Test de Overlord II sur PlayStation 3

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Overlord II PS3
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Test de Overlord II sur PlayStation 3 (PS3)



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Presque deux ans jour pour jour après la sortie d’Overlord premier du nom, Codemasters et Triumph Studios sont de nouveau réunis pour la suite des aventures de l’Overlord. Se voulant plus acerbe, démontant allégrement tous les standards de l’héroic fantasy et poussant plus loin encore que son aîné le politiquement incorrect, Overlord II est sans conteste un jeu unique en son genre. Ce patchwork qui mélange les styles avec panache est-il une digne suite ou un simple add-on camouflé ? La réponse immédiatement.

Gloire à l’Overlord


Overlord II débute quelques années après la fin tragique, du moins pour le personnage central, du premier épisode. Les larbins, toujours aussi délirants et délurés, sont à la recherche d’un nouveau seigneur du mal et c’est sur un bambin déjà surnommé « méchant sorcier » dans son village que se porte le choix des gremlins. Le jeu début donc par un tutorial mettant en scène le garçon qui découvre peu à peu sa puissance démoniaque. A la fin de ce niveau, une ellipse placera le joueur dans les bottes en fer d’un Overlord prêt à reprendre le contrôle du monde et à dresser fièrement sa tour noire, symbole de sa toute puissance.

Seul problème, les temps ont changé et les chevaliers plus ou moins stupides du premier épisode ont été remplacés par un empire romain en pleine expansion, méchamment opposé à la magie et pas vraiment troublé par un célèbre village peuplé d’irréductibles gaulois. Il faut ajouter à cela des elfes niais et écolos, des humains ivrognes et décadents et des créatures magiques ou mythologiques pour donner un joli mélange délirant et anti-conformiste au possible. Les développeurs n’ont d’ailleurs pas peur de choquer puisqu’une des premières missions consiste à massacrer allégrement des bébés phoques afin de récolter la précieuse vitalité permettant d’invoquer les larbins.

La communauté de l’haineux


Une fois n’est pas coutume, la version PC est la plus gâtée de toutes. En effet, là où les versions Xbox 360 et PlayStation 3 affichent de gros problèmes de fluidité, Overlord II PC se porte comme un charme. L’optimisation a été véritablement bien travaillée et le jeu tournera sans problème sur la machine indiquée en configuration recommandée. Bien entendu, pour pouvoir profiter d’une haute résolution et de tous les effets graphiques next-gen, le jeu demandera une configuration plus musclée.

Et il y en a un sacré paquet dans Overlord II : plus beau, plus détaillé et plus coloré que son ancêtre, ce nouvel épisode arrache des petits cris de ravissements pour peu que l’on prenne la peine de s’arrêter pour regarder les décors variés qui s’offrent aux yeux. La diversité et la créativité semblent le maître mot puisqu’il sera possible de traverser des villages enneigés, des cités romaines, des temples dans la jungle et même, durant une mission particulièrement amusante, d’envahir l’île sur laquelle les elfes se retirent pour finir leur longue vie. Toute ressemblance avec une œuvre littéraire ou une trilogie de films célèbres est parfaitement fortuite…

Ces décors sont servis par une palette d’effets spéciaux à la mode qui en mettent plein les mirettes : explosions, effets de lumière magnifiques, Overlord II fait les choses en grand. La modélisation et l’animation des larbins ont également subi une cure de jouvence puisque ceux-ci sont toujours aussi amusants à regarder, multipliant les pitreries et les actions stupides. Ils peuvent aussi désormais s’habiller de plusieurs manières à l’aide d’objets divers ramassés par terre. Cet effet estompe un peu le côté « armée de clones » qui touche pourtant les ennemis rencontrés. Ceux-ci sont cantonnés dans des zones et n’en sortent jamais à l’exception des romains et des elfes croisés pendant toute l’aventure. La lassitude de taper toujours sur le même modèle peut alors vite gagner le joueur puisque chacun des niveaux ne doit comporter que trois ou quatre sortes de bébêtes différentes.

Côté bande son et doublage, Overlord II est aussi bon que le premier épisode : les larbins sont encore plus crétins, leur voix stridente et leur rire font toujours autant d’effet et un effort particulier a été apporté aux nombreux dialogues. La version française est correcte même si une mention particulière peut être délivrée aux elfes qui portent des bob rastas et tentent de défendre mère nature à tout prix. La musique n’est pas en reste avec des compositions inspirées qui collent parfaitement à l’ambiance tantôt décalée, tantôt onirique du titre. Le seul petit regret réside dans les lignes de texte du bouffon de la tour qui sont globalement moins marrants. Dommage, il était amusant de lui mettre de bons gros coups de latte pour lui faire comprendre qu’il devenait embarrassant.

Filet minions…


Le cœur du gameplay n’a en revanche pas changé d’un poil : mélange de stratégie, de hack’n slash et de RPG, Overlord II est toujours aussi dense et toujours aussi complet. La magie demeure toujours mais la fraîcheur des premiers instants est tout de même passée. Les développeurs ont cependant tenté de booster le contenu et de changer un peu le déroulement de l’aventure. Celle-ci se décompose en trois parties majeures : la quête principale, les quêtes secondaires et la course aux diverses améliorations qui occuperont le joueur une bonne vingtaine d’heure, voire plus.

L’aventure principale se vit toujours au travers de diverses missions qui dévoilent un scénario extrêmement classique et moins surprenant qu’auparavant, même si plein d’humour. Les missions sont très classiques au départ et permettent de réunir son armée de larbins : peu de choses ont changées puisqu’il faudra mettre la main sur les incubateurs rouges, verts et bleus afin de pouvoir invoquer une armée digne de ce nom. La progression est donc classique : débloquer les larbins rouges permet d’accéder aux zones enflammées, les larbins verts aux zones empoisonnées et les larbins bleus aux zones aquatiques. Chaque catégorie de larbin possède ses points forts et ses points faibles. Le schéma classique est donc respecté avec tout de même quelques nouveautés : la possibilité d’emprunter un bateau pour aller rendre visite aux elfes, celle d’utiliser des catapultes pour décimer les légions de l’empire et celle enfin pour les larbins d’enfourcher des montures. Voir ses bruns sur des loups ou ses verts sur des araignées n’a pas de prix et permet en plus de doubler leur efficacité au combat.

L’autre grosse nouveauté réside dans la possibilité d’incarner à des moments ponctuels ses larbins afin d’atteindre des endroits inaccessibles à l’Overlord. Un ajout sympathique qui change du bourrinage classique qui compose 70% du gameplay, même si l’idée reste sous exploitée. Sous exploitée également, certaines missions secondaires qui se jouent sur le long terme mais peu prenantes : tuer 1000 gnomes ou acquérir une ville demande une véritable patience. Conquérir la première ville requiert par exemple de tuer ou d’asservir 100 de ses habitants… long, fastidieux et peu intéressant. A côté de cela, certains habitants viendront demander audience auprès de l’Overlord pour l’avertir d’un danger ou présenter une requête : libre alors au joueur d’y accéder en laissant repartir le messager ou en l’exécutant sommairement.

D’une manière générale la progression est tout de même largement plus dirigiste que dans le premier opus. Heureusement que le côté course à l’amélioration est fouillé. Entre la réparation de la tour, la quête de maîtresses pour passer le temps et régenter en l’absence du maître, l’amélioration des larbins désormais possible, la recherche des cristaux, la construction des armes et armures, la découverte de nouveaux sorts et l’exploration de l’ancien monde, ce ne sont pas les occupations qui manquent. Il est d’ailleurs désormais possible de visiter des quartiers de larbins étendus et une tour beaucoup plus grande et stylisée.

En marge, on pestera une fois de plus sur la gestion de la caméra. S’il était avant impossible de diriger librement celle-ci, l’option rajoutée n’apporte que de la confusion. Sous l’ancien système, la caméra restait fixe et le stick droit permettait de faire bouger librement les larbins. Désormais, déplacer les larbins change également l’angle de la caméra… très peu pratique. De même, le système de ciblage qui a soit disant été revu reste toujours aussi aléatoire et peu précis, rendant parfois certains combats confus. Enfin, le mode multijoueur qui a le mérite d’exister reste grandement dispensable : en écran splitté ou via le net les modes de jeux sont intéressants mais également désertés. Une sorte de survie en coopération, une sorte de deathmatch, un mode course au trésor et un mode de contrôle de points sont disponibles mais ne parviennent pas à relancer l’intérêt du titre qui réside essentiellement dans son aventure solo.


Lestat, le 01.07.2009


7/10
CONCLUSION

Triumph Studios propose avec Overlord II un jeu plus beau, plus riche mais finalement moins pétillant et moins surprenant. Les quelques améliorations présentes sont intéressantes mais sous exploitées et ce nouvel opus ne corrige pas les défauts agaçants de son aîné. Reste que l’aventure est toujours aussi longue et sabre de bien belle manière le politiquement correct et l’héroïc fantasy classique. L’achat est donc justifié pour les fans. Pour les autres, ils prendront sans doute plaisir à découvrir qu’il est très bon d’être méchant en dirigeant une horde de larbins stupides nettoyant tout sur leur passage.
LES PLUS
+ Quelques nouveautés sympathiques
+ Ambiance toujours au top
+ Les elfes véritablement ridiculisés
+ Moins politiquement correct
+ Plus beau et plus long
+ Humour toujours présent
LES MOINS
- Mais humour qui tombe parfois à plat
- Toujours et encore les mêmes bugs
- Versions consoles inférieures niveau frame rate
- Mêmes mécanismes de jeu
- Moins de surprises et donc moins de fraîcheur
- Que sont devenues les répliques graveleuses du bouffon ?




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Format :   Blu-Ray
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