de feu éclatent c’est la panique assurée : les gens partent en hurlant dans tous les sens, les voitures tentent d’accélérer pour s’enfuir, provoquant des accidents etc. Du réalise entraînant un vrai bonheur. Une des choses amusantes à essayer consiste à marcher tranquillement dans la rue à contresens puis à se mettre à courir à toute vitesse en fonçant sur les voitures : effet de panique garanti. Ajoutons à cela des animations plus que convaincantes malgré des modèles se ressemblant tous pour obtenir des effets de foules véritablement réussis. Et ça continue en gore et en gorePassée une phase d’adaptation nécessaire d’une bonne heure pour bien maîtriser la caméra et les capacités du personnage, Prototype devient un concentré de fun en plus d’être un bon gros défouloir. Le système de déplacement est également assez original avec une gâchette droite possédant la même fonction que dans Assassin's Creed, à savoir permettre de courir dans la rue ou sur les façades d’immeubles en enjambant automatiquement les obstacles. Cette touche est à combiner avec celle de saut qui, en chargeant, permet de s’élancer à des hauteurs vertigineuses puis de planer dans le ciel. Très classe et très efficace. Les deux petites gâchettes servent à sélectionner les compétences que le joueur pourra assigner en raccourci au pavé directionnel. Très simple à première vue mais difficile à prendre en mains dans la pratique, surtout lorsque le système de ciblage catastrophique est utilisé. Il est donc plus efficace de s’en dispenser mais cela rend tout de même les batailles assez confuses, surtout lorsque celles-ci mettent en scène une trentaine ou plus de protagonistes. Le système de combos n’est pas non plus en reste avec de nombreux coups à apprendre, nécessitant parfois des combinaisons peu aisées à réaliser comme par exemple Carré et Rond à enfoncer pour charger puis à relâcher, le tout en étant en l’air… très pratique. En revanche, une fois la surprise passée et une fois le système assimilé, le joueur ne peut que s’amuser. Les batailles se transforment donc en véritables boucheries et semer le chaos devient comme une seconde nature. A côté de cela, le principe de base reste celui d’un GTA-like classique avec des missions principales qui vous tiendront en haleine une bonne quinzaine d’heures. Il faut ajouter à cela la collecte d’orbes de compétences éparpillées partout en ville et des missions secondaires pour bien allonger le plaisir de jeu. A ce sujet, les missions secondaires sont toutes les mêmes (recherche de cibles à assimiler, bases militaires à infiltrer et détruire, atterrissage dans une cible donnée, massacres de X ennemis dans un temps donné) mais permettent de glaner de l’expérience supplémentaire. Et cela est très important car Prototype n’est pas un jeu facile et propose une difficulté assez mal dosée. Si certaines missions se font les mains dans les poches, d’autres énervent rapidement tant elles sont ardues. Il est donc nécessaire de faire de l’XP pour faire évoluer son personnage le plus rapidement possible et apprendre un maximum de compétences ou débloquer toutes les d’améliorations. A ce sujet, certaines sont véritablement excellentes avec une mention spéciale pour la lame, le fouet ainsi que pour les upgrades vitesse max et de saut max qui confèrent un véritable sentiment de puissance. Enfin, l’assimilation n’a pas qu’une utilité pour le scénario : en effet, certaines zones, certains véhicules ne sont accessibles que lorsque telle ou telle personne précise a été bectée par Alex qui peut donc en prendre l’apparence. Assimiler un pilote de char permettra d’apprendre à le piloter, idem concernant un mitrailleur qui permettra d’améliorer sa maîtrise de cette arme. Cela est également utile pour passer inaperçu en ville et échapper aux patrouilles de militaires ou tout simplement pour régénérer sa santé. A noter pour le plaisir, se transformer en gradé permettra de déclencher une frappe aérienne ou, encore plus drôle, dénoncer un autre soldat comme étant un infecté ce qui aura des conséquences facilement imaginables pour le malheureux.
Lestat, le 14.06.2009
![]() 7/10
Plus rapide et plus violent qu’inFamous, Prototype propose une expérience de jeu plaisante mais non exempte de défauts. Néanmoins, la liste pourtant fournie de ces derniers ne suffit pas à éclipser le plaisir procuré par un réel sentiment de puissance et d’invincibilité : courir à toute vitesse face à la circulation, sauter tout en s’emparant d’une voiture pour la balancer sur un hélicoptère militaire un peu trop collant, puis s’enfuir en grimpant un building à la verticale n’a pas de prix pour tout amateur d’action. De même, se balader librement et tranquillement avant de déclencher une immense panique reste très amusant. Ajoutons à cela une bonne durée de vie, un gros effort scénaristique et des cut scenes véritablement travaillées (notamment lors de l’assimilation de personnages clés), et l’on obtient un jeu techniquement imparfait mais accrocheur.
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| Résolutions | : 480p 720p 1080i 1080p |
| Prix lancement | : 69,99€ | $59.99 - Voir le prix actuel |
| Format | : Blu-Ray |
| Localisation | : Textes en français uniquement |
| Espace disque | : 708 Mo |